Angoisse de mort et agressions sexuelles, inceste

Angoisse de mort et agressions sexuelles, inceste

Les agressions sexuelles provoquent chez la victime un sentiment d’angoisse, de vide qui peut prendre différentes formes.

  • Certaines personnes ne perçoivent pas forcément de manière nette qu’il s’agit d’une angoisse de mort.
  • Pour d’autres, l’angoisse de mort est plus que palpable. Certaines victimes sont hypocondriaques, et l’angoisse se place sur les symptômes du corps, bizarres, qui arrivent, qui bougent d’une partie du corps à une autre, en lien, effectivement avec cette angoisse. La personne cherche alors de façon obsessionnelle la raison précise ou la maladie précise en lien avec ces symptômes. Cela cache une angoisse forte et l’agitation mentale se place sur la recherche de la cause.
  • Pour d’autres encore, l’angoisse se canalise dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)

Dans cet article, j’aimerais vous donner un éclairage, sur ce qu’est l’angoisse de mort, de façon « générale » puis en le reliant aux abus et à l’inceste. L’idée est que vous puissiez comprendre ce qui se passe pour la victime autour de l’angoisse de mort et la façon dont la personne le vit chaque jour. Nous aborderons aussi l’angoisse chez l’abuseur, pour compléter la compréhension.

Alors, qu’est-ce que la thanatophobie ?

La thanatophobie est le mot qui exprime l’angoisse de mort, dans sa version « littéraire », je dirais, puisque cela vient du grec « thanatos » qui signifie la « mort » et de « phobie » qui signifie la peur. Il s’agit d’une peur irraisonnée de la mort en général.

Chaque personne a une « expression » différente de l’angoisse de mort :

  • Cela peut être l’angoisse de sa propre mort ; et/ou celle de ses enfants ; et/ou celle de sa famille (avec ou sans le (la) conjoint(e) ; celle de ses amis…
  • Cela peut être « axé » sur certaines maladies longues et douloureuses (cancers par exemple), ou au contraire brusque (rupture d’anévrisme, accidents…)

L’être humain a conscience de sa finitude, mais pour ceux qui ressentent l’angoisse de mort, la peur exagérée et disproportionnée.

L’angoisse de mort peut « survenir » :

  • en lien avec des décès survenus dans l’entourage durant l’enfance, ou des décès marquants connus par l’enfant.
  • L’angoisse peut être aussi celle transmise par les parents.
  • L’angoisse de mort peut être reliée à un traumatisme et notamment celui des agressions sexuelles et de l’inceste.

Dans le cas de violences, il est facilement de comprendre comment la personne victime de violences peut souffrir ensuite d’angoisse de mort. L’expérience de la violence a confronté la victime à sa propre mort, elle a cru mourir. L’angoisse de mort est peut-être plus difficile à cerner dans le cas d’agressions sexuelles et de l’inceste. Dans son dernier livre « L’inceste ne fait pas de bruit », Bruno Clavier décrypte clairement ce qui se passe lors de l’agression sexuelle et en particulier, lors d’un inceste. Ce que je vais résumer dans les paragraphes qui vont suivre.

L’agression sexuelle représente :

  • à la fois la mort d’une partie importante de la personne
  • et c’est à la fois une menace de mort imminente.
  • La personne se vit comme mort et en même temps ressent une profonde angoisse de mort : le fondement de l’être de la personne est atteint, tout le fondement sauf une « sorte de noyau interne qui reste inviolé ».
  • L’existence de ce noyau interne est permise grâce aux mécanismes d’amnésie (se référer à mon article 2 pour comprendre le principe), et également du clivage ou du déni.
  • Le noyau interne va être le support de la guérison.

Le clivage

Il permet à l’individu qui a subi un traumatisme d’abus de se couper en deux :

  • La partie qui sait qu’elle a vécu le traumatisme. Cette partie est soumise à l’angoisse de mort, permanence. Elle peut souffrir, elle est toujours prête à s’activer
  • L’autre partie de la personne est morte, elle ignore le traumatisme originel, elle est comme insensibilisée. Elle peut assurer toutes les fonctions pour vivre « normalement ». Cette partie morte ne ressent plus rien. Elle n’est jamais là, elle ne profite de rien. Elle est dissociée (pour comprendre davantage ce phénomène, vous pouvez lire avec intérêt mon article sur les symptômes, qui comprend des éléments sur la théorie polyvagale. L’état décrit ici correspond à l’état du dorsal).

L’expression du clivage

  • Soit la personne alterne entre des « moments maniaques insensibles » et moments dépressifs ».
  • Soit au contraire, elle prend un aspect totalement lisse qui ne met en avant que la partie morte. Dans ce cas, on a affaire à une angoisse de mort invisible. La partie vivante est cachée et l’angoisse de mort est inconsciente. La partie vivante ne s’exprime pas, car sentir la vie c’est aussi faire revenir la souffrance du traumatisme, avec l’angoisse de mort qui va avec.

Comme le décrit très bien Bruno Clavier dans son ouvrage, L’angoisse de mort n’est pas ici la menace d’une mort naturelle, elle implique un « anéantissement total de la personne, comme une explosion, un morcellement incontrôlable, une chute incontrôlable dans un puits sans fond ».  Cette angoisse peut conduire au suicide.

L’ennemi intérieur : « l’autre moi-même »

Toujours dans cet ouvrage de référence sur le sujet, Bruno Clavier évoque cette notion « d’autre moi-même », qui permet de comprendre la haine intérieure ressentie lors d’agressions sexuelles.

  • Pour en parler, nous devons revenir à la période de la toute petite enfance : dans les trois premières années, l’enfant n’est pas différencié du monde et des autres, il est le monde, il est les autres. Et petit à petit, il va se différencier.
  • Alors, on peut aisément comprendre que, plus l’abus a lieu jeune, plus les effets sont dévastateurs. La scarification peut ainsi être une conséquence.
  • En effet, la peau délimite l’intérieur et l’extérieur. L’agression met de la confusion entre le mal qui provient de l’extérieur et la peur, colère, haine intérieures que suscite l’agression. Petit, il est difficile de les distinguer.
  • Plus tard, l’adolescence marque le 2ème moment d’individuation après celle de la petite enfance. La scarification attaque la peau avec cet ennemi qui est à la fois intérieur et extérieur. Le retour de la sexualité réactive le contact avec les violences subies. Il s’agit d’une tentative de se défaire « d’un moi autre », ennemi à l’intérieur
  • De plus, avec le phénomène d’amnésie, l’agresseur disparaît, il ne reste alors que soi et « un soi agresseur ». Comme un champ de bataille intérieur, avec l’autodestruction qui en découle. Et là, se rejoint mon article sur les symptômes quand j’évoque le fait que certaines personnes viennent me voir pour un accompagnement à propos de certains symptômes, sans cause apparente (article 3).

L’angoisse de mort concerne les victimes d’agressions sexuelles mais pas que, elle est aussi au fondement des agressions sexuelles

  • L’être humain est pris très tôt dès l’âge de 3 ou 4 ans par des questions existentielles : j’étais où avant ? j’irai où après. Autrement dit, les questions autour de la naissance et la sexualité et des questions autour de la mort.
  • Sur ce chemin de l’existence, il y a deux pôles :
    • celui de la vie avec la sexualité, de ce côté,
    • et celui de la mort, avec la perte et la destruction.
  • Bruno Clavier affirme que l’angoisse de mort serait à l’origine des compulsions irrépressibles des agresseurs. L’angoisse de mort joue un rôle capital dans les transmissions familiales.
  • En effet, l’enfant fait face à deux périodes de pulsions :
    • les pulsions agressives et destructrices (entre deux ans et demi et quatre ans) aux quelles les parents donnent un cadre. C’est la période du non
    • les pulsions sexuelles (entre 4 et 6/7ans, la période œdipienne). De la même façon les parents donnent le cadre.
  • Et c’est cette absence de cadre, qui va engendrer une angoisse de mort colossale à laquelle l’enfant va faire face… et à laquelle le futur adulte va être encore confronté…

Dans le cas d’agresseurs sexuels, l’angoisse de mort  est alors extériorisée dans les actes, à savoir les agressions sexuelles, comme une compulsion irrépressible.

Savoir cela permet de comprendre le contexte dans lequel l’agresseur agit :

  • Un contexte, sans loi énoncé, contexte qui peut être incestuel, « collé » (se référer à mon article sur les schémas répétitifs et le transgénérationnel)
  • Et un contexte où la mort peut être présente. Mort d’un bébé, enfant jeune. En effet, l’acte de l’inceste « abolit » les générations. L’acte est commis par une génération « au dessus » sur celle « en dessous ». Les générations se retrouvent au même niveau. L’agresseur n’est ainsi plus menacé par la mort.

Ainsi, comprendre l’angoisse de mort permet de mettre des mots sur ce que la victime vit au quotidien, sous différentes formes. Cette angoisse se niche de façon multiple, et la victime tente de la réguler, comme elle le peut, et parfois sans en avoir conscience.

Si vous souhaitez approfondir votre compréhension sur le sujet, vous pouvez lire d’autres articles de cette série, et notamment, mon 2ème article sur le traumatisme et la mémoire traumatique ; mon 3eme article sur les symptômes que le 4ème sur les ressentis. Et également, mon article sur "comment se reconstruire"

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact téléphonique, et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire l'article sur la reconstruction après ce traumatisme.

Inceste : Schémas répétitifs et transmission familiale

Inceste : Schémas répétitifs et transmission familiale

« Elle l’a bien cherché » : cette phrase choquante peut être renvoyée à la victime d’une agression sexuelle. Elle sème le doute chez la victime, qui ne comprend pas elle-même réellement son comportement lors d’une agression (chez un adulte).

Cet article vous permettra de mieux comprendre ce qui se passe pour la personne, le formatage qui s’opère, et qui peut amener la personne à se retrouver dans une situation similaire, à nouveau victime.

  • Ainsi j’aborderai ici les schémas répétitifs dans la vie d’une même personne. Cette notion de schémas répétitifs pourrait blesser des personnes qui ont été agressées sexuellement. Elle semble impliquer une responsabilité de la victime. Et ce n’est vraiment pas le propos. Je reviendrai là-dessus, en expliquant le « formatage ».
  • Et je vous transmettrai également un éclairage sur les schémas et transmissions familiales, qui apportera une autre lecture face aux agressions sexuelles. Thérapeute, sophrologue, j’ai eu accès à cette compréhension de façon approfondie en me formant à la psychogénéaologie avec Bruno Clavier, psychanalyste, spécialiste de ces questions autour de l’abus.

Une nouvelle enquête nommée « Virage »

a été publiée en janvier 2021. Elle actualise les chiffres sur les violences sexuelles intrafamiliales. Cette enquête codirigée par Alice Demanche, ingénieure en statistiques économiques et maîtresse de conférence en sociologie à l’Université de Strasbourg, a été menée auprès de 27 personnes, aussi bien hommes que femmes.

Cette enquête précise l’âge où les violences sexuelles ont été subies :

  • pour 85% des femmes et des hommes qui déclarent ces violences sexuelles, les viols et les agressions sexuelles ont commencé avant leur 14 ans, un très jeune âge.
  • Et pour la moitié d’entre elles et eux, les violences sexuelles ont commencé avant l’âge de 9 ou 10 ans.

Des agressions sexuelles ont aussi lieu à l’âge adulte.

  • Il peut s’agir d’agressions avec violence physique, sous la contrainte.
  • Mais la violence physique n’est pas forcément présente. Par exemple, une femme qui se fait abuser par un gynécologue, comme certains cas ont été médiatisés il y a quelques mois. Je ne m’avance pas précisément sur ces aspects de contraintes, dans ces cas précis, puisque je n’en connais pas tous les détails. En revanche, ce que je souhaite évoquer ici, ce sont les cas d’agressions sexuelles où la victime « semble se laisser faire », où elle n’est pas soumise à une contrainte physique forte. Ce qui peut paraître incompréhensible.

De plus, la personne victime ne réalise pas forcément si l’acte commis (à des degrés divers) est répréhensible ou pas. Elle peut avoir l’impression d’avoir incité, contribué, laissé faire ou tout simplement pas réaliser la gravité de l’acte.

Mais alors comment est-ce possible ? Comment une personne adulte peut « consentir » de tels actes ? Ne pas en réaliser la gravité ? En fait, cela peut témoigner de l’existence d’une agression précédant cet événement, agression qui aurait déjà formaté la victime enfant.

Le formatage de la victime

Lors d’un inceste, comme nous l’avons évoqué dans le 2ème article sur le traumatisme et la mémoire traumatique, la victime se retrouve paralysée, pétrifiée, elle est déconnectée pour supporter le choc de l’agression.

  • Plus tard, la victime devenue adolescente ou adulte, pourra être confrontée à des situations qui se répètent. Et elle se retrouvera à nouveau paralysée, pétrifiée : la mémoire traumatique agit à plein, les déclencheurs ont été repérés, et l’ensemble corps cerveau répond à plein, par la paralysie et l’état de figement.
  • Si nous reprenons l’exemple d’agressions sexuelles commises par un gynécologue : le gynécologue représente une forme d’autorité, comme c’est le cas dans l’inceste. Et des éléments de la scène pourront contribuer à la reconnaissance des déclencheurs : le type d’abus, les lieux de la scène, les lieux du corps… Alors la victime « formatée » va apparemment « se laisser faire », figée comme si elle se retrouvait dans le traumatisme initial.
  • Pour revenir à ce que je précisais en introduction, cette idée du formatage pourrait paraître blessante pour la victime car elle parait impliquer une forme de responsabilité de la victime. Au contraire, il s’agit d’apporter une compréhension de ce qui se joue, qui vise justement à déculpabiliser la victime. D’où l’importance de pouvoir comprendre et « travailler » sur soi (en thérapie), pour éviter cette répétition du traumatisme.

Les schémas répétitifs

Ce principe du formatage pose la question des répétitions du traumatisme. Bruno Clavier, dans son ouvrage « L’inceste ne fait pas de bruit » apporte des éclairages intéressants sur le sujet, sur lesquels je m’appuie ici.

La répétition peut être de deux ordres (et ce n’est pas une vérité absolue, mais ce sont des hypothèses à envisager, explorer. Il est important d’aller en nuance dans ces explorations et sans appliquer de systématique à toutes les personnes) :

  • La répétition peut être généalogique: le descendant revit un traumatisme sexuel déjà vécue par son ancêtre.
  • La répétition peut être «personnelle », à d’autres périodes de vie de la personne, et notamment dans l’enfance et dans l’adolescence.

Il y a un risque pour la victime d’un abus dans la petite enfance, d’en revivre plus tard, notamment au début de l’adolescence et ensuite adulte entre 20 et 30 ans. Cela ne veut pas dire que toute personne abusée adolescent ou enfant l’a été avant.

  • Durant la petite enfance, à partir de 3 ans et demi, la sexualité enfantine se développe avec une curiosité de l’enfant. Et c’est là où précisément normalement se construit cet interdit de l’inceste. Quand l’entourage ne pose pas d’interdit clair, n’exprime pas d’information claire, alors l’enfant est potentiellement en danger (je reviens sur ce point un peu plus tard dans cet article). Par ailleurs, pour l’agresseur, il y a «moins de risques » puisque l’amnésie est quasi-certaine.
  • Durant l’adolescence, qui est le moment de la poussée hormonale sexuelle.
  • Puis jeune adulte, comme nous l’avons évoqué auparavant.

Il y a quelque chose à l’œuvre, dans le fait, de « retrouver » et « revivre » le traumatisme, bien malgré soi et inconsciemment. Le revivre permet au système nerveux d’essayer de le dépasser, de le transcender, de fuir alors que la fuite n’a pas pu être possible. Dans le traumatisme, la victime est à l’arrêt, la tentative est de reprendre l’histoire à son début, et enfin de la résoudre.

L’aspect généalogique

Il peut arriver que les violences sexuelles se répètent et se transmettent aux générations suivantes, souvent à l’identique et parfois au même âge. Ainsi pour protéger ces enfants si vous avez subi une agression sexuelle est de les informer à l’approche de l’âge où ça a eu lieu.

Rentrons à présent dans les aspects de transmissions aux générations suivantes, avec deux éclairages.

  • Le climat incestuel
    • Un contexte incestuel, un terreau favorisant l’inceste. Dans certaines familles, les notions d’intimité sont floues, les repères ne sont clairement pas donnés. Par exemple un parent qui dort avec son enfant (sans qu’il ne se passe quelque chose de sexuel), toute la famille qui se promène nue… ce n’est pas de l’inceste mais de l’incestuel. Le concept «incestuel » a été nommé par Paul-Claude Racamier, un psychiatre et psychanalyste franç Pour lui, l’incestuel est comme « un climat où souffle le vent de l’inceste, sans qu’il y ait inceste ».
    • Dans l’incestuel, tout est «collé » et pas séparé. Les générations sont sur le même plan, parents et enfants. Les limites ne sont pas définies. Et ceci est en lien avec l’angoisse de mort (pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez vous référer à mon article sur l’angoisse de mort).
    • L’incestuel est le terreau pour l’inceste. Et vice versa. Et ceci aussi dans la transmission entre les générations.
  • Les transmissions «transgénérationnelles »
    • René Kaës, psychanalyste français, distingue les transmissions intergénérationnelle des transmissions transgénérationelle (dans son ouvrage Transmission de la vie psychique entre générations). Les transmissions transgénérationnelles fait référence aux transmissions traumatiques, aux données brutes. Et en l’occurrence aux traumatismes vécus par les ascendants, qui n’ont pas pu être exprimés, élaborés, et métabolisés. Et ainsi, ont été transmis aux descendants.
    • Les secrets de famille sont étroitement liés et fondamentaux dans les transmissions familiales.
    • Le traumatisme se transmet alors à la fois d’inconscient à inconscient, bébé et dans toute petite enfance, en lien avec les parents.
    • Il se transmet aussi dans le «paraverbal » : le parent transmet son mode de fonctionnement, tout ce qu’il a mis en place pour se protéger de cet événement et de ses conséquences.  Et c’est de cette façon que peut se transmettre les angoisses, les symptômes et également le formatage.

Mon souhait est ici, plus que tout, d’apporter des éléments de compréhension et de passer un message : celui de l’importance pour soi, et pour ses descendants, que les événements puissent être nommés, exprimés, pour rompre la chaîne de transmission.
Mon autre souhait est aussi, pour les victimes, d’apporter des éléments de compréhension pour alléger la part « coupable » en soi.

Si vous souhaitez approfondir votre compréhension sur le sujet, vous pouvez lire d’autres articles de cette série, et notamment, mon 2ème article sur le traumatisme et la mémoire traumatique ; mon 3eme article sur les symptômes que le 4ème sur les ressentis.

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact téléphonique, et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Les proches : comment aider un proche qui a vécu une agression sexuelle, un viol, l’inceste ?

Les proches : comment aider un proche qui a vécu une agression sexuelle, un viol, l’inceste ?

32 % d’entre nous connaissent au moins un proche qui a été abusé. Comment aider un ou une amie, un proche, victime d’une agression sexuelle, viols, incestes ?

  • Les réactions soutenantes des personnes peuvent contribuer à prévenir le traumatisme, à l’atténuer. Le trauma brise le lien et se vit dans la solitude. Pouvoir être en lien et soutenu est fondamental dans le processus de guérison. Ce soutien peut prendre différentes formes. Et chaque personne victime a des besoins différents. Certaines personnes ont besoin d’être écoutées, entendues avec bienveillance. D’autres d’être soutenues dans la procédure judiciaire. D’autres encore ne savent pas de quoi elles ont besoin.
  • Les conseils qui vont suivre vont vous aider à avoir la posture juste, à pouvoir donner à la victime de la sécurité, du lien.
  • Autre chose : vous êtes peut-être un ou une amie de la victime, un proche, mais vous n’êtes pas et ne pouvez pas remplacer / prendre la posture d’un thérapeute. Ce n’est pas votre rôle. Et ce rôle exige aussi certaines formes de compétence. En revanche, vous pouvez apporter un précieux soutien à la personne.

Alors quelle est l’attitude juste pour aider un proche victime d’une agression sexuelle, viols, inceste ?

  • La croire: c’est fondamental. Il lui a fallu sans doute beaucoup de courage pour vous exprimer ce qu’elle a vécu. De nombreuses personnes victimes d’agressions ne sont pas crues. En tant que proche, ami, assurez la personne que vous le croyez, que vous la soutenez, que vous êtes présent, là pour elle, à ses côtés, pour l’écouter et la soutenir
  • La remercier de s’être confiée, de sa confiance, en affirmant que vous êtes là pour elle et que vous la croyez. Ne pas lui demander pourquoi elle n’est pas parlée plus tôt, si l’agression est plus ancienne, cela risque de la culpabiliser.
  • Ecouter et valider ses émotions et sentiments, les légitimer: ta colère est légitime, normale. Tu n’es pas seule, je comprends…  si la personne ne manifeste pas d’émotion, elle est probablement en état de sidération, dissociée. Et elle n’est pas pour autant calme et posée. N’interprétez pas, écoutez ce qu’elle a à vous dire, à partager, poser la question de comment elle se sent. Ne pas chercher à mener une enquête quand la victime partage son expérience. Ne pas minimiser non plus ce qu’elle a vécu, juste accueillir, sans jugement
  • Assurer qu’elle est victime, qu’elle n’est pas responsable de l’agression, elle n’y est pour rien. Parfois le blâme est rejeté sur la victime. Il est important de pouvoir valider avec la victime, justement qu’elle est la victime, qu’elle n’est pas coupable. Lui dire aussi que ces sentiments de culpabilité et de honte sont tout à fait normaux dans ce cas.
  • Répondre à ses besoins : déjà s’assurer que la victime a un endroit où elle se sent en sécurité, ne pas lui dire quoi faire, mais lui poser des questions pour ce dont elle a besoin, s’il y a des choses dont elle veut vous parler.
  • Renseigner sur les ressources, sans précipitation, l’accueil, l’écoute des émotions, le soutien avec compassion est primordial dans un premier temps. Et quoi qu’il arrive, respectez ses décisions et choix.

Comment réagir en cas de révélations d’un enfant?

  • Vous repérez des signes qui vous inquiètent, vous alertent, en tant que parent par exemple (comme un changement radical de comportement, de l’agressivité, des problèmes de sommeil…). Alors, si vous voulez partager votre inquiétude, il est important de choisir un moment de calme et d’aborder le problème, de façon rassurante et sans reproche, en posant des questions ouvertes et simples, sans induire une réponse.
  • Si l’enfant lâche une information pendant un repas (endroit peu propice pour entamer une discussion en sécurité), comme une perche tendue, il est important de ne pas rester dans le silence, de ne pas moquer ce que dit l’enfant par exemple, ou de ne pas rigoler. L'idée est d'en reparler une fois seul avec l’enfant.
  • Si l’enfant trouve des mots, l’idée est de pouvoir les accueillir, comme les conseils formulés plus haut, sans jugement, ni reproche, ne pas remettre en cause ; d’assurer à l’enfant que vous allez faire le nécessaire pour le protéger.
  • Et puis il faut en référer aux autorités ; les associations (je vous indique des liens en fin d'article) peuvent aussi vous guider et donner de précieux conseils, tant on peut se sentir démunis pour faire face à la situation.
  • Il est aussi important de ne pas vouloir faire justice soi-même
  • et il est également important de rester uni dans le couple parental, face à l’enfant.

Victime, proche, témoin : à qui s’adresser ? qui peut vous aider ?

Si vous êtes un proche de la victime, vous devez aussi vous protéger : plus on est proche de la victime, plus ces révélations peuvent être déstabilisantes et déstructurantes. Il ne faut donc pas hésiter à solliciter l’aide d’un professionnel pour être accompagné :

  • que ce soit par le biais d’un accompagnement en individuel, notamment pour mettre des mots et partager vos émotions, vos ressentis
  • ou par le biais de groupe de paroles

Les numéros d'urgence

  • Allô enfance en danger : 119 (appel anonyme et gratuit, 24 h/24) ou allo119.gouv.fr. Pour recueillir la parole de l’enfant ou confier ce qu’il vous a dit.
  • France Victimes : 116 006 (gratuit, 7j/7)

De nombreuses associations pour trouver de l'aide

  • Enfance & partage : 0 800 05 1234 (service et appel gratuits ; du lundi au vendredi, de 10h à 18h). Permet de transmettre des informations sur un mineur en danger et donne accès à un accompagnement juridique et psychologique.
  • Viols femmes informations : 0 800 05 95 95 (anonyme et gratuit, du lundi au vendredi de 10 h à 19 h). Pour se confier, accompagner une victime au plus juste, obtenir des informations juridiques…
  • Face à l’Inceste (ex AIVI) : propose notamment des groupes de parole à thème (la confiance en moi ; vivre en couple après l’inceste, etc.) partout en France, pour les victimes d'inceste et leurs proches. Elle milite pour une meilleure reconnaissance juridique.
  • Mémoire traumatique et victimologie : l'association agit pour la formation, l’information et la recherche sur les conséquences psychotraumatiques des violences. Elle propose de nombreuses ressources documentaires, accessibles à tous.
  • La Voix de l’Enfant : cette fédération d’associations intervient dans plus de 80 pays. En France, elle accueille et conseille des enfants victimes de toutes formes de maltraitance et d’exploitation et assure une permanence juridique tous les mercredis(de 14h30 à 18h) au 01 56 96 03 02.

J'espère que cet article a pu contribuer à vous aider dans votre soutien à un proche. N'hésitez pas à lire mes autres articles sur le sujet, pour compléter votre compréhension : un 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi ainsi que le 2eme sur le traumatisme et la mémoire traumatique. Les 3ème et 4ème article vous permettront de mieux comprendre la personne victime : le 3eme article sur les symptômes et le 4ème sur les ressentis. Enfin, j'ai écrit aussi un article sur la reconstruction après le traumatisme.

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous êtes un proche d’une victime d’une agression sexuelle, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact téléphonique, et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire le 4ème article sur la reconstruction ou mon 3eme article sur les symptômes.

Comment se reconstruire après un viol, une agression sexuelle, des actes incestueux ?

Comment se reconstruire après un viol, une agression  sexuelle, des actes incestueux

Le processus de reconstruction : réassocier

le traumatisme a gelé le temps, le sujet est clos dans une crypte, dissocié, et souvent tenu dans le silence. Ce qui va permettre de se reconstruire :

  • va être le mouvement d’association et d’ouverture,
  • de libérer la parole,
  • de faire circuler les émotions, les sensations.

Et ce n’est pas chose aisée, puisque l’empreinte peut être forte, tant et si bien qu’il a été nécessaire pour l’organisme de couper, de dissocier…

C’est l’accompagnement avec un tiers, un professionnel thérapeute qui va pouvoir accompagner un travail de « réassociation » avec la personne. Cette personne est à choisir « soigneusement » et parfois plusieurs étapes ou thérapeutes sont nécessaires pour cheminer au travers du traumatisme. C’est la qualité de la relation avec la personne qui va permettre de remettre du mouvement, de dé-figer et d’avancer vers la reconstruction

  • Peu de personnes viennent consulter directement pour un abus, un viol, un inceste mais viennent davantage consulter en raison de la manifestation d’un symptôme ou de plusieurs symptômes.
  • Les symptômes et le traumatisme : une étape va être de reconnaître les symptômes, d’accueillir les émotions associées, de reconnaître et d’accepter le lien entre les symptômes et les traumatismes. Des résistances peuvent apparaître, c’est une protection. Là encore c’est la relation qui va pouvoir aider à travailler avec ces résistances, dans ce qui est possible pour la victime au moment du travail. Il s’agit là d’ouvrir la parole sur le traumatisme en tant que tel, d’y mettre aussi des mots. Cela va permettre de libérer la honte, qui verrouille le lien et les émotions.
  • Ensuite, il va s’agir d’accepter cette réalité de l’expérience et de se reconnaître comme victime. Cela passe par des mots là encore, mais les mots ne seront pas suffisants dans la reconstruction de la personne. Puisque l’atteinte est physique, physiologique, psychique, elle touche l’ensemble de l’être.
  • Et c’est là qu’intervient le travail dans le lien et la sécurité: l’accompagnement n’est pas seulement un échange de mots « entre cerveaux » mais un processus qui se fait « dans le cœur à cœur ». Ces mots peuvent justement paraître forts, écrits comme ça. Mais je partage ici une conviction :  la personne violée, abusée est dans une insécurité totale, que elle-même sent en partie, sans avoir conscience qu’elle n’est jamais en sécurité avec qui que ce soit. Elle ne connait pas, ni ne sait ce que c’est la sécurité du lien. Tout est à reconstruire, ensemble dans ce parcours. Cela passe par le corps, les sensations corporelles, en lien avec le thérapeute.
  • Justement, le cœur du travail de reconstruction va être aussi d’apprendre à traverser, accueillir, réguler les sensations douloureuses, pour s’apaiser (être dans le vagal ventral – se référer à l’article 3 sur les symptômes, sur la théorie polyvagale)
  • Le travail de reconnexion au corps et à ses ressentis va prendre aussi toute sa place : la personne victime de viols, agressions, incestes est "coupée" de son corps. Au-delà de la régulation, cet accompagnement par le corps va permettre de le vivre autrement, de retrouver des sensations, de se connaitre, de travailler sur l’image de son corps, de relier les émotions aux sensations… etc. La sophrologie peut être précisément un bon outil, pour apprendre à se reconnecter au corps, à l'apprivoiser.
  • L’idée étant de se reconnecter petit à petit à cette partie intacte de soi : « le self », une reconquête de son identité, de la partie vivante en soi, et d’agir à partir de celle-ci. Cela participe à l’idée de sortir de l’état de « victime », un changement de posture après l’acceptation de la réalité.
  • Le volet juridique de plainte et poursuite peut aider dans ce parcours de reconstruction, et il reste au choix de la personne. Il y a différentes théories, pour certains, la justice va mettre en cadre, va permettre de dire que « ça a existé, l'agresseur a été puni, il est coupable ». Mais pour certaines victimes, passer en justice est réellement terrorisant, qu’elles ne souhaitent pas vivre cette étape de la justice.

Et pour approfondir votre compréhension sur le sujet, vous pouvez lire mes autres articles : le 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi ainsi que celui sur le traumatisme et la mémoire traumatique ; mon 3eme article sur les symptômes que le 4ème sur les ressentis.

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact téléphonique, et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire l'article suivant avec des conseils pour les proches et amis de victimes.

Les ressentis en tant que victime d’une agression sexuelle, viol, inceste

Les ressentis en tant que victime d’une agression sexuelle, viol, inceste

Le traumatisme provoque une déflagration dans tout l’être.

L'inceste induit une destruction de l'identité physique et psychique des victimes.

La personne peut être enfermée dans son mal être et ses symptômes sans avoir connaissance, conscience de ce qui s’est passée pour elle, avec une forme d’incompréhension et d’impuissance ou un mode combatif de vouloir se débarrasser de ces symptômes, sans présager du lien avec le traumatisme.

La personne peut pressentir ce qui s’est passée pour elle, avoir des suspicions sans en être sûre, une forme de doute. Et peut dans ce cas avoir envie, besoin de connaître exactement ce qui s’est passée.

Chaque expérience est différente, la façon de réagir, le mode de protection de l’organisme, ainsi que celui du psychisme. Même si on retrouve des similitudes dans les ressentis.

Ce 4eme volet sur le sujet des viols, agressions sexuelles, et incestes complète notamment le 3ème article sur les symptômes. De la même façon, il ne se prétend pas exhaustif, mais plutôt comme un guide de compréhension de ce que la victime peut ressentir.

1- la perte de repères ; des sentiments de honte et de culpabilité

Le traumatisme brouille complètement le psychisme.

  • Durant l’agression, la personne a ressenti des émotions et sensations contradictoires qui engendrent de la honte et de la culpabilité. D’un côté, la victime n’a pas su dire non, su crier, s’exprimer. Et en plus, elle a ressenti physiologiquement du plaisir. Ce qu’elle n’accepte évidemment pas. Et ce qui engendre une vision dégoûtante d’elle-même. Elle se rejette.
  • Quand il s’agit de l’inceste, il y a en plus la notion de repères qui se brouille complètement, renforcée par le jeune âge de la victime. L’acte est commis dans la famille, un lieu de construction de repères, un lieu de sécurité. Une figure d’autorité transgresse les limites. Il n’y a plus de repères. C’est incompréhensible pour l’enfant, la victime. La personne ne sait alors pas, plus ce qui est juste ou pas juste, même quand elle relate son traumatisme des années après… tant le brouillage et l’empreinte sont persistants
  • Le silence exigé par l’agresseur finit de verrouiller le processus, d’autant plus que l’entourage peut feindre de ne pas voir ce qui se passe, de ne pas écouter ce qui est dit par la victime, ou de ne pas savoir également.
  • La victime a peur de perdre sa famille si elle dénonce l’agresseur, peur de ne pas être entendue, crue, peur d’être rejetée

2- l’impact identitaire et les ressentis en lien avec l’absence de sécurité de soi à soi

Comme nous l’avons exploré dans l’article N°2 sur le traumatisme et l’article N°3 sur les symptômes, la personne victime d’une agression, viol, inceste vit dans un sentiment d’insécurité, coupée de soi et des autres.

  • elle est perdue, doutant de tout, confuse, se sentant différente, comme étrangère au monde et à soi
  • Cette insécurité amène un doute sur soi, un terrible manque de confiance en soi, et même d’estime de soi, les bases sont sapées, détruites par l’agression : c’est le sentiment de n’avoir aucune valeur, d’être même mauvaise, d’être bête, nulle, moche, invivable, coupable de tout…

Pour contrebalancer, la personne peut tenter d’être parfaite, de se pousser à la performance à tout prix.

3- incompréhension et solitude

  • C’est un profond sentiment de solitude que vit la personne victime de traumatisme : elle a vécu le plus souvent le traumatisme seule, dans le silence. Elle se sent seule, abandonnée, incomprise, désespérée, pessimiste. Souvent, elle a une impression que le sort s’acharne sur elle, que la vie se résume à souffrir et à se battre. Dépressive, elle peut ne plus croire en l’avenir, ayant l’impression d’être un boulet, et ne s’intéressant plus à rien.
  • Je reviendrai sur cet aspect de victime, qui est à la fois une réalité mais aussi une posture, j’en parle juste après dans le lien avec les autres et ensuite dans le 5ème article sur la reconstruction après le traumatisme

4- les ressentis en lien avec les autres ; problématique de postures et de positionnement

  • Le traumatisme brouille les repères, les postures, surtout dans l’inceste. L’abusé ne connaît pas les limites, ne sait pas mettre de limites dans les relations. Et donc ne sait pas dire non, ne sait pas s’affirmer.
  • Le rapport à l’autre est dangereux, c’est la peur qui domine. La colère peut être refoulée. Et la personne peut avoir peur de la colère, qu’elle vit comme une peur de l’agressivité de l’agresseur.
  • La personne victime d’une agression, viol, ou d’un inceste ne se respecte pas dans la relation, accepte tout et fait même tout pour être aimé. Elle est coupée de ses besoins et répond aux besoins de l’autre ou des autres.
  • Sans avoir conscience, la victime peut se placer inconsciemment dans des relations toxiques, dans des schémas répétitifs en tant que victime (au travail par exemple, sous forme de harcèlement moral ; dans les relations personnelles, toxiques)

Que vous soyez vous-même victime d’une agression, d’un viol, ou d’un inceste, ou que vous soyez un proche qui souhaite mieux comprendre ce que vit la personne victime, j’espère que cet article vous a permis de mieux cerner ce qui se passe, à la suite du traumatisme.

Et pour prolonger cette compréhension, vous pouvez lire mon 3eme article sur les symptômes. Vous trouverez également d'autres articles sur le sujet sur la reconstruction après le traumatisme, des conseils pour les proches et amis de victimes. N'hésitez pas à lire également le 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi ainsi que celui sur le traumatisme et la mémoire traumatique. Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire le 4ème article sur la reconstruction ou mon 3eme article sur les symptômes.

Les symptômes : quelles sont les conséquences de l’inceste ? Des viols et agressions sexuelles pour la victime ?

Les symptômes : quelles sont les conséquences de l’inceste ? Des viols et agressions sexuelles pour la victime ?

Les conséquences des abus sont corrélées à de nombreux facteurs :

  • Notamment l’âge (selon une enquête IPSOS en 2019  , l’âge moyen auquel la victime subit un inceste est de 10 ans).
  • la maturité physique et psychologique des victimes,
  • la proximité de l’agresseur et sa voie d’autorité vis-à-vis de la victime (sans faire de hiérarchie de victimes et d’agresseur, on comprend aisément qu’un abus par le père est dévastateur, car le père représente l’autorité, le cadre, la sécurité),
  • le climat familial, notamment en lien avec les parents,
  • la durée et répétitions des abus,
  • le fait que cela soit vécu seul et c’est ce qui « forge » le traumatisme, la parole empêchée.

Comme nous l’avons vu dans le précédent article, le traumatisme peut être « oublié » dans la mémoire traumatique.

  • En revanche, les symptômes sont souvent éloquents et parlent d’eux-mêmes, sans parfois même que la victime en ait conscience. Et finalement « apprendre, connaître » cette vérité, libérer le secret permet tout un coup de comprendre et de mettre du sens sur son histoire et le vécu du mal être.
  • A titre d’exemple, souvent des personnes que j’accompagne viennent me voir au sujet de peurs, de crises d’angoisse (je reçois beaucoup sur ces « sujets » en tant que thérapeute). Ces crises d’angoisse peuvent être un des symptômes du traumatisme avec l’activation de la mémoire traumatique via des déclencheurs.
  • Voici le témoignage de Carine qui précise son mal être sans « savoir » ce qui s’était passé pour elle, jusqu’au moment où son frère lui apprend qu’il a abusé d’elle. Ce témoignage concerne ici une femme ; mais les hommes ne sont exempts des incestes, abus, notamment, ils sont aussi "touchés".

L’idée de cet article est de permettre de mieux cerner ce qui se passe en termes de symptômes, à la suite d’un viol, d’une agression sexuelle ou d’un abus.  Cela ne signifie pas évidemment que la présence d’un symptôme indique forcément qu’il y ait eu abus, viol ou agression sexuelle. Et cet article ne se prétend pas exhaustif non plus. Il est le fruit de mes connaissances, et expériences.

1- Un sentiment d’insécurité, une intranquilité

Lors d’une agression sexuelle, d’un viol et a fortiori d’un inceste, il y a une effraction physique (si vous voulez en savoir plus, je vous propose de lire mon 2ème articleTraumatisme, mémoire traumatique, dissociation: quel est l’impact du viol, inceste ? que se passe t il dans le cerveau et dans le corps ? »), et psychique qui crée un sentiment profond de mal être et d’insécurité. Les mécanismes en jeu dans le cerveau apportent une grille de lecture et de compréhension.

En complément, la théorie polyagale proposée par Stephen Porges en 1994, va relier ce qui se passe :

  • Dans le corps, par le biais du système nerveux autonome
  • Dans la relation à l’autre
  • En termes d’émotions
  • Et en interaction avec l’esprit, le mental

Stephen Porges est un scientifique universitaire au Kinsey Institute de l'Indiana University Bloomington et professeur au département de psychiatrie de l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill en Caroline du Nord. Son apport va être à la fois :

  • D’identifier une autre branche au niveau du système nerveux autonome, en plus des deux déjà connues (les branches sympathiques et parasympathiques)
  • De relier les états physiologiques aux comportements et à la blessure du traumatisme

Concrètement, il y a 3 états du système nerveux autonome:

  • L’état du ventral – parasympathique:
    • un état où nous sommes au repos, en pleine détente, en lien avec les autres et avec notre environnement.
  • L’état du sympathique :
    • quand nous sommes menacés, cet état s’active, pour mobiliser des réactions de fuite ou de combat.
    • Cet état peut être régulé, il correspond à une réaction de l’organisme pour s’adapter à l’environnement. Et c’est aussi l’énergie de l’action, du mouvement, qui mobilise.
    • Quand il est dérégulé, ce sont les émotions intenses qui se manifestent, et les manifestations physiques comme les tensions, les palpitations cardiaques…
    • C’est le 2ème système de défense, après l’état du dorsal ci-dessous.
  • L’état du parasympathique dorsal :
    • c’est le premier système de défense, le plus primitif, il y a menace et danger de mort. Le système coupe, disjoncte : ce sont les états dissociatifs. Cela offre une protection « face à un prédateur » : figé, sidéré, faisant le mort pour éviter que le prédateur attaque la proie.
    • Cet état se vit dans la solitude, c’est l’impossibilité de fuir ou de combattre. Un état d’angoisse et d’insécurité.

Pour passer de l’état du dorsal, sans mouvement – de façon simplifiée - l’idée est de repasser par le mouvement, puis de remonter vers le ventral, un état de sécurité en lien avec l’autre.

Vous l’aurez compris l’état du dorsal correspond à l’état traumatique :

  • Les états d’angoisse, de mal être,
  • L’incapacité à se poser : se poser est dangereux, comme un danger de mort, et donc, il faut toujours être actif,
  • Une forme d’intranquilité, de vide que l’on va chercher à apaiser, à réguler.

Pour essayer de « gérer » son mal être, la personne victime du traumatisme « peut » (pas de systématique, ce sont des éventualités) :

  • Essayer de se sécuriser en passant par exemple par des mécanismes de contrôle: il s’agit du contrôle obsessionnel des choses, de l’organisation, du tri… etc. Le contrôle s’accompagne d’une hypervigilance
  • Mettre en place des conduites d’évitement, pour échapper aux situations en lien avec le traumatisme. Ce sont ici toutes les angoisses et phobies, avec le système d’encodage du traumatisme. Par exemple, la peur de l’avion ou de prendre le métro (enfermement, impossibilité de fuir), la peur de parler en public (regard sur soi, impossibilité de fuir, envie de disparaître)… etc.

Et si cela ne fonctionne pas ou n’est pas suffisant pour gérer le mal être, inconsciemment, la personne va chercher à s’apaiser, avec deux « voies possibles ». Le « but » est ici de récréer l’état de de dissociation et d’anesthésie vécu lors du traumatisme.

  • Poursuivre la dissociation, pour se couper des sensations et des émotions, avec l’usage de produits qui dissocient (les addictions): drogues, consommation d’alcool, les compulsions alimentaires sont aussi de cet ordre
  • Aller vers le « trop » pour augmenter le stress et à nouveau faire disjoncter le système,
    • avec des conduites qui reproduisent le traumatisme initial : par exemple, fréquentation d’individus pervers dans le cas du viol ou d’agressions sexuelles, conduites sexuelles dangereuses, mise en danger
    • Avec des conduites d’agressions envers soi : se faire mal, automutilations, mise en danger

2- Une difficulté dans le lien

A partir du moment où on a vécu une agression, un viol et a fortiori un inceste, l'autre est perçu et même "senti" comme dangereux. En présence de l'autre, on perçoit comme un danger de mort.

La personne agressée ne se sent plus en sécurité avec l'autre :

  • Bien sûr, parce qu'il y a à la fois l’agresseur
  • Mais aussi par rapport à l’entourage, qui ne voit pas toujours, ne croit pas toujours ce qui a été vécu. La victime a pu ne pas se sentir entendue et crue.

A partir de là, c’est très difficile d’avoir confiance dans l’être humain et de construire des relations de confiance, à tous les niveaux de relation et d’autant plus dans l’intimité du couple.

La colère peut se vivre comme une haine de l’autre, des autres ; la victime peut vivre l’autre comme un potentiel agresseur…

Résultat : je suis seul et je ne peux compter que sur moi. Être avec l’autre n’est pas tranquille et même dangereux.

3- Relation au corps, troubles gynécologiques

  • Les troubles gynécologiques (douleurs pelviennes, masses pelviennes, des règles douloureuses, endométriose… etc) peuvent être évocateurs d’agressions sexuelles.
  • Les difficultés autour de la possibilité d’être enceinte, d’avoir un enfant, le vécu de l’accouchement difficile peuvent aussi avoir des liens avec un traumatisme.
  • Le corps peut être comme une barrière de protection : ainsi les troubles gynécologiques rendent les rapports sexuels désagréables, compliqués, voire impossible (par ex, vaginisme).

Les symptômes reflètent la meurtrissure de l’être, de la féminité.

Le corps est impacté dans son image :

  • Il est vécu comme mauvais, parfois avec une image déformée.
  • Il peut être vécu comme sale ou honteux, avec un besoin de propreté compulsif, la peur d’être sale, vue comme sale, de se sentir sale.

Les vêtements peuvent être des « carapaces » de protection : amples, avec différentes couches superposées…

4 – Le couple, les relations sexuelles

Comme je l'ai évoqué juste avant, le lien à l'autre est difficile car "l'autre" est perçu comme dangereux. On comprend alors que la construction d'une relation de couple, avec l'intimité qu'elle comporte, est d'autant plus difficile. Comment faire confiance en l'autre quand la base de sécurité est inexistante en soi? quand le lien à l'autre a été détruit?

  • La victime pourra ressentir de la méfiance envers son conjoint, dans ses relations en général, envers l’homme en général s’il s’agit d’une femme victime.
  • Il peut y avoir des sentiments ambivalents d’amour, de haine, de désir et de dégoût.
  • La victime peut ressentir une peur d’être à nouveau manipulé par l’autre : « se faire avoir »
  • Il lui est difficile de mettre des limites à l’autre, et de respecter celle de l’autre, la victime a perdu ses repères. Quelle est la juste distance par rapport à l’autre ? Quelles sont les bonnes limites ? les limites, les repères sont brouillés. D’autant plus que le traumatisme peut amener également une dépendance affective qui peut amplifier le non-respect des limites.
  • De la même façon, pour la victime, il n’est pas aisé de connaître ses propres besoins et de les respecter.

Les choix des partenaires peuvent être aussi "biaisés" en lien avec plusieurs phénomènes :

  • La recherche inconsciente d'un apaisement du système nerveux. Ainsi les relations et les relations sexuelles en particulier peuvent être soit abstinentes (l'intimité est difficile et le sexe est vécu comme sale), avec l’aversion d’être touchée, soit à outrance (comme vu précédemment). Qu’elle soit exacerbée ou inhibée, la sexualité sera toujours perçue comme anormale et génératrice d’une intense culpabilité.
  • La recherche d'une situation connue, même si celle-ci est destructrice car elle sera toujours moins angoissante que l’inconnu, le vide. Nous avons tous besoin d’avancer avec un cadre, des repères. Si ceux-ci ont été déformés, pervertis, tordus, il est cependant fort probable que nous les répétions car ils représentent notre seul point de référence. Ainsi, la personne victime de viols, incestes, notamment dans son jeune âge, pourra être amené à reproduire ses schémas. J'en reparlerai dans l'article sur les répétitions et le transgénérationnel.

Par ailleurs, pour ajouter d'autres aspects sur les relations sexuelles plus particulièrement :

  • L'accès au plaisir peut être coupé, en raison notamment de la dissociation d'avec le corps. En lien avec cela, la personne victime de violences sexuelles peut souffrir de vaginisme, d'anorgasmie, d'absence de désir. Des images projetées de l'agresseur ou de l'agression, peuvent également survenir lors de rapports avec le partenaire.
  • La relation sexuelle peut être vécue dans la culpabilité.
  • On peut noter parfois une intolérance aux moyens contraceptifs.

5- les troubles somatiques en lien avec le vécu du traumatisme (qui peuvent s’ajouter à ceux déjà évoqués)

Le corps exprime la souffrance, à travers des troubles psychosomatiques, en lien avec l’état du système nerveux autonome.

  • Le principal mal dont souffrent les victimes d’inceste est la dépression
  • Les troubles gastro intestinaux (syndrome du côlon irritable, constipation, diarrhée, etc),
  • Des troubles cardio-vasculaires telles que palpitations, hypertension artérielle, coronaropathies
  • Des troubles en lien avec des douleurs et/ou des inflammations : maux de dos, maux de tête, douleurs articulaires, arthrite, fibromyalgie
  • Troubles du sommeil
  • Troubles métaboliques (diabète, hypertension, etc.),

En résumé, les conséquences et symptômes pour la personne victime d’un viol, d’une agression sexuelle, d’un inceste peuvent être :

  • Une grande souffrance psychologique (en lien avec la mémoire traumatique) et physique avec un sentiment de mal être, un sentiment de peur, danger permanent, une insécurité forte (peur, angoisse, panique, phobie) avec une hypervigilance et un besoin de contrôle
  • Des comportements addictifs et compulsifs
  • Des conduites à risque
  • Une difficulté à être en lien avec les autres
  • Des relations sexuelles troublées (abstinentes ou à outrance)
  • Une relation au corps difficile
  • Des troubles somatiques et en particulier dépressifs

Encore une fois, cet article ne se veut pas exhaustif, mais plutôt apportant un éclairage sur les symptômes en les reliant au vécu du traumatisme. Il n’y a pas de systématique, chaque "expérience" est différente. Avoir un symptôme ne signifie pas avoir vécu ce traumatisme. Et les symptômes peuvent évoluer dans le temps.

Pour prolonger cette compréhension, vous pouvez lire mon 4ème article sur les ressentis, Vous trouverez également d'autres articles sur le sujet :  la reconstruction après le traumatisme, des conseils pour les proches et amis de victimes. N'hésitez pas à lire également le 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi  ainsi que l'article sur le traumatisme et la mémoire traumatique

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire mon 4ème article sur les ressentis

Traumatisme, mémoire traumatique, dissociation: quel est l’impact du viol, inceste ? que se passe t il dans le cerveau et dans le corps ?

Traumatisme, mémoire traumatique, dissociation: quel est l’impact du viol, inceste ? que se passe t il dans le cerveau et dans le corps ?

Le phénomène d’amnésie traumatique concerne 59,3% des victimes de violences sexuelles dans l’enfance. Et ces phénomènes d’amnésies traumatiques peuvent durer jusqu’à 40 ans (d’où les sujets importants sur les délais de prescription). Ce phénomène est un réflexe de survie, de protection, qui gèle le corps et la mémoire, la fige dans le temps. En voici le fonctionnement, pour mieux comprendre ce qui se passe.

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je suis Hélène Dujardin spécialisée dans l’accompagnement des personnes sur les symptômes et manifestation de la peur. Il me tient à cœur de transmettre des éléments de compréhension – en l’occurrence ici sur la mémoire traumatique la dissociation - , d’expérience sur ce traumatisme du viol, de l’inceste, des agressions sexuelles qui me touche et pour lequel je reçois des personnes que j’accompagne en cabinet.

Pour vous expliquer ces phénomènes, je m’appuie sur les écrits de Muriel Salmona, psychiatre et fondatrice de l’association « Mémoire traumatique et victimologie ».

Et dans l’article sur les symptômes, je compléterai ces notions avec la théorie polyvagale de Stephen W Porges, qui apporte une clé complémentaire de compréhension.

Les traumatismes dont on parle sont ceux qui vont menacer :

  • L’intégrité physique : se voir confronter à sa propre mort ou à la mort d’autrui
  • Ou l’intégrité psychique : avec des situations qui sont terrorisantes car elles sont anormales, à caractère dégradant, inhumaine, humiliante, injuste, incompréhensible.

Pour l’expliquer de façon courte, en restant simple : au niveau du cerveau, c’est le système limbique qui gère et régule les émotions (et joue un rôle dans la mémoire).

  • Au sein du système limbique, l’amygdale est la structure principale qui contrôle l’expression des réponses émotionnelles : réponse de défense de l’organisme, changements physiologiques, comportements.
  • Lors d’un danger, deux voies sont empruntées :
  • une voie courte qui active l’amygdale, et apporte une réponse sans l’implication du cortex. Par exemple, une femme traverse la rue avec un landau sur un passage piéton, elle avance rapidement, une voiture arrive, le conducteur ne la voit qu’au dernier moment et donne un coup de volant pour l’éviter.
  • Une voie plus longue, où, dans un second temps, le cortex sensoriel et sensitif puis le cortex associatif et l’hippocampe, sont impliqués. Ils vont permettre une réflexion sur la base des expériences vécues, des apprentissages. Et cette voie va permettre d’affiner, moduler la réponse et ainsi d’atténuer l’activation de l’amygdale. Dans notre exemple, le conducteur va reprendre le contrôle de son véhicule, peut-être redonner un coup de volant pour ajuster la position, klaxonner… etc. cette 2eme réponse va permettre un retour au calme

Lors d’un traumatisme, comme le viol et a fortiori l’inceste, toutes les certitudes acquises s’effondrent.

  • L’acte confronte à sa propre mort, sans échappatoire possible, l’impuissance est totale. Et c’est d’autant plus vrai et fort pour l’inceste : en effet, dans la cellule familiale, se construit toute la sécurité de la personne, tous ces repères, sa "zone de certitude" psychique. Ces liens relationnels permettent normalement de construire en soi une base stable et solide, qui vacille totalement lors de l'inceste. Et c'est encore plus vrai quand l’acte est répété.
  • Il y a alors effraction psychique: la vie psychique s’arrête, plus de discours intérieur, plus de parole, pensée, c’est le vide
  • Cet état de sidération psychique fait « bugger » le système limbique : la partie du cerveau - cortex associatif - qui permet de relier les évènements, comprendre, ne fonctionne plus. Le danger n'est ni maîtrisé ni arrêté, et on ne peut pas en échapper.
  • Alors l'amygdale qui alerte du danger reste activée.
  • Et donc le corps réagit toujours face à cette situation de stress et danger intense : production de cortisol, d'adrénaline importante. Mais cette production - qui prépare à la fuite ou au combat -reste inutilisée : le corps entre en survoltage (tachycardie, tremblements, vertiges, angoisse).
  • Ces taux élevés d'adrénaline et cortisol deviennent toxiques pour l'organisation (possibilité d'infarctus du myocarde, atteinte des cellules nerveuses, atteinte de l'immunité). Il y a donc un risque vital pour l'organisme en lien avec le survoltage. Cela se passe alors comme pour un circuit électrique, le circuit disjoncte pour protéger l'organisme.
  • L’amygdale est alors déconnectée. Le traumatisme se poursuit, mais l’état de stress s’apaise, avec l’arrêt de production de cortisol ; les endorphines provoquent une analgésie (plus de souffrance physique)
  • L’amygdale est déconnectée du cortex associatif: ainsi les informations émotionnelles ne vont plus être traitées. Le traumatisme continue mais sans connotation émotionnelle, sans souffrance psychologique, et physique : c’est la dissociation
  • L’amygdale est aussi déconnectée de l’hippocampe qui ne va pas recevoir le contenu de la mémoire implicite émotionnelle. Les troubles de la mémoire et l’amnésie traumatique viennent de là.

Ainsi cette compréhension du mode de fonctionnement du cerveau lors du traumatisme subi, et en l’occurrence de viols, incestes, attouchements, permet :

  • de mieux comprendre l’état de sidération lors du traumatisme (donnant l’impression de laisser faire)
  • de comprendre les troubles de la mémoire et l’amnésie.
  • Et de mieux cerner les conséquences en lien avec la mémoire traumatique

De plus, la mémoire traumatique est une bombe à retardement :

  • La mémoire des violences subie est piégée par les amygdales. Elle est stockée avec un encodage des stimuli sensoriels, cénesthésiques, contextuel, expérientiel en lien avec les traumatismes subis.
  • Ces encodages peuvent être des « déclencheurs » qui peuvent réactiver l’amygdale qui va transmettre des informations fantômes et vont donner l’impression de revivre les violences, en pensées, émotions, sensations, mais sans repère de temps, d’espace, et donc incompréhensible. On revit alors d’une certaine façon le traumatisme dans des situations avec des déclencheurs similaires qui réactivent le système nerveux. Une sensation de danger imminent est vécue comme lors du traumatisme. Ce sont alors des crises d’angoisse, de panique, des attaques de panique qui se déclenchent.

Je reviendrai sur cela dans mon 3ème article sur les symptômes, je souhaitais ici vous donner des éléments de compréhension, avant d’entrer dans le détail des symptômes. La compréhension du lien entre le vécu « originel » et les sensations symptômes est clé pour se reconstruire.

Alors la personne, pour échapper à cette souffrance et ce sentiment d’insécurité permanent, et ainsi essayer de réguler cet état de mal être va mettre en place :

  • Des conduites de contrôle, accompagnée d’une hypervigilance. Il s’agit de contrôler un danger qui semble permanent, pour essayer de se sécuriser
  • Des conduites d’évitement, pour échapper aux situations qui sont susceptibles de rappeler les violences. Les conduites d’évitement sont conscientes et peuvent être inconscientes (comme les phobies, sans lien apparent entre le traumatisme et le symptôme)

Mais malgré ces conduites de contrôle et d’évitement, l’état de souffrance, la sidération, la détresse se poursuivent, la disjonction du système naturel ne fonctionne plus : il y a un phénomène d’accoutumance, de tolérance. Et seules les conduites dissociatives peuvent alors aider à calmer la détresse. Il s’agit d’obtenir la même disjonction du système pour apaiser la souffrance physique et psychique.

  • Concrètement, la personne peut alors recourir à une aggravation du stress par des conduites dangereuses (automutilations), violences agies ou subies
  • Ou le recours à des drogues qui vont permettre la dissociation, l’alcool, les psychotropes

Voilà qui précise le mode de fonctionnement du cerveau en lien avec la physiologie du corps lors du traumatisme. Et pour prolonger cette compréhension, vous pouvez lire mon 3eme article sur les symptômes. Vous trouverez également d'autres articles sur le sujet sur les ressentis, la reconstruction après le traumatisme, des conseils pour les proches et amis de victimes. N'hésitez pas à lire également le 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire mon 3eme article sur les symptômes.

Incestes, viols, attouchements et agressions sexuelles : quelles différences ? que dit la loi ?

Incestes, viols, attouchements et agressions sexuelles : quelles différences ? que dit la loi ?

6,7 millions de français sont victimes d’inceste selon une enquête Ipsos datée de novembre 2020.  Soit 10% des français. Un chiffre vertigineux qui donne le tournis… L’inceste est un crime d’une violence inouïe, largement commis, mais qui reste tabou, tu, verrouillé par le secret. L’acte est souvent vécu par la victime dans la solitude, constituant le traumatisme.

Dans l’expérience de l’inceste, les contours sont flous, les repères sont brouillés. Et la victime peine à savoir ce qui est « juste ou pas ». Autrement dit, suis-je réellement une victime ?

C’est pourquoi j’ai choisi d’écrire ce premier article pour éclaircir, nommer, clarifier les termes, comme un premier point de repères à transmettre. Cet article est le premier d’une série sur l’inceste, le viol, un traumatisme qui me touche et me tient à cœur. En tant que thérapeute, sophrologue, hypnothérapeute, je reçois régulièrement des femmes et également des hommes, victimes d’incestes et agressions sexuelles.

Abus, viols, incestes, attouchements et agressions sexuelles : quelles sont les différences ?

Source : code pénal

  • Un abus sexuel désigne toute contrainte ou tout contact physique, par lequel une personne se sert d'un(e) enfant (toute personne âgée de moins de 18 ans), en vue d'une stimulation sexuelle, la sienne ou celle d'une tierce personne. Les contraintes peuvent être :
    • Verbale: il s’agit d’une sollicitation sexuelle, sous forme de séduction subtile (exemple: « je suis frigorifié mais j’ai le cœur et le corps chauds ! ») ou d’insinuation (« te frotter à quelqu’un te ferait du bien »).
    • Visuelle: cette contrainte peut prendre différentes formes, utiliser du matériel pornographiques, des images, vidéos ; cela peut être un regard insistant sur certaines parties du corps, le fait de se dévêtir, se montrer nu(e), pratiquer l’acte sexuel à la vue de quelqu’un.
    • Psychologique: cette contrainte marque le dépassement de frontière.
      • D'une part, entre  le relationnel et le sexuel (intérêt excessif pour la sexualité de son enfant) ;
      • D'autre part, entre le physique et le sexuel (lavements répétés, intérêt trop marqué pour le développement physique d’un(e) adolescent(e)).
    • Contact physique qui se manifeste à différents degrés : des baisers, des attouchements du corps à travers les vêtements, par la force ou non, avec ou sans pression (psychologique ou affective) ; puis attouchement ou pénétration à l’aide d’une main ou d’un objet, contact génital ; simulation de rapports sexuels (avec des poupées, en gardant ses vêtements…), mais aussi viol génital, anal ou oral, obtenu de quelque manière que ce soit, par la force ou non.

Le viol, l’inceste, l’agression sexuelle mais aussi l’exhibition sexuelle sont des abus sexuels.

  • Le viol: Il est caractérisé par tout acte de pénétration sexuelle (buccale, vaginale ou anale par la main, le sexe ou un objet) par violence, contrainte, menace ou surprise. Le viol est considéré comme un crime.
  • L’agression sexuelle : il s’agit aussi d’une atteinte sexuelle mais se distingue du viol par le fait qu’il n’y a pas de pénétration. elle peut prendre la forme d’attouchements, de caresses sur le sexe, les seins, les fesses ou les cuisses, mais aussi de baisers forcés, etc.
  • L’inceste: Les viols et les agressions sexuelles sont qualifiés d’incestueux lorsqu’ils sont commis sur la personne d’un(e) mineur(e) par un(e) ascendant(e), un frère, une sœur, un oncle, une tante, un neveu ou une nièce. Et également le/la conjoint(e), le/la concubin(e) d’une des personnes mentionnées précédemment.
  • L’exhibition sexuelle: C’est le fait d’imposer à la vue d’un(e) enfant des actes sexuels dans un lieu accessible au regard du public, ou dans un cadre privé.

Ce qui dit la loi…

Début 2021, Camille Kouchner publiait  « la familia grande », livre qui révélait l’inceste au sein d’une famille puissante : Camille Kouchner est la fille de l’ancien ministre Bernard Kouchner et de la professeur de droit Evelyne Pisier. Elle dévoilait dans ce livre l’inceste commis sur son frère jumeau par son beau-père, l’homme politique, Olivier Duhamel, puissant et médiatisé.

  • Cela a créé une onde de choc, Olivier Duhamel a démissionné de ses fonctions et reconnu les faits devant les policiers, même si le parquet a classé l’affaire sans suite pour prescription.
  • A la suite de ça, des témoignages sont apparues sur les réseaux sociaux sous le hashtag #MeTooInceste. Une commission indépendante a été lancée pour orienter l’action publique contre ce fléau, avec un impact et des avancées sur l’aspect législatif (loi d’avril 2021).

Alors, qu’est ce qui est prévu par la loi ? comment ce crime est-il puni ? qu’est-ce que la loi d’avril 2021 a apporté ?

  • Le viol est considéré comme un crime alors que les agressions sexuelles autres que le viol sont des délits
    • Crime et délit  sont deux des trois classifications d’infractions. La principale différence se trouve au niveau de la gravité de l'acte et de la sanction ainsi que le délai de prescription. le délit est l'infraction intermédiaire et le crime est l'infraction la plus grave.
  • Les facteurs qui vont distinguer les peines et amendes encourues ainsi que les délais de prescriptions sont :
  • En ce qui concerne le viol :

    • Pour les victimes de moins de 15 ans, pour les faits commis après l’entrée en vigueur de la loi du 21 avril 2021 (soit le 23 avril 2021), la victime doit démontrer la relation sexuelle pour caractériser le viol, sans avoir à prouver la surprise, menace ou violence. Avant cette date, elle doit en démontrer l’usage.
    • La peine encourue : 20 ans emprisonnement.
    • Les victimes ont jusqu’à 30 ans après leur majorité soit leurs 48 ans pour porter plainte.
    • Pour les victimes de plus de 15 ans et majeures, elles doivent démontrer l’usage de la contrainte, menace, surprise ou violence
    • La peine : 15 ans de prison (20 ans si inceste)
    • La victime majeure a 10 ans pour porter plainte, celle mineure a jusqu’à ses 48 ans
  • L’inceste est une circonstance aggravante.
    • Le viol sera puni de 20 ans emprisonnement et 7 ans pour l’agression sexuelle

Pour les agressions sexuelles autres que le viol.

    • Pour les victimes de moins de 15 ans, avant la loi du 21 avril, il suffit de démontrer l’acte à caractère sexuel (l’auteur doit être âgé d’au moins 5 ans en plus par rapport à la victime), et avant la loi, comme pour le viol, il faut démontrer l’usage de la contrainte…
    • La peine encourue : 10 ans de prison, 150 000€ amende.
    • La victime a 20 ans à compter de sa majorité pour porter plainte, soit 38 ans.
    • Pour les victimes de plus de 15 ans, et les victimes majeures doivent démontrer l’usage de la contrainte
    • La peine : 5 ans de prison et 75 000€ amende (7 ans et 100 000€ amende si inceste)
    • La victime majeure a 6 ans pour porter plainte, celle âgée entre 15 et 18 ans, 10 ans à compter de sa majorité (20 ans si inceste)

Les aspects de droit posent différentes questions et comprennent des difficultés en lien avec :

  • les notions de consentement, même si la loi du 21 avril 2021 a permis d’avancer sur le sujet
  • le délai de prescription (nous aborderons la question de la mémoire traumatique dans un autre article)

Et ceci est d'autant plus vrai qu'il y a un phénomène de honte autour de l'inceste. De la pression et du rejet sont ressentis par la victime.

Les mots, notions sont spécifiés ; les contours législatifs également. Voilà qui, je l’espère, donne un premier point de repère par rapport aux questions du viol, des agressions sexuelles, de l’inceste.

Dans un second article, j’aimerais transmettre les repères et une compréhension de ce qui se passe lors du traumatisme. Vous trouverez également d'autres articles sur le sujet sur les symptômes, les ressentis, la reconstruction après le traumatisme, des conseils pour les proches et amis de victimes

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio

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Pour lire le 2ème article sur la mémoire traumatique

Sophrologie ou hypnose – différences et points communs

Sophrologie ou Méditation : quels différences et points communs?

Quelle est la différence entre la sophrologie et l'hypnose?

Souvent on me pose la question de connaître la différence entre ces deux méthodes.
les disciplines sont complémentaires et je profite de connaitre les deux, pour les proposer selon les besoins aux personnes que j'accompagne.

Quels sont les liens entre l’hypnose et la sophrologie ?

Alfonso Caycedo est le fondateur de la sophrologie. A la fin des années 50, il s’interroge sur le bénéfice thérapeutique d’un travail dans un état modifié de conscience. Et il s’intéresse alors  à l’hypnose dite clinique, et notamment celle de l’école de Nancy, nommée  « hypnose de la suggestibilité ».

Rapidement, Caycedo souhaite rompre avec ces méthodes qui suscitent à cette époque la méfiance. Intéressé par la conscience, il fonde en 1959 sa propre méthode : la sophrologie

D'abord, avant de distinguer les points communs et différences entre les disciplines, prenons le temps de les définir.

Qu’est-ce que la sophrologie ?

La sophrologie est une méthode basée sur la détente profonde du corps et de l’esprit. et chaque pratique a une intention spécifique. De plus, la personne est prise en compte dans sa globalité : le corps, l’esprit, l’être. Le fondateur s’est inspiré de disciplines ancestrales telles que le yoga, la méditation, des méthodes de relaxation telles que le Vittoz ou le Jacobson. Et il a ainsi développé sa propre méthode.

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose ou les hypnoses. En effet, l’hypnose « travaille » en général avec la partie inconsciente de nous-même, avec des modalités différentes, selon le type d’hypnose utilisé.

De plus, autant la sophrologie a une image très floue de relaxation, autant l’hypnose peut avoir une image précise mais loin de la pratique en cabinet. Souvent on associe immédiatement l'hypnose à l’hypnose de spectacle, celle de Messmer.

Mais, alors, qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose se définit par une mise en état de transe hypnotique, grâce à ce qu’on appelle une « induction ». Et, dans cet état modifié,  l’inconscient est mobilisé pour le travail thérapeutique. Ensuite, le processus de travail est différent selon l’hypnose utilisée :

  • Soit le travail se fait, directement en lien avec l’inconscient de la personne. La personne en état de transe hypnotique est alors dans un état dissocié. Et l’hypnothérapeute travaille directement avec l’inconscient de la personne. Il s’agit de l’hypnose Ericksonienne et de son évolution : la Nouvelle Hypnose.
  • Ou alors le travail se fait en associant l’inconscient et la conscience. La personne en état de transe hypnotique est alors dans un état augmenté de conscience, associée à l’expérience. Il s’agit de l’hypnose humaniste. Et cet état donne accès à une dimension symbolique, vous y travaillez comme dans un rêve « éveillé » en état acteur du travail thérapeutique.

Quels sont les points communs entre l’hypnose et la sophrologie ?

L’hypnose comme la sophrologie, ont toutes les deux des points communs :

  • Une mise en état de conscience modifié

En sophrologie, cet état de conscience modifié est appelé « état sophro-liminal » : grâce à la relaxation, la personne passe d’un état de veille à un niveau d’attention situé entre la veille et le sommeil.

En hypnose, l’état modifié de conscience est différent de celui produit par la relaxation, la sophrologie ou la méditation. Cet état peut être léger (rêverie, transe hypnotique légère), ou plus profond. Les perceptions sont modifiées par rapport à un état ordinaire. Les caractéristiques de ces états sont variées : perte des repères spatio-temporels, hallucinations, analgésies, anesthésies, etc.

  • Un travail avec une intentionnalité

Que ce soit en sophrologie, comme en hypnose, les pratiques visent une intention spécifique. Certes, chacune des méthodes apporte une relaxation en soi. Mais, ces disciplines ne se réduisent pas à de la relaxation.

Quelles sont les différences entre la sophrologie et l’hypnose ?

La sophrologie propose un travail en conscience qui s’inscrit dans le quotidien. Cet accompagnement se centre sur la personne : la sophrologie (caycédienne) propose des outils, des moyens et ne s’adresse pas aux causes du problème. Alors que l’hypnose (hypnose éricksonienne, nouvelle hypnose, hypnose humaniste) travaille avec l’inconscient dans un état de transe hypnotique. De plus, l’accompagnement en hypnose est ponctuel, centré sur la problématique. Et l’hypnose va permettre de travailler sur des causes, des nœuds émotionnels, des blessures, des freins, des schémas répétitifs, en levant les barrières automatiques.

  • Un état de conscience différent : la pleine conscience en sophrologie et l’inconscient en hypnose

La sophrologie est la  « science de la conscience en harmonie » telle qu’elle définit dans ce néologisme. Alors que l’hypnose mobilise l’inconscient.

Ainsi la sophrologie travaille à partir de la conscience et sur l’ouverture de conscience. et l’état modifié de conscience permet notamment :

  • d’assouplir l’esprit au-delà des positions automatiques
  • de développer les perceptions,
  • d’affiner le rapport à l’expérience

Il s’agit alors d’ouvrir et d’approfondir l’état de conscience. Et cet état de conscience englobe le corps, l’esprit, l’être tout entier.

En hypnose, l'état modifié de conscience (EMC) se caractérise par une fréquence d’ondes cérébrales différente de celle d’un état d’éveil ordinaire.

  • Les ondes cérébrales sont ralenties par à l’état d’éveil, cet état de notre fonctionnement quotidien et rationnel.
  • Cet état est tout à fait naturel. Vous le vivez lors des rêves ou l’avez peut-être vécu dans une pratique artistique.

Ainsi l’état d’hypnose permet de lever les barrières automatiques, psychologiques.

  • L’EMC en hypnose crée un équilibre entre les deux hémisphères de notre cerveau, entre la partie logique et rationnel ; et la partie intuitive et créative
  • L’accès à l’inconscient y est facilité.
  • Une expérience dans un « rêve éveillé », d’où la présence de symboles.

 

  • Des approches différentes : centrées sur la personne ou le problème

La sophrologie est un accompagnement plus centré sur la personne que sur le problème. Alors qu’en hypnose, la pratique adresse une problématique.

De plus, la sophrologie propose un parcours « existentiel » centré sur la personne, l’être. Et travaille en lien avec la problématique de la personne.

Quant à l’hypnose, elle propose une démarche de « soin », réparation, travail sur la problématique de la personne.

  • Une manière différente d’aborder la problématique

La sophrologie s'intéresse davantage aux moyens, solutions pour soulager les maux, sans remonter à l’origine du problème. Et ainsi, elle ne traite pas la cause. Et la personne agit au quotidien pour développer son mieux-être. Tandis que l’hypnose adresse le traitement de la problématique en lien avec l’inconscient, afin de résoudre cette problématique

  • Une temporalité différente : la régularité de l’expérience pour la sophrologie et l’aspect ponctuel pour l’hypnose

La pratique de la sophrologie est régulière, s’inscrit dans le temps, avec un dévoilement, une découverte progressive de soi.

La pratique de l’hypnose est, elle, ponctuelle, avec une visée thérapeutique. Et le travail se fait en séance, avec un prolongement « inconscient » à la suite de l’expérience.

Comme choisir entre l’hypnose et la sophrologie ? Hypnose ou sophrologie, pour quels besoins ?

Les 2 outils sont très complémentaires. Et, formée à ces deux méthodes, je peux m’adapter au mieux au besoin pour proposer l’une ou l’autre pratique.

Plusieurs éléments peuvent indiquer le choix de la sophrologie ou de l’hypnose :

  • La problématique et la façon d’aborder votre problématique : êtes-vous dans une démarche d’amélioration progressive au quotidien (sophrologie) ou de traitement d’un sujet (hypnose) ?
  • type d’approche : une approche plus large et existentielle de connaissance de soi en lien avec le corps et l’esprit (sophrologie) ou une approche ponctuelle adressant un problème (hypnose)
  • Le sujet en lui-même avec une méthode de travail différente qui en découle.
  • L’apport d’outils au quotidien (apporté par la sophrologie) ou un pratique de « traitement » en séance

Ainsi, la plupart du temps, je combine les deux approches. Prenons un exemple : l’angoisse et par exemple l’angoisse de mort.

  • La sophrologie va apporter des outils pour vous aider au quotidien, à vous apaiser, à traverser les crises d’angoisse, à modifier votre rapport à l’expérience
  • L’hypnose va vous aider à travailler sur les causes, à dé-cristalliser les nœuds émotionnels, les expériences traumatiques

Et parfois l’une ou l’autre technique sont complémentaires dans le même objectif. Par exemple, si nous reprenons l’exemple de l’angoisse de mort. Un travail sur l’accès à plus de sécurité intérieure peut se faire en conscience en sophrologie, à un autre niveau, plus symbolique en hypnose.

N'hésitez pas à me contacter pour échanger sur votre problématique, et prendre le temps de percevoir ce qui vous convient le mieux. les consultations se font sur rendez-vous au 06 34 18 00 23, à Paris ou en téléconsultations.

Psychogénéalogie : comment se libérer des maux de nos ancêtres ?

Psychogénéalogie :comment se libérer des maux de nos ancêtres ?

Comment se libérer des maux de ces ancêtres ?

Nous héritons de deuils non accomplis, de secrets de famille, des traumatismes non digérés par nos ancêtres. Ainsi, ces blessures transgénérationnelles se transmettent de génération en génération. Et la  psychogénéalogie créée dans les années 70 par Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute,  fait le pont entre thérapie et généalogie. En effet, cette méthode propose un travail sur l’histoire familiale à partir de l’arbre généalogique. L'objectif est de comprendre, à partir du traumatisme initial, les liens inconscients, réparer les blessures liées aux mémoires familiales. Ainsi se libérer des tragédies vécues par nos ancêtres.

Qu’est-ce que la psychogénéalogie?

La psychogénéalogie est une méthode qui établit un lien entre les traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants, et les troubles vécus par les descendants. Ces troubles sont notamment psychiques, psychosomatiques, maladies, comportements étranges, schémas à répétition.

Ainsi il s’agit d’une transmission inconsciente d’un trauma non résolu, non digéré, non métabolisé par un ancêtre, aux générations suivantes. On parle alors de « fantôme transgénérationnel » : ce terme est issu de la psychanalyse transgénérationnelle. Bruno Clavier, psychanalyste, auteur de l'ouvrage "les fantômes familiaux" précise : "la structure psychique et émotionnelle parasite, issue de l’un ou de plusieurs de ses ancêtres, portée et agie inconsciemment par un descendant".

Qu’est-ce qu’un trauma transgénérationnel ?

Le traumatisme transgénérationnel désigne les symptômes, les séquelles post-traumatiques qu’on retrouve chez une personne qui n’a pas vécu elle-même le traumatisme, mais qui en hérite. En effet, ces traumatismes sont vécus avant la naissance de la personne. Ainsi, non digérés, non dits, ils se transmettent aux générations suivantes. Et ces événements douloureux peuvent être connus. Il peut s’agir aussi de secrets, secrets qui vont « suinter » chez les descendants, au travers de symptômes. Ces traumatismes sont en lien avec l’histoire de la famille (enfants morts, avortements, violence, maltraitante, accidents, veuvage jeune…) ou le collectif (les épidémies, guerre, génocide…).

Peut-on souffrir des tragédies vécus par nos ancêtres ?

Les traumatismes vécus par les parents ou les grands-parents laissent-ils une trace à leur descendance ? C’est ce que suggèrent des travaux récents menés par Isabelle Mansuy, neurogénéticienne à l’université de Zürich et à l’école polytechnique fédérale de Zürich. Sa conférence (2016) témoigne de l’impact des effets de l’environnement et de la culture sur les mécanismes biologiques, en particulier au niveau du cerveau.

Elle montre ainsi comment les cellules germinales mâles peuvent être modifiées par l’environnement de façon à transmettre certains caractères acquis à travers les générations : « Chacun de nous est déterminé par nos gènes, on hérite d’un set de gènes paternels et maternels (…). En réalité nous sommes plus que nos gènes, nous sommes une combinaison de gènes qui sont influencés par des facteurs environnementaux. Et ils sont nombreux : notre vie, notre comportement, notre physiologie… »

Comment se manifestent ces blessures en lien avec ses mémoires familiales ?

Ainsi, ces traumatismes en héritage se manifestent de plusieurs façons :

  • vécu d’angoisse, de troubles psychosomatiques
  • symptôme qui survient « brusquement » dans votre vie
  • schémas qui se répètent
  • comportements, peurs incompréhensibles
  • sentiments forts de honte, de culpabilité, d’autodestruction, de dévalorisation…

Alors, comment guérir de ses blessures transgénérationnelles?

Le travail se fait en partant du/des symptômes, schéma répétitif, troubles psychosomatiques, comportement aberrant. Un échange avec le thérapeute pourra permettre d’identifier d’éventuelles pistes de travail. C’est un peu comme une enquête.

On travaille à partir de la construction de l’arbre généalogique, remontant aux arrière-grands parents.

L’objectif est de remonter à la source, au centre du traumatisme hérité, et de repérer sa transmission aux descendants. Cela apporte une compréhension, une remise en perspective.

Ensuite, vient le travail de réparation de la blessure pour l’ancêtre, et pour soi. Celui-ci peut par exemple se faire en hypnose humaniste. Et c’est ce que je propose dans mes accompagnements.

Article proposé par Hélène Dujardin, Sophrologue, hypnothérapeute, formée à la psychogénéalogie pendant 3 ans au Jardin d’Idées avec Bruno Clavier et Daniele Flaumenbaum : Je peux vous accompagner sur vos problématiques en lien avec les blessures familiales, transgénérationnelles avec un travail associant la parole, la construction de l’arbre et l’hypnose. Les consultations se font sur rendez-vous, en cabinet à Paris dans le 11ème arrondissement ou en téléconsultations.

Sophrologie ou méditation et gestion des émotions

Mieux apprivoiser ses émotions avec la sophrologie et la méditation

Les émotions nous renseignent sur nos besoins, elles sont le sel de la vie, et font de nous des êtres vivants. Cependant, nous n’avons pas forcément été éduqués, nous n’avons pas forcément appris à les écouter. Et nous ne savons parfois pas « quoi » en faire.

Ainsi, faute de les écouter, nous nous coupons de celle-ci, nous les éludons, les fuyons à d’autres moments, nous élaborons des stratégies de contrôle, de fuite ou de diversion.

 

Refoulées, non comprises, non entendues, les émotions s’accumulent, se cristallisent, jusqu’au moment où, accumulées, elles vont « sortir » d’une manière ou d’une autre :

  • Des somatisations dans le corps, maux de dos, maladies, chevilles foulées… etc
  • Des tensions mentales, psychiques, corporelles
  • Des émotions démesurées
  • Du stress chronique
  • Crise d’angoisse
  • De la rumination, le mental obsédant pour empêcher de sentir
  • Une diversion dans les addictions, l’alcool, refuge dans la nourriture, grignotage
  • D’autres « options » de diversion dans la TV, les séries, les jeux en ligne

 

Mais alors que faire avec les émotions ?

Les écouter, à partir du corps. Pas simple, quand nous n’avons pas appris à le faire !

Les émotions peuvent faire peur et il est tentant de vouloir les maîtriser, peur qu’elles ne débordent, peur de se laisser déborder, peur qu’elles ne passent pas.

Mais toute tentative de lutte, de différer va amplifier l’émotion

 

Alors l’invitation est d’accueillir l’émotion et bien concrètement de faire une pause, un peu comme une méditation, d’écouter les sensations corporelles et petit à petit d’écouter l’émotion et son contenu, sans chercher à maîtriser, mais sentir et écouter.

Et petit à petit, de se placer à la fois dans le ressenti et aussi dans l’observation de l’émotion. Et là, la méditation basée sur la pleine conscience est un outil précieux, qui va faciliter cet exercice et cette entrée en relation avec son expérience.

Chaque expérience, chaque sensation, chaque émotion, aussi intense, douloureuse, fût elle est impermanente. On se laisse traverser par l’émotion, on laisse les sensations évoluées. On entre dans les sensations, sans se laisser complètement absorbé.

Pour mieux comprendre et entrer en relation avec les émotions, il est intéressant d’y mettre du sens et de comprendre le besoin sous-jacent de chaque émotion. Ainsi, nous pourrons au mieux y répondre. Et ci-dessous j’évoque en particulier les 4 émotions principales au sein des émotions primaires.

  1. La colère
  • Ce qui déclenche la colère est une injustice, une frustration, un dommage
  • Elle se traduit par des tensions corporelles, de l’acidité dans le ventre, de l’impatience, agressivité, inquiétude, énervement
  • La fonction de la colère (besoins) est de nous faire respecter, faire respecter nos limites, nos valeurs, de nous affirmer, d’être compris, considéré
  • Après l’étape d’accueil de la colère, selon l’objet de la colère, différentes options de régulation pourront être envisagées :
    • Physiquement, elle va s’agir de décharger les tensions et la sophrologie est un précieux allié pour cela. Des exercices de respiration et de relaxation pourront aussi aider.
    • Un travail d’affirmation dans la relation, en prenant ses responsabilités, sans entrer dans la violence
    • Un travail de pardon, pour « purifier » son cœur et reprendre sa liberté. Vous pouvez lire à ce sujet l’article suivant
    • Un travail d’acceptation, notamment sur le sujet tourne autour de la frustration par rapport à ce que je ne peux pas obtenir tout de suite.
  1. La tristesse
  • Ce qui déclenche la tristesse : la perte, la séparation, l’impuissance
  • La tristesse se manifeste par ces larmes qui nettoient le corps, qui permettent de lâcher prise, le rythme cardiaque baisse, la température aussi, le niveau d’énergie également
  • La fonction de la tristesse (besoins) nous renseigne sur le manque, c’est un lâcher prise émotionnel lors d'une perte, attente ou un souhait non satisfait. Ces larmes nous soulagent. Les besoins sont ici d’être écouté, compris, réconforté, mais aussi de trouver du sens
  • Elle nous invite
    • à nous retirer pour mieux comprendre, d’entrer profondément en contact avec nous-même, de « descendre » et en même temps, de se connecter à quelque chose « de plus grand ». ce qui nous permettra d’accepter ce qui nous dépasse. Une forme de méditation
    • Et en même temps que cet accueil de nous-même, l’écoute de l’autre bienveillante, le réconfort, les contacts, câlins vont aussi permettre de traverser au mieux cette tristesse, apportant du réconfort
    • Et aussi à donner du sens à ce qui arrive
  1. La peur
  • Ce qui déclenche la peur : la peur est comme une sonnette d’alarme qui avertit d’un danger. Elle est en lien avec notre instinct de survie, prépare à une action physique
  • La fonction de la peur est de nous protéger des risques avec différents « systèmes » de protection : la fuite, le combat, la soumission. La peur témoigne des besoins de sécurité, de liberté, d’espace.
  • Elle nous invite à l’action appropriée, face au danger ou à l’inconnu ;
    • alors face à la peur, il s’agit d’être réceptif à l'information fournie par la peur, vérifier s'il existe un danger réel.
    • Il s’agit de considérer la situation telle qu'elle est, sans se laisser entrainer par ses pensées et imaginaires, jusqu’à se couper du réel
    • La respiration est une alliée précieuse pour ne pas se laisser absorber par la peur.
    • Se mettre en mouvement, crier, s’ancrer pour mobiliser le corps.
    • La peur s’oppose en quelque sorte à la confiance : se rassurer, recadrer l’objet de la peur, dire ce que l’on ressent, se renseigner, permettent de se positionner différemment par rapport à la peur.
  • Avec la peur en particulier, la question du « curseur » est importante. La peur est tout à fait « normale » et nous protège, quand le curseur est trop sensible (pour différentes raisons), la peur devient anxiété, angoisse, voire phobie. Vous pouvez lire tous les articles en lien avec ces sujets dans la section de mon blog ici
  1. La joie
  • Ce qui déclenche la joie : un succès, un partage, un accomplissement…
  • La joie se manifeste par de la chaleur dans la poitrine, une baisse du rythme cardiaque. attouchement, viol, quand l’intimité de la personne est entamée.
  • La fonction, les besoins sont ici de fêter, de célébrer ce qui est important, de partager avec les autres, d’être en lien. Elle nous invite au partage. Elle est aussi le « fuel » de la motivation

Et parfois, les émotions font écho à des situations, vécus plus anciens, notamment liés à l’enfance, et qui se rejoue adulte, car elles n’ont pas été digérées. La mise en mot et parfois un travail notamment en hypnose permettront « d’assainir » et de « pacifier ».

Hypnothérapeute, sophrologue, je peux vous accompagner sur vos problématiques, et notamment dans l’écoute, l’apprentissage de l’accueil de vos émotions.  Mon approche, associe la parole avec des outils, méthodes – sophrologie, méditation de pleine conscience, hypnose - qui vont vous aider à apprivoiser vos émotions.

Séances sur rendez-vous à distance et à Paris 11ème au 06 34 18 00 23.

Sophrologie ou hypnose et nutrition – restriction cognitive

Mieux comprendre la restriction cognitive

Restriction cognitive et sophrologie ou hypnose : mieux comprendre comme préambule à un travail d'écoute de soi grâce à la sophrologie ou l'hypnose

Dans cet article, je propose une synthèse d’éléments détaillés par Dr Jean Philippe ZERMATI dans son livre Maigrir sans regrossir : est-ce possible ?

Ces éléments permettent de mieux comprendre, au sein de l’alimentation, les « interactions », liens entre :

  • Le mental
  • Les sensations
  • Les émotions

Qu’est-ce que la restriction cognitive ?

  • Le comportement alimentaire est « normalement » principalement contrôlé par des sensations et des émotions. Et ensuite, influencé par des cognitions conscientes ou pas, et les émotions induites par celles-ci.
  • La restriction cognitive est l’intention de contrôler mentalement ses apports alimentaires dans le but de perdre du poids ou de ne pas en prendre.
  • L’idée centrale  est ici « ce que je mange me sert à rester mince et en bonne santé »
  • Et cette idée est en relation avec le corps : « la valeur personnelle d’un individu est inversement proportionnelle à son poids »

Herman et Polivy, deux psychologues canadiens, mettent en avant les concepts d’intention (versus un comportement observable) avec deux états opposés :

  • Soit le mangeur concrétise ses intentions, il parvient à respecter ses règles, pour aboutir à son projet de maîtrise de poids : c’est le contrôle du mental des apports, le mangeur ignore alors les sensations de faim (inhibition alimentaire)
  • Soit les intentions et décisions ne sont pas suivies des faits, et le comportement est dominé par les défaillances du contrôle du mental. Et le mangeur se met à manger de manière impulsive, sans rapport avec l’intention, le comportement est sous le contrôle de processus émotionnels : hyperphagie, grignotage, compulsion, boulimies. C’est la perte du contrôle mental
  • Les deux états alternent avec une durée plus ou moins grande, parfois des années et la personne craque à la faveur d’un événement, divorce, grossesse, problème avec un proche, perte d’un proche, déménagement ; état de fatigue, coup de déprime…
  • Et il y a un combat entre les différentes instances, sensations, cognitions, et émotions, pour s’emparer du contrôle du comportement alimentaire

Attachée à la restriction cognitive, la notion de règles à respecter

  • Une notion de mangeur responsable avec une vigilance constante sur la manière de manger, une inquiétude diffuse, produite par l’idée de ne pas agir conformément à ce qu’il devrait.
  • En cas de prise de poids, le mangeur commence à prêter attention à ses règles, pour dissiper les quelques kilos, tout est prêt pour que la restriction cognitive s’installe

Les règles et les normes alimentaires

  • Quand le mangeur a l’intention de contrôler son poids impose des mesures, il modifie sa façon de manger, et décide alors de ne plus se fier à ses sensations alimentaires, qu’il ressent à ce stade encore fort bien.
  • Et là rentrent en jeu les normes de ce que le mangeur est censé faire ou ne pas faire. Or seule la quantité de calories compte
  • Ainsi les règles alimentaires sont couramment répandues :
    • Je n’ai pas faim mais je dois manger = je ne dois pas sauter de repas
    • J’ai faim mais je ne dois pas manger = je ne dois pas manger entre les repas
    • Je n’ai plus faim mais je dois encore manger = je dois finir son repas pour ne pas avoir faim plus tard
    • J’ai encore faim mais je ne dois plus manger = je ne dois pas manger plus que prescrit
    • J’ai envie de cet aliment là, mais je dois manger cet aliment là = je dois éviter certains aliments
    • Je n’ai pas envie de ça, mais je dois manger ça = il faut s’obliger à manger ça

Les stratégies mises en place par le mangeur dans le cadre de la restriction cognitive

3 types de stratégies :

  • Stratégies de réduction
    • Elle vise à réduire les apports caloriques, à acheter des produits light, à  éviter les aliments gras, sucre, …
    • Elle vise à limiter la fréquence de consommation de certains aliments ou catégories jugés grossissants ou sur lesquels le contrôle est périlleux, à établir des quantités jugées suffisantes, à retirer des catégories complètes
  • Stratégies d’évitement
    • Elle consiste à échapper aux situations de perte de contrôle : se remplir l’estomac avant d’aller à un diner, à manger une montagne de légumes au repas pour éviter le reste, à contourner les rues commerçantes, à ne rien faire rentrer à la maison, à cacher, fuir la confrontation avec les aliments dit dangereux, à s’occuper frénétiquement pour ne pas penser
    • En lien avec les autres, elle va par exemple amener la personne à convertir sa famille au menu, à ne plus accepter les invitations…
  • Stratégies compensatoires
    • Elle vise à gérer les écarts alimentaires, au bout du compte les aliments avec lesquels la personne se récompense deviennent de plus en plus désirables ; les aliments avec lesquels elle se punit deviennent aversifs
    • Et cela fait le lit d’une consommation boulimique

Les différents stades de l’installation de la restriction cognitive

  • 1ère phase : « je sais que j’ai faim mais je ne dois pas manger », du contrôle mental au sentiment d’échec
    • Les sensations de faim sont ici perçues mais elles ont un rôle secondaire dans la décision.
    • Les pensées sont conscientes, avec un comportement volontariste mais l’individu reste libre, d’abandonner le contrôle du mental pour le contrôle sensoriel de son comportement alimentaire
    • Avec l’alternance des états de contrôle mental et d’échec du contrôle, provoquant une inondation émotionnelle : désarroi, culpabilité, honte de soi, perplexité, anxiété, sentiment d’échec, dépression
  • 2ème phase : « je sais que je n’ai plus faim mais je ne peux m’arrêter», quand on peut plus respecter ses sensations
    • Cette phase est dominée par l’irruption des pensées inconscientes et émotions induites. Par exemple, je pense que le chocolat fait grossir et cela provoque en moi de l’inquiétude, de l’anxiété
    • Il y a ici une difficulté de respecter ses sensations alimentaires, malgré leur perception, encore là ; Le processus cognitif incite la personne à son insu à manger au-delà de sa faim et vient se substituer à ses sensations alimentaires
    • Les aliments sont divisés en deux catégories
      • Aliments non grossissants avec l’idée que, si je mange beaucoup d’aliments non grossissants, je n’aurai plus envie des aliments grossissants que je m’interdis. Et ici, la faim des aliments non grossissants disparait, mais pas celle des aliments interdits, qui augmente. La peur de craquer fait disparaitre les sensations alimentaires.
      • Aliments grossissants avec l’idée que, si je consomme un aliment grossissant, je dois en profiter au maximum car je n’y aurai plus droit ensuite. et comme les fameuses envies ne disparaissent pas, le risque est bien réel. Des luttes et privations avec un « rattrapage » qui se fait à un moment donné
      • Ensuite conscient de commettre un écart, le mangeur se jure de ne plus commettre l’erreur, il se retrouve dans la peau du mangeur qui mange son dernier morceau de fromage, de pizza ; et là, une cognition inconsciente se substitue à une sensation alimentaire dans le processus de motivation, décision.
    • Que passe t il en termes d’émotions ?
      • Ces idées sur la bonne manière de manger donnent naissance à des émotions induites : la peur, le « couple » frustration – culpabilité, le sentiment d’insécurité, et le trouble du réconfort.
      • La peur de manquer: elle est la conséquence du schéma aliments grossissants / aliments non grossissants. Avec l’idée que : je dois manger beaucoup car demain je n’y ai pas droit = je fais des provisions
      • La peur d’avoir faim: elle est la conséquence de l’interdiction de manger entre les repas. Je surconsomme pendant les repas, pour ne pas transgresser entre. Et ici la personne mange plus qu’elle n’a faim, elle a peur de sa faim (risque de compulsion, malaise).  le mangeur mange pour se rassurer de ses peurs, perd la capacité de percevoir le seuil de satiété
      • Couple frustration – culpabilité avec une lutte permanente,  la compulsion de l’aliment qui ne comble pas un besoin de calorie mais soulage le sentiment de frustration et privation
      • L’insécurité alimentaire: l’insécurité de certains aliments, trop gras, sucrés, provoque une ambivalence et la disparition de la sérénité, remplacée par la culpabilité, et l’anxiété empêche le processus de rassasiement
      • Le Trouble du réconfort: manger en réponse à une émotion négative.
  • 3ème stade : « je ne sais plus si j’ai encore faim ou assez mangé », quand on ne perçoit plus ses sensations
    • Manger avec sa tête : ici la faim pourra être confondue avec toute autre sensation ou émotion
    • La personne passe du contrôle à l’obsession, et une lutte intérieure acharnée s’engage alors entre les émotions et les processus mentaux pour prendre le pouvoir et le contrôle du comportement alimentaire, aucun répit pour le mangeur, au bord des émotions. des obsessions alimentaires, au réveil, le matin, toute la journée, et qui l’empêchent de dormir
    • Avec aussi une résistance acharnée à ne pas succomber aux émotions, plus la résistance est grande, plus le désir de manger aussi
    • Emotif, impulsif, ne pas devenir un mangeur émotionnel est la préoccupation centrale
  • 4ème stade : « je mange sans faim et je ne peux plus rien contrôlé », l’échec du contrôle mental
    • Vient le moment où le mental capitule et les émotions prennent le dessus
    • Des émotions déclenchent la prise, avec un appel au réconfort. Avec des pensées négatives sur soi, ses relations aux autres et ses conditions de vie.
    • Ensuite ces émotions sont remplacées par d’autres : reproches, culpabilités, peur de grossir et nourrissent la mauvaise opinion du mangeur sur lui-même. Plus il s’accable, plus il a envie de manger
    • Et lors de la prise alimentaire, des émotions induites même lors de la prise alimentaire ordinaire qui vont entrainer un mode compulsif : J’ai trop mangé, je vais grossir. le repas est stresseur.

Dans la restriction cognitive, la personne est en proie à 3 cercles vicieux

  • Le cercle vicieux des pensées négatives
    • Plus j’ai des pensées négatives, plus j’ai des émotions négatives, plus je mange, plus j’ai des pensées négatives ;
    • il peut s’agir de pensées concernant les autres, conditions de vie en général, mais le fait de manger ramènera le mangeur à des pensées négatives sur lui-même : plus je mange, plus je suis nul ; plus je suis nul, plus je mange
  • Le cercle vicieux d’une image négative du corps et du rejet de soi , se voir ou croire gros
    • Ne pas contrôler son comportement alimentaire ne renvoie pas une bonne image de soi, être gros c’est porter la marque de son infamie, absence de volonté, preuve de son insuffisance
  • Le cercle de la relation négative entre les aliments et la restriction cognitive
    • la restriction cognitive entraine un flot d’émotions négatives : peur de manquer, avoir faim, frustration, culpabilité, insécurité alimentaire ; elle augmente l’impulsivité alimentaire et l’intolérance aux émotions.
    • Plus je mange, plus je me restreins, et plus je me restreins plus je mange

Comprendre ce qu’est la restriction cognitive et ce qui s’y joue permet de mieux cerner ce qui va permettre aussi de sortir de ces cercles vicieux. Il s’agira notamment de :

  • Se reconnecter à ses sensations alimentaires et d’apprendre à les différencier des sensations en lien avec les émotions des sensations liées à la faim ; et d’apprendre à respecter ses sensations alimentaires
  • Mieux comprendre les émotions et d’apprendre à les réguler autrement ; d’apprendre à les ressentir, les identifier, à les accepter les émotions « négatives », les frustrations.
  • (re)trouver une relation positive avec l’alimentation
  • Pacifier la relation à soi et avec son corps, l’image de son corps

Hypnothérapeute, sophrologue, je peux vous accompagner dans cette démarche. Et mon approche, associe la sophrologie, l’hypnose, la pleine conscience ainsi que la thérapie par la parole.

Séances sur rendez-vous à distance et à Paris 11ème au 06 34 18 00 23.

 

Sophrologie et nutrition – fonctions de l’alimentation

Sophrologie et nutrition - quelles sont les fonctions de l’alimentation ?

Quelles sont les fonctions de l’alimentation ?  Comment se construit la relation alimentaire à travers la relation à la mère ?

  1. La fonction première de l’alimentation est bien entendu d’apporter au corps les matières premières et l’énergie nécessaire au fonctionnement, au maintien et à la croissance de l’organisme.
  2. L’alimentation est aussi le premier référentiel dans la relation à l’autre et cela se construit dans le lien et les contacts premiers à la mère
  • Avant même la naissance, le fœtus, bien à l’abri au creux de sa mère est nourri par elle dans un échange direct.
  • À la naissance, l’échange continue, que ce soit par le biais du sein maternel ou du biberon donné contre ce corps chaud et rassurant.

Rentrons plus précisément dans la compréhension des processus en jeu, dans la relation précoce entre la mère et l’enfant, grâce aux apports de Winnicott, pédiatre, psychanalyste.

  • Au tout début, le nouveau-né est dans une situation de dépendance absolue vis-à-vis de l'entourage.
  • Par ailleurs, le bébé n’a pas d’emblée conscience de son corps unifiée, cette image de lui se construit petit à petit. Le bébé a alors à faire avec des angoisses massives dont il ne peut rien faire : vécu de vide, de chute
  • La mère y répond par la préoccupation maternelle primaire, c'est-à-dire une capacité à s'identifier à l'enfant pour le comprendre. Au cours de cette période, elle est en résonance avec les besoins du bébé. Elle éprouve une irrépressible nécessité de les satisfaire. La détresse de son enfant lui est intolérable. C’est la période de la dyade entre la mère et le nourrisson.

Ce qui va alors rassurer, apaiser ces angoisses et remplir cette fonction de lien du corps, c’est le mamelon dans la bouche du bébé ainsi que l’odeur de la mère :

  • En buvant le lait, le bébé incorpore les bonnes choses liées à cette expérience : le sentiment de satiété, de sécurité.
  • Et puis, s’y associe dans l’expérience ce que Winicott a nommé les trois fonctions maternelles détaillées ci-dessous, qui contribuent au sentiment de sécurité.
  • Enfin, il y a aussi le plaisir lié à la succion

Winicott précise les trois fonctions maternelles :

  • « l’object presenting »: la présence de la mère, au bon moment
  • Le « holding »: le fait de tenir, de contenir. Ce sont les soins, la protection, les bercements, qui tempèrent le nourrisson. Ces soins vont permettre à l’enfant de se construire des repères simples et stables : la faim, le froid, …
  • « le handling » (la manipulation physique du bébé) : ces soins permettent à l’enfant de se construire ses limites, ainsi que son intériorité. Par exemple, le contact de l’eau qui permet de percevoir les limites du corps.

On voit bien ici l’implication de tout le corps dans cet acte de manger.

Constitution du sentiment de soi et de l’autre.

La reconnaissance, et l’intériorisation des limites corporelles va permettre, dans un 2ème temps, la constitution de la notion de soi et de l’autre.

  • Dans les expériences des repas, le bébé apprend, comprend, ce qui lui fait plaisir, ce qui ne vient pas de lui, apprend aussi la frustration, le fait que l’expérience ne se passe pas comme il le désire. Ainsi le sein ou le biberon ne sont pas toujours disponibles. Cela lui permet de comprendre les limites entre lui et l’autre. Et aussi de comprendre que l’autre peut combler ou frustrer des besoins.
  • Un dosage subtil de sa frustration ni trop, ni trop peu, pour que le bébé puisse aussi apprendre à gérer la frustration, apprendre à combler le manque, faire face à l’absence de l’objet. Cette absence va être dans un premier temps comblée par l’investissement que le bébé va faire de son corps, dans une exploration.
  • La mère va également contribuer à cette construction & investissement du corps, par le jeu des mots employés, des sensations : c’est chaud, c’est froid…
  • ce moment de nourrir le bébé est un moment privilégié de lien entre la mère et le bébé, où la fonction maternelle se construit dans son rôle nourrissant et affectif : la notion de « bonne mère »

Dans l’alimentation du bébé par la mère, ce construit le 1er rapport à l’alimentation, le 1er référentiel de la relation à l’autre. Et cela participe du comportement à soi puis à  l’autre.

Revenir à cette relation première entre le bébé et la mère nous permet de mieux comprendre la complexité de ce qui se joue dans l’alimentation et dans notre relation à l’alimentation

Ainsi, dans les problématiques de poids, de relation alimentaire, il va s’agir

  • de retrouver le sens de ce pour quoi nous mangeons. Le sens ou plutôt les sensations : se connecter, se reconnecter aux sensations physiques de faim, de satiété pour prendre conscience de nos besoins. La méditation avec l’approche par la pleine conscience / présence mais aussi l’hypnose avec un travail à un niveau plus inconscient et profond vont apporter des outils pour cheminer vers cela
  • et ainsi de manger en correspondance avec nos besoins, tout en retrouvant le plaisir de manger
  • de pacifier la relation à soi et à ses émotions, en trouvant d’autres moyens de régulation émotionnelle
  • de travailler sur d’éventuelles blessures, traumatismes qui ont pu se « cristalliser » sur la relation alimentaire, tant on voit ici que l’alimentation touche à l’intime et à « la relation première »

Hypnothérapeute, sophrologue, je peux vous accompagner sur vos problématiques, et notamment dans ce retour à l’harmonie dans la relation alimentaire. Mon approche, associe la sophrologie, l’hypnose, la pleine conscience ainsi que la thérapie par la parole.

Séances sur rendez-vous à distance et à Paris 11ème au 06 34 18 00 23.

Hypnose et nutrition – la relation alimentaire

Hypnose et nutrition - tête, corps et sensations corporelles

La relation alimentaire : comment s’inscrivent les différentes séquences de la prise alimentaire dans la relation entre la tête & le corps en lien avec les sensations corporelles ?

La relation alimentaire est un système de dialogue et d’échanges entre la tête et le corps afin de répondre à des besoins et des envies.

  • Concrètement, le corps a besoin de se nourrir pour survivre, et il en formule la demande à la tête.
  • La tête a alors les missions de recherche, choix et prise des aliments.
  • Et le corps reprend les rênes de ce dialogue au moment de la sensation de faim, en indiquant à la tête ce qu’il aime, préfère, n’aime pas.
  • On voit bien ici la subtilité du dialogue pour qu’une harmonie puisse s’établir.

Le comportement alimentaire est régulé par des signaux internes et aussi en fonction de facteurs externes, et enfin aussi en fonction de déterminants sociaux ou psychologiques individuels.

Reprenons les séquences de la prise alimentaire une à une, pour mieux en comprendre l’enchaînement et ce qui se joue dans les différentes phases :

Avant de manger

  • Le comportement alimentaire est déclenché par la sensation de faim : la tête est alors dérangée par cet inconfort sensoriel, inconfort qu’elle souhaite apaiser en mangeant.
  • C’est la phase dite pré-ingestive :
    • cette phase associe à la fois la sensation de faim – besoin physiologique qui se fait ressentir par des signaux internes
    • et aussi l’appétit, qui, lui oriente nos choix, en attente de plaisir et de satisfaction.
    • Le corps exprime alors à la fois un besoin physiologique et un désir relié au plaisir
  • Cette phase se traduit par la recherche de nourriture, le choix, l’appropriation, la préparation du repas.

Pendant l’alimentation

  • Il s’agit de la phase dite « prandiale » correspondant à la prise alimentaire et au processus progressif de rassasiement (choix, détermination du volume du repas, arrêt de la prise alimentaire)
  • Le rassasiement correspond    à l’aspect  dynamique  de l’établissement de la satiété.  Il  se  traduit  par  un ralentissement  de  la  vitesse  d’ingestion  et  du nombre de bouchées
  • Il ne faut en général pas plus de 20mn pour que les 1er signes de satiété se manifestent.
  • ce ralentissement alimentaire est provoqué par la reconnaissance gustative : depuis l’enfance, notre corps apprend à associer des combinaisons de couleurs, saveurs, texture….

L’arrêt de la prise alimentaire

  • la fin de la consommation alimentaire répond à la sensation de satiété via le rassasiement
  • Cette phase dite « post prandiale » apparait une fois que le corps a absorbé la quantité de matières premières indispensables dont il a besoin pour fonctionner et se développer.
  • il en informe la tête par le message de satiété
  • C’est une sensation de plénitude gastrique avec apparition du sentiment de faim après le repas
  • Elle peut s’accompagner de manifestations plus ou moins marquées d’assoupissement

La phase d’après repas

  • Si l’on a trop mangé, le corps doit travailler plus qu’il ne le souhaite, il le fait savoir par une sensation d’inconfort, ballonnement gastrique…
  • Un effet de somnolence apparait parfois par la suite, car le corps concentre ses efforts sur la digestion.
  • La durée de cette période dépend des prises alimentaires
  • les sensations peuvent être perçues comme désagréables.
  • La digestion se prépare dans notre corps dès la vue de l’assiette et commence dès que l’aliment est dans la bouche. Son objectif est le fractionnement des aliments en nutriments.

Le transit intestinal

  • Il désigne la progression des nutriments de l’estomac jusqu’à l’expulsion des résidus.
  • Le passage dans l’estomac est parfois vécu comme désagréable. Le corps nous envoie des informations sensorielles pour nous signifier qu’il est rempli. Notre tête attrape le message et peut le transformer en un sentiment d’être trop gros

Mieux cerner les séquences des prises alimentaires permet de comprendre que tout se joue dans l’harmonie entre le corps et la tête, et d’en mesurer la complexité.

  • Je vous invite à compléter cet article, par la lecture de l’article sur le fonctionnement de la satiété
  • Ainsi que cet article sur les émotions

Hypnothérapeute, sophrologue, je peux vous accompagner sur vos problématiques, en lien avec l’alimentation. Mon approche, associant l’hypnose, la pleine conscience ainsi que la thérapie par la parole vous permettra à la fois

  • de développer la connaissance de vous-même et de votre relation alimentaire
  • de mieux comprendre vos comportements alimentaires, d’en déceler les processus (approche comportementale)
  • d’élaborer les enjeux qui sous-tendent votre relation alimentaire (aspect psychologique) et de lever ses nœuds émotionnels associés (hypnose)
  • d’aller à l’écoute de vos sensations et émotions, pour développer une relation paisible à vous-même.

Séances sur rendez-vous à distance et à Paris 11ème au 06 34 18 00 23.

Hypnose et gestion des émotions – le rôle des émotions

Hypnose et Gestion des émotions - rôle et utilité des émotions

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Chacun sait ce qu’est une émotion et pourtant, il apparait difficile de définir ce qu’est une émotion.

Le mot « émotion » vient de « motion », movere en latin qui signifie le mouvement. Il désigne un mouvement, un mouvement « hors de ».

Les émotions se composent :

  • De l’évaluation de la situation, qui détermine la nature et l’intensité de la réaction émotionnelle
  • D’une expression, de la communication de l’émotion : une posture, une expression du visage, la voix…
  • D’une réaction comportementale, un passage à l’acte : fuir, se figer, lutter…
  • D’une réaction corporelle : le corps réagit face à la situation
  • D’une prise de conscience de l’émotion avec le sentiment agréable, désagréable qui en découle

Dans le processus, il y une étape de détection d’une situation, d’un événement et de son importance pour la personne et de réponse à cette détection, l’émotion.

Ces réponses sont à la fois :

1/ propres à chacun, fruits pour partie de nos expériences passées.

  • Elles sont comme des lunettes qui modifient notre vision du monde et de nous-mêmes.

2/ Et en même temps, les émotions sont le fruit d’un apprentissage passé de l’espèce humaine.

  • Ainsi, depuis l’âge de pierre, notre cerveau a été conçu pour permettre aux êtres humains de réagir face à des événements, et donc de survivre. Logiquement, l’homme a alors développé un système émotionnel qui l’avertit surtout des problèmes par des émotions négatives : peur, tristesse, colère.
  • A l’échelle du temps, le temps de la civilisation et d’autant plus celui de l’âge industriel est très court, et notre système de fonctionnement émotionnel a gardé cet héritage de l’âge de pierre.
  • A cela, s’ajoute l’hyperstimulation de nos environnements très connectés, mettant notre système émotionnel en constante alerte.

Comment cela fonctionne-t-il ? qu’est-ce qui amène l’émotion ?

  • Il n’y a pas de centre des émotions spécifique connu ; il y a des systèmes composés d’unités cérébrales reliés entre elles ; les circuits sont spécifiques pour chaque émotion
  • En amont, il y a une captation, un stimulus, un événement, situation
  • Une lecture se fait au niveau du système nerveux central : cerveau…
    • Avec des tris, évaluations : ici, rentre en ligne de compte notre expérience : nous associons nos expériences à certains types d’état émotionnel. C’est la théorie de Damasio (1995) qui parle de marqueurs somatiques ; ceux-ci vont influencer nos prises de décision.
    • Avec différents circuits selon le niveau de danger évalué (et notamment un circuit court pour le « mode survie »)
  • … amenant à une mobilisation de l’organisme et des réactions physiques
  • Et c’est la conscience que la personne a de ses réactions, qui amène à l’émotion

Les émotions ont une fonction, une utilité, elles délivrent le message qu’il y a une action, réaction à mener face à une situation, un événement.

Alors, concrètement, à quoi servent les émotions ?

  • Les émotions servent à mobiliser le corps humain, en vue d’une action à mener face à une situation
  • Les 6 émotions principales sont appelées « émotions primaires » : la peur, la colère, le tristesse, la joie, le dégoût et la surprise. Chacune ont un rôle
  • La peur nous préserve du danger ; la colère nous permet d’affirmer nos droits et de préserver notre intégrité ; la joie se partage ; la tristesse nous renseigne sur un manque, une perte ; la surprise nous permet de nous adapter à l’imprévu et enfin, le dégoût nous met à distance de ce qui est toxique
  • Et le principal régulateur des émotions est la respiration.

Les émotions sont inhérentes à notre statut d’être humain. Elles sont aussi le sel de notre vie, dans notre rapport au monde. L’idée n’est pas de lutter contre celles-ci, mais d’apprendre plutôt à les apprivoiser, et à certains moments à surfer sur le flot des émotions.

Ainsi, l’être humain est un être émotionnel

et je reprends ici les propos de Jean-Christophe Szennec dans son livre « j’arrête de lutter avec mon corps » sur les émotions et ce qui est inhérent au fait d’être humain

« 1/ un être vivant est un être émotionnel, tous les êtres vivants connaissent des émotions, du mammifère à la mouche

2/ un être humain est aussi un être émotionnel, le jour où nous n’aurons plus d’émotions sera celui de notre mort, même les gens équilibrés ont des émotions

3/ les femmes, selon le Dr Hahusseau ont plus d’émotions que les hommes et les contrôlent plus difficilement. Elles présentent beaucoup plus de réactions émotionnelles, et notamment agressives. Quant aux hommes, ils ont apparemment davantage de pulsions que les femmes et ils les contrôlent plus difficilement, ce qui se traduit par une plus grande propension au passage à l’acte.

4/ tout comme la mer, les émotions ne sont pas stables, selon la météo, la situation géographiques, les événements de la vie, il y a des vagues de tailles différentes. La mer sans vague n’existe pas, un être humain sans vague émotionnelle n’existe pas. Nous pouvons dénier nos émotions ou y être aveugle, elles seront toujours là, et s’exprimeront d’une autre manière. Si nous ne voulons pas être submergés et couleur à cause d’une vague, apprenons à surfer sur celles-ci

5/ tout événement de vie génère une vague émotionnelle, parler à quelqu’un, faire, apprendre, ou perdre quelque chose, il y a même des tsunamis

6/ notre culture et notre éducation influencent la façon dont nous percevons les sensations physiques générées par nos émotions et la façon dont nous les exprimons, lors d’un enterrement, les habitant d’Europe du nord n’extériorisent pas de la même manière leur douleur vs les méditerranéens.

7/ les émotions peuvent aussi être comparées à un fleuve qui s’écoule, si nous tentons de les contrôler ou d’y installer un barrage, elles finissent toujours par déborder, en particulier par des comportements (notamment compulsives, et par exemple alimentaires)

8// nous ne sommes pas responsables de nos émotions mais nous sommes responsables de ce que nous en faisons. Pas responsable de se sentir triste ou en colère, mais responsable de l’exprimer ou agresser, ou se replier, ou de nous venger sur du gâteau. Nous avons la possibilité d’exprimer autrement nos émotions, d’en faire qqc. C’est le principe de sublimation qu’utilisent les artistes pour alimenter leur art. »

Ainsi, gérer ses émotions est un apprentissage

  • Ainsi, le problème n’est pas l’émotion en tant que telle, mais sa perception, son acceptation (versus sa lutte) et le fait de savoir « quoi » en faire (la réaction appropriée).
  • La sophrologie et la méditation vont permettre cette reconnexion à soi, et au corps, dans un processus d’acception, d’accueil de l’expérience et en l’occurrence de l’émotion : s’autoriser à ressentir, mettre des mots sur le ressenti, ressentir sans se confondre et se fondre complètement dans l’émotion.

Et pour compléter cet article, justement sur le « quoi en faire », je vous invite à consulter mon article sur le sujet de la régulation des émotions

Hypnothérapeute, sophrologue, je peux vous accompagner sur vos problématiques, et notamment dans l’écoute, l’accueil de vos émotions. Mon approche, associe la sophrologie, l’hypnose, la pleine conscience ainsi que la thérapie par la parole.

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Sophrologie et nutrition – Le corps et la notion de limite

Sophrologie et nutrition - Le corps et les limites

Le corps et la notion de limite
Extrait de J’arrête de lutter avec mon corps, de Jean Christophe Seznec

Pouvoir élaborer, mettre des mots, apporter du sens et de la compréhension sur un vécu est une des premières étapes  dans le changement. Une étape de conscience.

J’ai trouvé dans la lecture du livre de Jean Christophe Seznec des éléments précieux, pour aider à cheminer dans le parcours de la dépendance et de la relation à l’alimentation.

Et ici même, j’en reprends un extrait dans son intégralité, qui éclaire sur la compréhension des limites, dans leurs différentes acceptions,

  • Un éclairage de ce que nous vivons dans la vie quotidienne, dans nos agissements,
  • dans l’origine même de la notion.

Comment s’individualise-t-on ? le modèle psychanalytique

L’une des questions centrales à laquelle nous sommes tous un jour confrontés au cours de notre vie, est celle de l’existence. Tout individu doit résoudre la problématique d’Etre.

  • En effet, à partir d’un corps organique appartenant pendant neuf mois à la mère, le nouveau-né s’individualise et se différencie physiquement et psychiquement.
  • Ce processus maturatif suit un long parcours que Freud décrit en faisant l’hypothèse de l’existence de l’inconscient, ce qui lui a permis de mettre en place la mythologie analytique utilisée comme modèle par les psychanalystes

A quoi correspond le fait d’être ?

C’est, en quelque sorte, la possibilité, de se référer à un autre – externe ou interne à l’individu – et d’entretenir ainsi avec lui une relation.

De ce fait, afin d’Etre soi et pas un autre, il est nécessaire de définir ses propres limites.

Si certaines limites paraissent plutôt évidentes

  • Les limites physiques : enveloppe corporelle
  • Limites relationnelles : tout le monde ne discute pas avec la même distance interpersonnelle physique ou psychique, chacun met en place sa distance.

D’autres le sont moins :

  • Les limites psychiques

L’absence de définition de soi entraîne la non-existence. On surmonte cette problématique grâce à l’inconscient, qui permet de mettre en place une dualité, notre structure névrotique,

  • entre le corps que j’ai, que je perçois, et que vous percevez,
  • Et le corps que je suis, avec cet autre psychique qu’est l’inconscient.

Toute cette organisation est propre à chacun en fonction du parcours maturatif vécu au cours de l’enfance et de la façon dont il a testé son existence réelle.

En résumé, on peut dire que pour Etre, on a besoin d’un ailleurs, et de limites par rapport à celui-ci.

***

La notion de limite se construit donc depuis la relation à la mère où nous ne formons qu’un pour s’individualiser, et prendre conscience que nous ne sommes pas un.

Et poursuivant ces étapes de construction psychique,  l’adolescence va constituer une étape charnière de différenciation vis-à-vis des parents, en s’émancipant de leurs désirs, besoins et éventuellement de leurs valeurs.

Parfois, si le lien est trop fort ou si l’adolescent n’a pas les ressources nécessaires pour se séparer, il peut être amené à « s’éprouver », se tester, pour pouvoir dire « qui » il est : comme la transformation de la chrysalide qui serait ici la séparation de ce qui rattache à l’enfance et aux parents.

En maltraitant son « corps parental », il essaie de rompre le lien qui le maintient dépendant, afin de le transformer en « corps d’adulte ».

Pour en savoir plus sur ce que cette forme de maltraitance recouvre, je vous invite à poursuivre votre lecture ici avec l’article Le corps et les comportements maltraitants : quelles fonctions ?

Synthèse, extrait par Hélène Dujardin Hypnothérapeute, Sophrologue

Séances sur rendez-vous au 06 34 18 00 23

Sophrologie et nutrition – comportements corporels maltraitants

Sophrologie et nutrition - Le corps et les comportements maltraitants

Le corps et les comportements maltraitants : quelles fonctions ?
Extrait de J’arrête de lutter avec mon corps, de Jean Christophe Seznec

Pouvoir élaborer, mettre des mots, apporter du sens et de la compréhension sur un vécu est une des premières étapes  dans le changement. Une étape de conscience.

J’ai trouvé dans la lecture du livre de Jean Christophe Seznec des éléments précieux, pour aider à cheminer dans le parcours de la dépendance et de la relation à l’alimentation.

Et ici même, j’en reprends des clés sur la thématique notée en titre.

« Notre corps ressent des émotions et exprime des tensions ; il est parfois difficile d’accepter ce vécu corporel, et ce d’autant que nous ne savons pas toujours apaiser notre intériorité et nous engager vers la sérénité et l’harmonie intérieure.

Aussi nous utilisons différents comportements qui deviennent des dépendances ou éléments pour calmer ou anesthésier notre corps, purger nos tensions ou nous réconforter ».

Des comportements maltraitants envers notre corps

Ces comportements sont des formes de « mauvais traitements » envers notre corps

Et amènent à une forme de lutte contre le corps, contre nous-même.

  • Dans la lutte, le combat, l’alimentation est une façon fréquente de s’en prendre à son corps : dans les régimes et le contrôle de l’alimentation ; le contrôle et puis/ou les compulsions ; les grignotages.
  • L’alcool a aussi ces fonctions, et notamment celle d’anesthésiant des émotions, de voile posé sur le ressenti, le mal de vivre
  • Le tabac également
  • Les médicaments… etc

Que nous apportent ces comportements ?

Ces comportements, s’ils fonctionnent, fonctionnent sur une durée courte, de façon finalement illusoire. Ils génèrent de la tension, de l’anxiété et ont aussi un impact sur la santé.

Quelles sont les fonctions de ces comportements maltraitants ?

  • Se réconforter : le comportement « doudou », comme un petit enfant qui pourrait sucer son pouce. Une satisfaction immédiate face à l’ennui, le vide, l’abandon
  • Arrêter : ces comportements fonctionnent comme un « bouton off » qui arrête la sensation de mal être
  • Se remplir : un shoot de plénitude qui passe par le remplissage du ventre, comme un cocon
  • S’anesthésier : pour éviter une souffrance
  • Faire une pause : fuir quelqu’un ou une corvée, un prétexte ou échappatoire, « je ne fais pas rien, je mange »
  • Calmer ou apaiser ses angoisses
  • S’oublier, oublier la réalité, dans un univers onirique
  • Evacuer une tension
  • Se faire plaisir, se récompenser

En fait, la « tête » détourne par ces comportements des besoins, pour solutionner notre souffrance.

L’effet calmant est lié à 3 facteurs

  • La stimulation de la bouche (cigarette, aliment…) : on retrouve la succion enfantine qui berce et tranquillise, une forme de régression.
  • La gestuelle a un effet relaxant (geste rituel du fumeur par ex)
  • Le remplissage d’aliments, liquide, fumée qui procure une sensation de plénitude face à un sentiment de vide, on se sent seul, on consomme pour remplir.

Synthèse, extrait par Hélène Dujardin Hypnothérapeute, Sophrologue

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Hypnose et anxiété, angoisse et sous-modalités (PNL)

Hypnose et anxiété, angoisse et sous-modalités (PNL)

Qu’est-ce que l’anxiété ?

L’anxiété est un état (DSM - IV)

  1. Le sentiment d’être fébrile, fatigué, irritable, nerveux, de souffrir de tension musculaire, et d’être incapable de dormir ou de se concentrer
  2. Crise d’angoisse : réactions plus intenses, cœur qui s’emballe, transpiration, tremblements, difficultés respiratoires, douleurs abdominales et thoraciques, nausées, étourdissements et peur intense (perdre le contrôle, de la mort, de la folie)
  3. Autres symptômes : rituels compulsifs, consommation d’alcool et de drogues, troubles alimentaires…
  • L’anxiété est une réaction physique
  • et pourtant elle ne peut pas être générée sans la présence de certaines représentations internes construites (visuelles, auditives, kinesthésiques) d’événements futurs possibles.

Pourquoi créons-nous ces sensations kinesthésiques/ressentis physiques pénibles ?

Tous, nous vivons dans un monde du « faire comme si » : nous faisons des suppositions sur ce qui va se passer. Potentiellement, c’est tout à fait sain : cela nous permet d’anticiper les défis à venir en mobilisant nos ressources. ces suppositions s'associent à des encodages dans le cerveau, les sous-modalités

L’anxiété, c’est quand le système s’emballe et se dérègle

L’anxiété est générée par des « distorsions cognitives »

  • Une focalisation sur le futur avec un oubli de ressources liées aux souvenirs du passés et des ressources du présent.
    • Par ex : une personne qui s’est adressée avec plaisir à un public de 1000 personnes la semaine précédente, peut paniquer en renouvelant l’expérience
  • La vision prioritaire du danger avec une vision « étroite » (sens de la vue, mais aussi auditif, kinesthésique/ressenti corporel).
    • Par ex, une personne qui a peur de parler en public peut se focaliser sur une seule personne en colère qui la regarde et pas remarquer les autres qui sourient
    • Par ex, une personne qui ressent une oppression thoracique, s’y focalise, en recherche la cause au lieu de percevoir les autres sensations agréables
  • Une association au danger : vous êtes dans la peur, l’angoisse
  • L’augmentation de l’importance du danger, qui se concrétise par l’augmentation des « modalités PNL »
    • Augmentation de la taille de l’objet, situation redoutée ; ainsi la menace semble plus grande et les ressources diminuées
    • La personne ayant peur de parler en public, peut voit des yeux énormes fixés sur elle, auquel peut s’ajouter un dialogue interne (auditif interne) annonçant le rejet du public et l’humiliation
  • L’évaluation irréalistes des info : tout danger est un danger total. A laquelle s’ajoutent des croyances sur « ce qui doit se produire » (par ex, il faut que je sorte d’ici) et des croyances sur ce que les autres pensent d’eux et des réactions.
  • Une absence de conscience d'être associé à la cause : la personne anxieuse les utilise plus fréquemment et avec moins d’attention consciente, ainsi elle a l’impression que ses ressentis lui tombent dessus, sont causés par l’environnement. Elle n’a pas conscience que ses ressentis résultent de la focalisation sur les représentations de danger.

Alors, comment mettre un terme à l’anxiété ou tout au moins comment faire face ?

  • L’évitement des situations est ce qui est recherché par la personne anxieuse. Mais ce sont des solutions illusoires, des objectifs impossibles à atteindre, sans compter toute l'organisation qui est mise en place autour de ça.
  • un travail sur les sous-modalités peut aider à modifier l'encode de l'expérience et par ricoché le ressenti.

Hypnothérapeute, je peux vous accompagner à distance ou en cabinet à Paris dans le 11ème

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Hypnose – Les sous-modalités en PNL

Hypnose - Les sous-modalités en PNL, par Hélène Dujardin

Sous Modalités en PNL – qu’est-ce que c’est ? par Hélène Dujardin hypnothérapeute

A quoi correspondent les sous-modalités?

  • Les sous-modalités sont un outil PNL (Programmation Neuro linguistique) qui décrit les particularités des représentations mentales, des modalités sensorielles
  • la PNL a été créée par Richard Bandler et Binder dans les années 70 aux États-Unis (en savoir plus sur la PNL)
  • Ces sous-modalités sont la façon aussi dont nous encodons notre expérience ; c'est le moyen dont utilise le cerveau pour encoder notre expérience émotionnelle
    • dans notre mémoire, "l'impression" de  notre expérience et nos souvenirs (un souvenir agréable, un souvenir traumatique)
    • au présent, dans le vécu de notre expérience
    • Elles peuvent aussi correspondre à des représentations mentales associées à de potentiels événements futurs. Ainsi l’anxiété est une réaction physique et pourtant elle ne peut pas être générée sans la présence de certaines représentations internes construites (visuelles, auditives, kinesthésiques) d’événements futurs possibles. Ainsi ces modalités génèrent des émotions.

Prenez un ou des exemples

  • Rappelez-vous une expérience très agréable, un beau souvenir, concentrez vous sur cet événement, replacez le dans son contexte, assurez-vous que vous le voyez bien comme vous l'avez vécu : comment sont les images? y a t il des sons? des odeurs? que ressentez-vous? en modifiant les modalités de votre souvenir, vous verrez que les ressentis s'en trouvent modifiés. Par exemple, si l'image est grande, immersive, brillante, en couleurs vives, panoramique. vous la transformez : noir et blanc, petite...
  • A l'inverse, la personne qui a peur de parler en public,  peut voit des yeux énormes fixés sur elle (modalité visuelle), auquel peut s’ajouter un dialogue interne (auditif interne) annonçant le rejet du public et l’humiliation
  • un autre exemple : repensez à votre dernière expérience de cinéma avec un écran géant, très immersif et votre expérience de soirée TV avec une petite TV : l'expérience en est différente, non?

Les modes sensoriels

Les modes sensoriels sont visuel, auditif, kinesthésique/ressenti, olfactif, gustatif.

  • VISUEL : l’image mentale peut être en couleur / noir et blanc ; Taille ; teinte, échelle de couleurs ; Associé / dissocié ; cadré, panoramique ; Contraste /Clarté / flou ; transparent/opaque ; positionnement et distance de l’image ; premier plan, arrière-plan ; visuel statique, en mouvement, qui s’enchaîne, se superpose, vitesse … ; la façon dont elles se déplacent, direction, défilement horizontal, vertical ; fréquence, mur d’images ; 2D / 3D ; Texture ; seul/en contexte ; proportion (hauteur sur largeur) ; orientation (incliné, en spirale) ; scintillement ; densité (grain, pixels) ; effet stroboscopique ; angle d’éclairage ; symétrie, mots écrits ; grossissement
  • AUDITIF : Rythme égal / inégal ; continu, syncopé ; volume, intensité ; Tonalité : aigu, grave, timbre; le nombre, la Durée, la Distance ; localisation ; associé/dissocié ; seul/en contexte ; clarté ; symétrie ; résonance ; source interne/externe ; mono/stéréo ; clarté ; hauteur
  • kinesthésique : Pression ; Mouvement ; intensité ; étendue ; localisation ; durée ; texture ; forme ; fréquence (rythme) ; nombre ; chaud / froid ; pour les détailler, vous pouvez d’abord décrire les sensations tactiles (peau), puis les sensations au niveau des muscles et sensations internes et enfin les représentations liées aux sensations (perception des sensations)
  • OLFACTIF : apparition odeur particulière, changement intensité, durée
  • GUSTATIF : sucré, salé, aigre, amer, brûlé, aromatisé, apparition gout particulier, changement intensité, durée

 

Comment les sous-modalités sont elle utilisées en hypnose?

  • L'encodage de souvenirs traumatiques peut être revisité, pour éteindre le nœud émotionnel associé
  • Un travail sur les représentations futures - menant par exemple à l'anxiété  - peut aider à repérer les déclencheurs, les sous modalités spécifiques pour dénouer le processus ; de la même façon pour les crises d'angoisse (sans promesse "magique" bien entendu, le travail se fait dans le détail, par un échange notamment avec le thérapeute, et par l'expérience ensuite) - en savoir plus dans cet article

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Hypnose – Que soigne l’hypnose thérapeutique ?

Hypnose - Guérir avec l’hypnose thérapeutique

Que soigne l’hypnose thérapeutique ? Pour quelles problématiques ? par Hélène Dujardin Hypnothérapeute, Paris

L’hypnose peut aider dans de nombreux contextes et problématiques.

  1. L’hypnose pour apprivoiser le stress, aider face à l’anxiété, aux crises de panique et troubles du comportement ; chocs émotionnels et traumatismes, blessures du passé
  • Le stress et l’anxiété sont des grands motifs de consultation et l’hypnose peut effectivement être d’une grande aide par rapport à ces problématiques
  • En soi, l’hypnose et la séance est un bon anti-stress, et procure une détente et un lâcher prise profond.
  • Mais elle va bien plus loin, l’hypnose va permettre de mieux gérer les crises d’angoisse, de panique, de développer sa sécurité intérieure et si besoin est, de travailler sur les causes. Cet article détaille ce que peut apporte l’hypnose face à l’anxiété et aux crises de panique.
  • L’hypnose va ainsi pouvoir apporter une aide par rapport aux problématiques du stress et de l’anxiété, des angoisses et crises de panique, les phobies, les deuils, traumatismes, l’abus, inceste…
  1. L’hypnose pour mieux dormir
  • L’hypnose ou auto hypnose, à savoir de générer facilement soi-même un état hypnotique, au moment du coucher facilite l’endormissement au moment de se coucher.
  • L’hypnose peut aussi nous aider à changer certaines habitudes de vie négatives et néfastes au sommeil ; à reprogrammer, recadrer notre sommeil.
  • Avec l’hypnose, nous allons chercher et creuser les causes qui sont en lien avec l’insomnie.
  1. L’hypnose pour arrêter de fumer et se libérer des dépendances
  • Pour la personne qui souhaite arrêter de fumer, l’hypnose vise à défaire les liens physiques et psychologiques de la personne avec son addiction. Elle va permettre de changer la perception du produit. Mais il faut avoir réellement envie d’arrêter de fumer, l’hypnose n’est pas magique !

4. L’hypnose dans la relation à la nourriture et pour retrouver une silhouette qui vous convient

  • Evidemment, il serait faux de croire qu’à elle seule, une simple séance d’hypnose nous fera perdre des kilos.
  • Durant les séances d’hypnose, vous allez pouvoir travailler sur votre relation à la nourriture, comprendre et transformer vos comportements, comprendre aussi ce qui a pu vous amener à prendre du poids, ce qui se « cache » derrière le poids et les kilos
  • Ainsi, en hypnose, vous allez travailler à la fois sur les aspects comportementaux (les associations gâteau – plaisir par exemple) que sur les aspects psychologiques (les causes, blessures, image de soi…)
  1. L’hypnose pour accompagner à traverser la douleur
  • La douleur est une expérience complexe avec des composantes sensorielles, émotionnelles, cognitives et motivationnelles.
  • L’hypnose va permettre d’agir à plusieurs niveaux, et déjà sur l’intensité de la douleur, grâce à la mise en relaxation profonde de la séance. Dans cet état de relaxation profonde, le corps produit des endorphines qui vont aider face à la douleur.
  • En hypnose, la personne va être actrice face à la douleur, puisque l’idée est qu’elle puisse utiliser les séances en dehors de la séance accompagnée et puis progressivement apprendre à induire cet état de détente profonde.
  • Ensuite, l’hypnose va « agir » sur les composantes de la souffrance qui viennent s’ajouter à la douleur physique à proprement parler et qui renforce la douleur : les phénomènes d’anticipations, la focalisation sur la douleur… avec notamment un travail de mise à distance, de transformation, de défocalisation et élargissement des perceptions. Là aussi, la personne est actrice de cette transformation. Et repart avec des outils à utiliser dans son quotidien, pour l’aider face à la douleur
  • Les aspects émotionnels en lien avec la douleur pourront être traités.
  1. L’hypnose à l’appui de votre développement personnel
  • L’hypnose peut vous aider à vous mobiliser dans l’atteinte d’un objectif, à mobiliser vos capacités, notamment de confiance et estime de soi
  • Par exemple en vue de préparation aux examens et concours, de prises de parole en public, pour améliorer vos performances sportives

Hypnothérapeute, je peux vous accompagner dans vos besoins et vers vos objectifs

  • Pour tout renseignement, question, et prise de rendez-vous en vue d’un accompagnement, je vous invite à me contacter au 06 34 18 00 23.
  • Les séances peuvent se faire en présentiel ou à distance, en visio.

Hypnose téléconsultation

Hypnose téléconsultation - Peut-on être hypnotisé à distance?

La réponse est oui et l’accompagnement sous cette forme présente même des avantages.

Tous les détails dans cet article !

Comment ça marche, l’hypnose à distance ? Est-ce que ça fonctionne vraiment à distance ?

  • Oui, il parait « légitime » de se poser la question. La réponse que je peux apporter est celle de l’expérience que j’en ai en tant qu’hypnothérapeute ; et elle est positive, d’après ce que je constate dans mes pratiques, et au contraire, la mise en transe en est même facilitée.
  • La voix de l’hypnothérapeute est celle qui va vous guider et peut tout à fait se faire par le biais du haut parleur, par rapport au fait d’être physiquement dans la même pièce
  • L’aspect « technologique » est important : avoir une bonne connexion tout simplement, pour que la voix de l’hypnothérapeute ne soit pas saccadée notamment.

Est-elle aussi efficace qu’une séance en cabinet ?

  • Oui, tout à fait
  • L’efficacité de l’hypnose réside dans l’implication et aussi, surtout la confiance, le fait d’être « à l’aise, en confiance » : le fait d’être installé, chez soi, dans un endroit rassurant, où l’on se sent libre, de ses ressentis… est propice au travail d’hypnose. La personne se sent encore plus rassuré, et en sécurité. Libre aussi de pouvoir ressentir et exprimer ses émotions.

Quels sont les avantages d’une séance d’hypnose à distance, en visio ?

  • Le confort d’être chez soi, un aspect rassurant, tout en sécurité pendant la séance.
  • La liberté de ressentir, de « se laisser aller » pendant la séance
  • Le confort de ne pas avoir à se déplacer après la séance de travail: cela rassure également par rapport à la mise en état d’hypnose et au travail qui aura pu être fait pendant la séance. C’est aussi réconfortant d’être chez soi, pour intégrer la séance.
  • L’aspect pratique aussi de ne pas avoir à se déplacer

Y a t-il des limites dans l'hypnose à distance?

  • Pas de réelles limites.
  • Par rapport à la séance en cabinet, on peut se dire que se retrouver en face à face derrière l’ordinateur ne favorise pas le contact. C’est pourquoi je choisis d’avoir déjà un échange téléphonique de prise de contact, un échange propice pour partager votre problématique, établir un premier contact ensemble. D’ailleurs c’est aussi cela qui vous permettra de décider si ce type d’accompagnement vous convient
  • Il est néanmoins important que l’aspect technique soit au rendez-vous (voir le point sur l’aspect pratique)
  • La seule limite finalement est votre « croyance » : est-ce que le fait de faire une séance d’hypnose à distance est un frein pour vous ? ou est-ce que cela vous convient ? Restez en accord par rapport à ce qui vous convient

Comment préparer sa séance d’hypnose à distance ?

Voici les éléments dont vous avez besoin pour bien préparer votre séance d’hypnose

  • Une connexion internet de bonne qualité
  • Le support peut être le téléphone, la tablette ou l’ordinateur : l’idée est que, quel que soit le support, il puisse être posé et que vous n’ayez pas à le tenir.
  • Celui-ci doit avoir des hauts parleurs (vous pouvez utiliser un casque ou des écouteurs, c’est intéressant, plus immersif)
  • Une webcam, pour pouvoir se voir.

Et juste avant la séance :

  • Prévoir d’être installé dans une pièce où vous allez être tranquille, vous n’allez pas être dérangé
  • Ajuster sa posture : assis sur une chaise, ou à demi –allongé sur un lit ou canapé (allongé avec de gros coussins derrière la tête et le dos)
  • Prévoir de pouvoir être visible par le thérapeute, de la tête au tronc. Nous ajusterons cela lors de la 1ère séance !

Quelles sont les modalités pratiques ?

  • La prise de rendez-vous se fait comme une séance en cabinet et je vous appelle pour la séance sur le média choisi.
  • La séance se fait notamment sur Skype et Messenger (facebook)
  • Le paiement de la séance se fait par virement bancaire et lydia.

Hypnothérapeute, je peux vous accompagner dans vos besoins et vers vos objectifs

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Hypnose et changement Comment l’hypnose peut-elle aider à guérir?

Hypnose et changement - le processus de guérison

Perçue comme mystérieusement efficace, voire spectaculaire, on attribue parfois une dimension « magique » à l’hypnose. Mais il n’en est rien. Quelques mots ici sur comment fonctionne l’hypnose, quoi en attendre.

N’hésitez pas à lire également l’article sur les 10 questions les plus courantes sur l’hypnose, si votre esprit conscient se pose d’autres questions !

Alors, comment ça marche ?

La base du fonctionnement de l’hypnose se trouve dans l’état de conscience modifié, et l’approche et  le processus de fonctionnement ne sera pas le même, qu’il s’agisse de :

  • La nouvelle hypnose
  • De l’hypnose humaniste

Cet article ici détaille les différents types d’hypnose

Dans la Nouvelle Hypnose, comme dans l’Hypnose Humaniste, la personne travaille avec son inconscient.

  • Cela va lui permettre de dépasser les barrières de son esprit conscient
  • Il est important de préciser, que, quelle que soit l’approche, la personne ne perd pas le contrôle de ses actions et rien ne se fait sans l’accord de la personne, consciemment et inconsciemment. Même en état de conscience modifié, le cerveau a des « sécurités » qui demeurent toujours actives.

Quelques mots sur l’inconscient

  • L’inconscient a plusieurs fonctions principales :
    • Il gère, régule et coordonne, des fonctions biologiques, sans qu’on en ait conscience (c’est le principe) et de façon automatique : température du corps, circulation sanguine, rythme cardiaque…
    • L’inconscient gère aussi tous les souvenirs, les apprentissages, les ressources et savoir-faire vécu consciemment ou non.
    • L’inconscient est notre gardien, il agit pour notre protection, certes de façon routinière ; il met à l’écart les événements traumatisants, les informations obsolètes. Il gère notre mémoire, peut ainsi garder en réserve des expériences, qui vont influer sur nos comportements physiques et psychiques de tous les jours.
    • Une forme de connexion supérieure, sorte de super-inconscient, qui serait à l’origine des intuitions
  • Quelques caractéristiques
    • L’inconscient possède ses propres modes de fonctionnement, distinct du conscient
    • Il est capable de traiter beaucoup plus d’informations que le conscient ; il est très créatif
    • L’inconscient a un mode de fonctionnement simple, un peu comme un enfant et en même temps très fin et juste dans ses prises de positions. Il a un langage propre, s’apparentant au langage des rêves, tout en symboles.
    • Il est tout le temps présent

Les deux façons différentes de travail avec l’inconscient

  • En nouvelle hypnose, le travail se fait en dissociation.
    • Le principe : dépasser les barrières du conscient pour s’adresser à l’inconscient et ainsi rompre des automatismes, des schémas, dépasser des croyances.
    • Il s’agit alors de passer de nouvelles informations à l’inconscient, de suggérer de faire différemment, de mobiliser d’autres ressources, façons de faire.
  • En hypnose humaniste, le travail se fait en association
    • la personne est partie prenante de l’expérience et travaille en « collaboration » avec son inconscient. L’expérience permet une connexion profonde à l’inconscient qui entre en dialogue avec la personne sous forme d’images, symboles, ressentis…
    • L’expérience s’associe parfois de ressentis dans le corps, d’émotions ; elle permet de dénouer, de dé-cristalliser un nœud émotionnel, d’apporter une forme de compréhension profonde

Ainsi, au cours de l’accompagnement que je propose, l’hypnose combine :

  • Un travail conscient de mise en mots, de liens, de compréhension, de nouvelles mises en perspective
  • Ces éléments vont nourrir la pratique d’hypnose
  • Et permettre un travail profond avec l’inconscient, soit en s’adressant directement à l’inconscient (nouvelle hypnose, dissocié), soit en travaillant de concert avec l’inconscient (hypnose humaniste, associé)

Pour tout renseignement, question, et prise de rendez-vous en vue d’un accompagnement, je vous invite à me contacter au 06 34 18 00 23.

Les séances peuvent se faire en présentiel dans le 11ème à Paris, ou en visio.

Séance hypnose – Comment se déroule une consultation?

Séance hypnose - la consultation en hypnose

Vous avez choisi l’hypnose pour vous aider et vous accompagner vers votre objectif, pour traverser votre problématique. Et vous souhaitez maintenant en savoir plus sur comment va se dérouler la séance d’hypnose. Voici la façon dont je peux vous accompagner en hypnose, et comment se déroule concrètement mon accompagnement avant et lors des séances

Avant la séance

  • Une prise de contact téléphonique nous permettra d’échanger ensemble sur votre problématique et votre objectif. Je pourrais ainsi commencer à cerner ce qui est important pour vous
  • Et puis, cela vous permettra aussi de me poser les questions
  • Et enfin, d’échanger sur les modalités pratiques

La confiance, la motivation, la conviction envers l’approche sont clés.

Et cet échange vous permettra de vous faire un avis et de sentir si vous êtes à l’aise, avant d’entamer l’accompagnement.

La séance en elle-même se déroule en 3 phases

  • Une phase d’échange approfondi avec un dialogue
    • Cette phase permet d’aborder votre problématique dans sa partie « consciente », de faire déjà des liens, d’apporter des éléments de compréhension, de mieux cerner votre besoin, d’accentuer, renforcer votre motivation le cas échéant
    • C’est une phase de « mise en mots », d’élaboration et déjà d’élargissement de perspective
    • Cette phase permettra aussi d’établir une « bonne » relation de travail sur vous et moi, pour que vous puissiez vous sentir complètement à l’aise et confortable
  • Une phase de « travail hypnotique thérapeutique » avec :
    • Une induction qui vous mène vers un état modifié de conscience
    • Une phase de travail selon l’objectif de la séance visé (en nouvelle hypnose ou hypnose humaniste)
    • Un retour à un état de conscience ordinaire après la phase de travail
  • Une phase post-pratique
    • Un échange éventuel sur l’expérience en hypnose humaniste (en nouvelle Hypnose, le travail se fait en état dissocié, et nous éviterons de revenir sur l’expérience, pour ne pas « détricoter » ce qui a été travaillé avec l’inconscient)
    • Des réponses aux questions que vous pouvez vous poser.
    • Et l’ouverture vers la séance de travail à venir ; l’inscription de la séance au sein de l’objectif

3 phases et un travail qui se prolonge après la séance :

  • Une phase d’intégration
    • les éléments s’agencent à l’intérieur de vous.
    • Et vous, vous restez consciemment acteur et mobilisé vers votre objectif.
  • Si nécessaire et selon le contexte, l’objectif visé, je pourrais vous remettre un enregistrement pour vous fournir « un bain hypnotique »
    • Une aide complémentaire, avec des suggestions, comme une piqûre de rappel quotidienne

En ce qui concerne les modalités pratiques :

  • Les séances se font en présentiel à mon cabinet à Paris dans le 11ème ou à distance en visio, ce qui fonctionne parfaitement bien et vous offre une forme de liberté et de lâcher prise
  • Les séances durent minimum 1h et plus probablement 1h30

Durée : à part pour l’arrêt du tabac, où une séance peut suffire, sinon, la durée ne peut pas réellement être déterminée à l’avance et dépendra de votre problématique, de votre objectif et de la façon dont les choses vont s’élaborer pour vous au fil des séances. l’hypnose reste néanmoins une thérapie brève.

  • Pour tout renseignement, question, et prise de rendez-vous en vue d’un accompagnement, je vous invite à me contacter au 06 34 18 00 23.
  • Les séances peuvent se faire en présentiel ou à distance, en visio.

l’hypnose, qu’est-ce que c’est? par Hélène Dujardin

l’hypnose, qu’est-ce que c'est? Hélène Dujardin Hypnothérapeute

Le terme « hypnose » désigne à la fois un état particulier, modifié de conscience et l’ensemble des techniques utilisées pour parvenir à cet état de conscience.

La définition qu’en donne  Milton Erickson, le fondateur de l’hypnose Ericksonienne, me semble intéressante et éclairante : « c’est un état d’attention et de réceptivité intense avec une augmentation significative des réactions positives à une idée ou à un groupe d’idées ».

Ainsi, la « transe hypnotique » est un état modifié de conscience ;

  • celle-ci correspond à une modification de l’état de vigilance « normale », l’état qui nous permet de raisonner et de vivre au quotidien.
  • Cet état de transe, nous le connaissons tous, déjà dans sa forme légère, par exemple au cinéma, en lisant un livre, lors d’un trajet en train. On décroche de la réalité et on « rêve » tout en restant conscient.
  • On rêve parce que, dans ces moments-là, par rapport à notre vie quotidienne, les stimuli externes sont peu intenses ; et notre cerveau, en manque d’informations, se met à en produire lui-même, en allant chercher des images dans l’inconscient.
  • En état d’hypnose, la personne oublie la réalité extérieure et accède à davantage de réalité intérieure et cette réalité intérieure sera vécue comme extérieure.

L’hypnose permet d’accéder à cette partie profonde, inconsciente de nous-même, avec laquelle la personne va « travailler » lors de la séance d’hypnose.

Cet état peut être atteint par soi-même ou accompagné par un hypnothérapeute.

Il y a plusieurs façons d’y accéder, selon la manière et le type d’hypnose qui va être « utilisé ».

  • Par la focalisation et la dissociation, en accentuant la cassure naturelle entre le conscient (notre perception habituelle) et l’Inconscient (notre esprit profond) Ce qui correspond à l’hypnose « traditionnelle »
  • Par l’augmentation de l’ouverture, « l’hyperactivité » du corps et de l’esprit en ouvrant notamment le champ des sensations et des perceptions. Ce qui correspond à l’hypnose « humaniste »

Cette « mise en transe » est appelée « induction »

Ensuite, l’hypnose correspond aux techniques qui vont être « appliquées » ; il existe 4 grandes formes d’hypnose que vous pourrez retrouver dans cet article.

Hypnothérapeute, je peux vous accompagner dans vos besoins et vers vos objectifs

  • Pour tout renseignement, question, et prise de rendez-vous en vue d’un accompagnement, je vous invite à me contacter au 06 34 18 00 23.
  • Les séances peuvent se faire en présentiel ou à distance, en visio.

 

Hypnose et guérison – Masculin et Féminin

Hypnose et guérison- Masculin et Féminin harmoniser ces polarités

Masculin et Féminin : que sont et représentent ces deux polarités à l’intérieur de nous-mêmes ? Comment l’hypnose peut aider à soigner et harmoniser ces polarités ? par Hélène Dujardin, Hypnothérapeute, Sophrologue, Paris 11

« On ne nait pas femme, on le devient » disait Simone de Beauvoir

Et cela a été un combat pour la femme, de pouvoir gagner son égalité de droits, avec l’acquisition d’une indépendance, l’acquisition de rôles professionnels également ; le mouvement #metoo symbole de la libération de la parole de la femme aura également marqué la dernière décennie.

Ces mouvements amènent à des questionnements : chacun, hommes et femmes ne savent plus vraiment qui ils sont et comment se comprendre. Et il devient nécessaire de redonner – à un niveau plus profond - un sens à chaque polarité – masculin et féminin – pour retrouver un équilibre.

Cet équilibre, dans les  polarités se retrouvent à l’extérieur…

  • Dans l’expression de la nature : le soleil et la lune
  • Dans l’affirmation par rapport à l’accueil
  • Le Yang et le Yin

…  comme à l’intérieur de nous-mêmes

Chacun d’entre nous a ses deux polarités – masculin et féminin – qui lui permet de vivre son unité, de se sentir complet, sans désespérément rechercher son âme sœur ou sa moitié.

Et c’est Jung, fondateur de la psychologie analytique, retrouver cette unité passe par la reconnexion entre le masculin et le féminin qui existent en nous : « notre âme est bisexuée »

1- Commençons alors par explorer ce que représentent ces polarités : autrement dit, que représentent le masculin et le féminin ?

Que représente le masculin ?

  • C’est le yang,
  • le principe émetteur : l’affirmation, l’idée
  • il est représenté par le soleil, la chaleur, la source de lumière.
  • C’est le principe créateur, l’impulsion
  • Il représente l’autorité, la loi, la partie consciente, la connaissance intellectuelle
  • Le principe masculin sépare, différencie, conceptualise

Que représente le féminin ?

  • C’est le yin
  • Le principe récepteur : l’accueil
  • Il est représenté par la lune, la vie intérieure, l’inconscient
  • Le féminin symbolise la beauté, l’amour, les cycles, la transformation, le lien
  • C’est la manifestation de la création dans la matière
  • Le principe féminin relie, crée

Chacun d’entre nous contient en lui-même ses deux polarités, complémentaires

2- Comment se sont construits, se construisent ces deux polarités ?

Ces deux dimensions vont se construire consciemment, et inconsciemment, à la fois par le vécu, les expériences, l’intégration des « modèles »

Et au départ, la dimension complémentaire se construit en chacun dans l’inconscient et ainsi :

La part féminine dans l’inconscient masculin est l’anima,

La part masculine dans l’inconscient féminin est l’animus.

L’anima et l’animus se construisent à partir des relations :

  • D’abord avec le parent du sexe opposé,
  • Puis des personnes du sexe opposé, famille, entourage
  • Et aussi des représentations culturelles du sexe opposé.

Ainsi, par exemple, pour une femme, selon sa représentation et l’intégration de l’animus

  • Mal canalisé, l’animus peut transparaitre dans le comportement avec des paroles cassantes, péremptoires, magistrales, comme faisant autorité, acerbe
  • Intégré, canalisé : l’animus va se manifester comme un appui intérieur, dotant la femme des qualités masculines, comme l’affirmation, le courage, l’objectivité

Et de même, pour l’homme selon la représentation et l’intégration de l’anima.

Ainsi, la dimension féminine ou masculine en soi peut être blessée, abîmée, mal intégrée ou mal canalisée de part :

  • Nos expériences, blessures personnelles de vie
  • L’éducation et les transmissions familiales, conscientes et inconscientes
  • Les modèles collectifs

Concrètement, le déséquilibre au niveau masculin peut se « révéler » par exemple, comme

  • Un manque de confiance, référence en ses propres idées (manque d’autorité intérieure)
  • Une énergie d’affirmation qui fait défaut, se refusant à l’accès de la force, peut-être dans une perception où le masculin est perçu comme le mal

Et le déséquilibre de la dimension féminine, par exemple

  • Dans une ouverture « trop » importante (dimension de l’accueil) : le phénomène de l’éponge qui absorbe tout ; inconsciemment, la femme a ici peur de « se couper », « se fermer », ce qui serait un peu comme mourir. Et elle ne se préserve aucun espace à elle
  • A l’inverse, le tout fermé
  • Dans le déséquilibre de l’écoute du ressenti, cette écoute n’ayant pas été « accueillie » par les parents alors que vous étiez petits.

3- Comment l’hypnose peut aider à harmoniser ces deux polarités – masculin et féminin ?

L’hypnose va permettre d’aller à la rencontre, à l’intérieur de soi, de chacune de ses polarités, un voyage pour :

  • rencontrer le masculin, féminin à l’intérieur de soi
  • accueillir pleinement cette polarité, dans toutes ses dimensions et avec ses zones d’ombre
  • en prendre soin, de soigner le cas échéant

La séance va permettre d’harmoniser chacune des polarités et d’harmoniser les deux polarités ensemble dans leur complémentarité :

L’harmonisation se fera sur plusieurs plans :

  • physique
  • émotionnel & énergétique
  • psychique

En somme, il s’agit pour la personne de cheminer vers un équilibre intérieur – masculin & féminin, l’équilibre de ses polarités complémentaires.

  • Un équilibre intérieur vers plus d’unité, de bien-être interne
  • Un équilibre des polarités dans l’expression de ses propres comportements et modes de fonctionnement
  • Une perception renouvelée des dimensions masculines et féminines

Cette séance peut être envisagée dans différents contextes & problématiques et notamment pour des blessures et événements de vie, des traumatismes, problématiques relationnelles et de couple, infertilité, sexualité, des sujets liés à l’identité ainsi que des problématiques en lien avec le poids et l’alimentation.

Ce sont les échanges que nous pourrons avoir, ce qui pourra être exprimé avant et après une séance, qui m’amènera naturellement à proposer cette séance.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter pour échanger sur votre problématique et envisager des séances en hypnose.

Séances sur rendez-vous au 06 34 18 00 23

Méditation et ruminations mentales – comment arrêter de ruminer ?

Méditation et ruminations mentales - qu’est-ce que c’est ?

Ruminations mentales : qu’est-ce que c’est ? comment arrêter de ruminer ?

Ressasser, s’inquiéter, tricoter et retricoter les mêmes idées dans la tête, comme en boucle, à partir d’un sujet… les ruminations mentales – « overthinking » - sont envahissantes, épuisantes et ne font pas bouger, avancer les problématiques. Alors, pourquoi ruminons-nous ? et comment faire pour arrêter de ruminer ?

Que sont les ruminations mentales ?

  • Au début, nos pensées se fixent sur une idée, un événement, une situation qui vient d’avoir lieu, nos pensées négatives se gonflent alors ; puis, peu à peu, nous nous mettons à y associer d’autres situations du passé, du présent, les pensées se brassent, viennent et reviennent. C’est chaotique, tricoté et retricoté, agité et c’est cela qui est caractéristique de la rumination mentale
  • La rumination mentale n’est pas de l’anxiété, puisque l’overthinker ne s’inquiète pour l’avenir et considère que le pire est déjà là.
  • Ruminer n’est pas réfléchir: en ruminant, on ne distingue pas l’essentiel, ce qui est important, de l’accessoire. Tout est sur le même plan. On ne peut pas y mettre du sens, comme quelque chose qui nous échappe. « C’est une pensée qui sort de son sillon, un débordement qui nous traverse et que l’on ne peut mettre en forme, alors que l’intelligence, elle, parvient à sérier », précise le psychanalyste Norbert Chatillon.
  • Les ruminations nous abusent : on pense être dans le réel, alors qu’on est dans le virtuel de nos craintes, de nos regrets
  • En somme, les ruminations triturent en boucle un ou quelques thèmes « phare » (perte, erreur, échec, jugement négatif de soi), leurs significations, leurs causes « profondes », ainsi que les émotions, sensations, ressentis pénibles du moment, dans l’espoir (largement illusoire) de comprendre et de changer

Qu’y a-t-il derrière les ruminations mentales ?

  • L’apport de Catherine Aimelet Périssol, pyschothérapeute, spécialiste du cerveau reptilien, me semble tout à fait intéressant : les ruminations mentales nous indiquent, selon elle, que nous sommes passés d’un état d’ouverture à un état de défense.
  • Voici le processus:
    • A la base, il y a une menace (être renvoyé, abandonné…)
    • La peur arrive
    • Cette émotion-racine déclenche une réaction de fuite
    • Les idées se bousculent dans notre tête, pour nous mobiliser à trouver des solutions
    • Mais le mécanisme de mobilisation semble être enrayé : au lieu d’être à l’écoute de notre peur et des besoins sous-jacents – les identifier et agir – nous subissons notre peur et nous nous y enfermons.
  • Ainsi les ruminations mentales sont un écran face à notre émotion de peur : ainsi l’exprime Nobert Chatillon « s’encombrer la tête a une fonction d’antidépresseur », comme un écran à nos angoisses existentielles, pour nous couper des sensations.
  • Parfois encore on rumine aussi parce qu’on est impuissant à agir, on n’a pas admis qu’au fond, pour le moment il n’y a pas de solution immédiate à ce qui nous tourmente

Mais, alors, que faire pour arrêter ces ruminations ?

  • En premier lieu, l’idée est de repérer le plus tôt possible que nous avons commencé à ressasser, car si le moteur est lancé, arrêter le mouvement est d’autant plus difficile
  • En repérant le démarrage de ces pensées, posez-vous les questions: est-ce que cela me fait avancer depuis que je pense à ce problème ? est-ce que j’y vois plus clair ? et est-ce que cela me fait du bien d’y avoir pensé ? Cela vous permettra de savoir si vous êtes en train de ruminer et aussi de vous « décoller » de ces ruminations, en devenant observateur de ce que vous êtes en train de produire (à savoir, les pensées en boucle)
  • Si les pensées sont lancées, la rumination « forte », le principe est là aussi de chercher à s’en distancier. Ne pas chercher à lutter contre celles-ci, puisque cela ne ferait que renforcer le processus de ruminations. En revanche, les « accueillir » et les observer. C’est un processus que nous apprenons en méditation de pleine conscience.
  • Et puis, les verbaliser, formuler aussi permet de les dépasser, traverser au mieux.
  • Enfin, dans les moments où les pensées sont très, trop fortes, notre meilleur allié est le corps : revenir au corps, en bougeant, marchant rapidement pour calmer le flux des pensées.

Vous ruminez, souffrez de ces pensées en boucle et peut-être cela est-il en lien avec d’autres problématiques ? N’hésitez pas à prendre contact avec moi, je pourrais vous accompagner grâce à la complémentarité d’outils que sont la méditation, l’hypnose et la sophrologie.

Séances sur rendez-vous au 06 34 18 00 23

Sophrologie et attaque de panique

Sophrologie et attaque de panique - qu’est-ce que c'est?

Que se passe-t-il au niveau physique et physiologique lors d’une attaque de panique ?

  • Une attaque de panique se traduit par un malaise brutal et intense où le corps tout entier est en état d’alerte.
  • Des manifestations physiques : Le système nerveux sympathique est alors activé et plusieurs symptômes physiques apparaissent telles que palpitations, sensation d’étouffement, étourdissements, transpiration, frissons, tremblements, engourdissements, sentiment d’irréalité et parfois même des nausées. La personne qui vit des attaques de panique « cristallise » son attention sur quelques symptômes qui différent d’une personne à l’autre
  • Quelle durée ? Les symptômes atteignent leur maximum d’intensité après généralement 10 minutes, mais ils peuvent persister jusqu’à 60 minutes. Le corps ne reste pas en état d’alerte pendant des heures, puisque le système nerveux parasympathique vient tout naturellement rétablir l’équilibre. Le corps humain est ainsi fait, il se régularise de façon autonome.
  • Des pensées parfois envahissantes : comme la peur de perdre le contrôle, la peur de perdre la raison ou encore la peur de mourir. Ces pensées peuvent devenir très envahissantes et sont, dans certains cas, plus difficiles à supporter que les symptômes physiques. Ces pensées tenaces sont des impressions (de perte de contrôle, perdre la raison…) déstabilisantes mais inoffensives.
  • L’instinct de protection : est ici suractivé. Pour une personne qui vit des attaques de panique, une situation qui ne semblait pas menaçante peut soudainement être perçue comme telle.
  • Le déclenchement peut être associé à un lieu, situation particulière. Il peut aussi être associé à une cause « interne » : la personne sujette à des attaques écoute attentivement ses sensations et tout signal provoque une alarme, qui en elle-même peut provoquer l’attaque de panique.

 

Pourquoi cela arrive-t-il?

  • Une attaque de panique peut survenir pour diverses raisons et dans des contextes différents. Toutefois, il arrive fréquemment qu’elle survienne à une période où l’individu est confronté à plusieurs stresseurs.
  • Chaque personne réagit différemment au stress, selon ses propres vulnérabilités (maux de tête, côlon irritable, ulcère d’estomac, etc.). Une attaque de panique représente une autre façon de réagir au stress.
  • Ainsi, on pourrait simplement considérer une attaque de panique comme un signal d’alarme indiquant à l’individu qu’il traverse une période plutôt chargée émotionnellement (ex. adaptation à l’université, anxiété scolaire, nouvel emploi, anticipation du marché du travail, etc.).
  • Également, une première attaque de panique peut survenir soudainement, mais elle peut aussi apparaître après la consommation de certaines substances comme une drogue (ex. marijuana). Ces substances peuvent provoquer des symptômes similaires à ceux ressentis lors d’une attaque de panique (ex augmentation du rythme cardiaque, vertiges, etc.) et amener une personne à craindre cette expérience et à redouter revivre ces symptômes à tout moment de sa vie…

Pourquoi cela se manifeste à répétition?

  • L’évitement de lieux, situations contribuent à installer la personne dans un cercle vicieux des attaques de panique. La personne se perçoit comme ne pouvant pas faire face à la situation
  • L’hyper vigilance aux sensations du corps, manifestations physiques et physiologiques est comme un bouton « panique » toujours présent, prêt à être enclencher au moindre signe : la personne craint alors de revivre la crise de panique. Et va lutter contre celle-ci. Ce qui l’accentue.
  • L’anticipation: la personne « filtre » ses activités, actions par le prisme de ces attaques de panique. Si le contexte « habituel » des crises est présent, la personne sera obnubilée par cela, envahi par les pensées obsédantes

Démystifier les symptômes ressentis lors d’une attaque de panique.

Quelques éléments  et explications tirés du livre La peur d’avoir peur (Marchand, A., Letarte, A. (2005))

  • Peur d’un arrêt cardiaque: Les données médicales indiquent que le cœur peut battre jusqu’à 200 pulsations par minute pendant plusieurs heures, sans subir de dommage. Le cœur est un muscle constitué de fibres très denses et il est très résistant. Lors d’une crise cardiaque, la douleur augmente lors de l’effort, alors que dans le cas d’une crise de panique, les symptômes peuvent augmenter en restant dans la situation ou diminuer lors d’un déplacement.
  • Peur de s’évanouir: La sensation de vertige est souvent présente lors d’une attaque de panique. La respiration souvent trop rapide, provoque une diminution de la circulation sanguine dans le cerveau, ce qui produit la sensation de vertige. Cependant, elle n’entraîne pas un évanouissement.
  • Sensation d’étourdissement: La sensation d’étourdissement est en partie due à la tension qui affecte l’oreille interne, qui elle, est responsable de l’équilibre. C’est ce qui explique l’impression que les objets tournent, mais ce malaise prend fin une fois que l’attaque de panique s’estompe.
  • Peur d’étouffer: Sous l’influence du stress, les muscles du cou et de la poitrine se contractent, ce qui peut donner l’illusion de manquer d’air. De plus, respirer à l’aide des muscles de la poitrine, plutôt que du diaphragme, peut créer une douleur à la cage thoracique. Cependant, il est important de se rappeler que la respiration est un mécanisme réflexe contrôlé par le cerveau, jour et nuit.
  • La peur de perdre la raison: Cette sensation d’étrangeté ou de désorientation s’explique par une réduction de la circulation sanguine au cerveau. Parfois aussi ce symptôme peut se produire en réaction à l’éclairage de certaines pièces (ex.: éclairage au néon). Toutefois, ce n’est qu’une sensation, une impression de perdre la raison et non l’apparition d’un trouble psychotique.

N’hésitez pas à consulter l’article « crise d’angoisse : quelques clés pour en sortir »

Vous souffrez d’anxiété, de crises d’angoisse ?

N’hésitez pas à prendre contact avec moi, je pourrais vous accompagner grâce à la complémentarité d’outils que sont la méditation, l’hypnose et la méditation. Mon approche associe l’aspect pragmatique de la « gestion » de la crise d’angoisse à une compréhension du processus en jeu, pour en sortir. Enfin, nous pourrons cheminer « vers la cause » si vous le souhaitez, si besoin est.

Séances sur rendez-vous au 06 34 18 00 23

Hypnose et nutrition – comment l’hypnose peut vous aider?

Hypnose et nutrition - comment l’hypnose peut vous aider?

 

Vous mangez trop, trop gras ou trop sucré, vous êtes adepte du grignotage… les kilos vous pèsent.

L’hypnose peut vous aider à retrouver votre poids de forme.

 

Petits préambules

  • Il est important de comprendre que l’hypnose n’a pas d’effet magique. L’hypnose va vous aider vers le retour à un poids de forme… avec votre aide et vos actions !
  • La/les premières séances, au travers d’échanges approfondis avec l’hypnothérapeute vous permettront de clarifier également votre rapport avec l’alimentation, apportant aussi des prises de conscience, et donc de clarifier quels sont les meilleurs leviers à utiliser dans le cadre des séances.

 

Comment l’hypnose peut-elle aider à retrouver votre poids de forme ?

L’hypnose va pouvoir agir à un niveau profond de vous-même : en état modifié de conscience, les barrières conscientes sont levées et des messages vont pouvoir être transmis à « votre moi profond » :

 

  • Au niveau comportemental, que ce soit pour modifier des « mauvais comportements » et trouver de nouvelles façons, habitudes de consommation. Ainsi, vous allez pouvoir déconstruire les automatismes crées, et renforcés par habitude : les cacahouètes le soir en rentrant du bureau, les gâteaux grignotés dans la voiture, la petite douceur au moment des pauses…

 

  • Ce sera à la fois un travail sur les réflexes mais également, il est possible de travailler sur la perception des aliments en question, les associations comme « chocolat » = « bon » = « plaisir », quel que soit l’aliment de prédilection bien sûr. l’hypnose « profite » du fait que le cerveau ne fait pas la différence entre l’imaginaire et le réel, vous pourrez ainsi retravailler sur les perceptions (par ex, devenir indifférent à son dessert préféré)

 

  • Les situations à risque peuvent également être travaillées : les courses au supermarché, le buffet à volonté…

 

En plus du niveau comportement, l’hypnose va vous permettre d’agir et de travailler à un niveau émotionnel et psychologique :

 

  • Avec un travail, par exemple, sur les liens, notamment parentaux, pour dénouer, pacifier, et déconnecter l’alimentation de ces liens affectifs

 

  • Et puis aussi, un travail sur l’image de soi, de ce que représente pour soi, ce changement et le fait de retrouver son poids de forme, une silhouette dans laquelle vous vous sentez bien : en quoi est-ce important pour vous ? Cette réflexion consciente associée à une inscription inconsciente va vous permettre de renforcer votre motivation pour atteindre votre objectif.

 

  • Bien sûr, en fonction de votre histoire personnel en lien avec le poids, le corps, un travail sur les « causes », « événements » pourra être envisagé.

 

Comment se passe l’accompagnement ?

 

  • Les séances sont espacées de 2 ou 3 semaines, pour laisser le changement opérer.
  • Une perte raisonnable de poids (pas de régime drastique associé) est recommandée pour que ce soit durable.
  • Les séances avec l’hypnothérapeute permettent un travail sur soi, inscrivent les bases du changement.
  • En dehors des séances, il vous revient de « faire le job », à savoir de poser le « cadre » d’une nouvelle hygiène alimentaire. Lors des séances, je vous donnerai quelques conseils sur la façon de vous alimenter (pas sur le contenu alimentaire)
  • Un soutien par auto-hypnose est recommandé et vous sera aussi proposé dans le cadre des séances.

 

Vous souhaitez entamer cette démarche et retrouver votre poids de forme ?

N’hésitez pas à me contacter : ensemble nous ferons le point sur là où vous en êtes, vous préciserez votre envie,  et l’hypnose pourra vous aider à avancer vers votre objectif

Consultations sur RDV au 06 34 18 00 23

Sophrologie et nutrition – le grignotage

Sophrologie et nutrition - comprendre le grignotage

Mieux comprendre le grignotage

En complément de l’article sur les kilos émotionnels, un focus et angle complémentaire sur le grignotage, qui vous permettra peut-être de mieux cerner des éventuels comportements et ensuite, de trouver des astuces pour évoluer vers d’autres comportements

Les raisons & comportements du grignotage :

  • Grignoter pour ne pas sentir, se détourner des émotions
    • « Cela constitue un mécanisme de défense, Plus notre angoisse est forte, plus nous avons tendance à y répondre par un aliment riche. » affirme le psychiatre et psychothérapeute Gérard Apfeldorfer.
    • C’est facile, rapide et accessible
  • Grignoter et reproduire un schéma et mode de fonctionnement familial
    • Grignoter pour « s’offrir » les aliments que nous n’avons pas eu, enfant, les aliments interdits
    • Reproduire les éléments de réconfort que nous avons eu enfant
  • Grignoter et s’offrir un moment régressif
    • S’offrir un aliment « doudou », comme de l’amour, se rendre la vie plus douce
    • Un comportement qui renvoie aux échanges de nourriture et d’amour avec la mère, à la succion du lait maternel. Ainsi la diététicienne Florence Pujol confirme : « Il choisit des aliments plutôt pâteux, type tartines. Leur mollesse rappelle l’effet de succion. Quant à ceux qui préfèrent des aliments petits, type cacahouètes, chips, bonbons, c’est que le mouvement de balancier du bras vers la bouche évoque le bercement… » Le grignotage : ultime doudou d’adultes en mal de tendresse ?

 

Comment faire ?

Après une profonde prise de conscience de nos comportements et de leur impact sur notre vie, notre santé, nos émotions même. Le travail va se faire à plusieurs niveaux :

  • Au niveau comportemental, en modifiant ces habitudes de consommation, consciemment. Quelques astuces ici
  • Au niveau émotionnel, en apprenant à gérer nos émotions différemment ; en dissociant, petit à petit l’association nourriture - doudou
  • Si nécessaire, à un niveau plus profond de travail sur soi, en lien avec notre histoire familiale

Vous souhaitez travailler sur votre rapport à l’alimentation et retrouver votre poids de forme ?

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Hypnose et nutrition – le gras et sucré

Hypnose et nutrition - pourquoi aimons-nous manger gras et sucré?

Nous « craquons » sur une pizza et plus rarement sur des bâtonnets de carotte !

Pourquoi cela ? que se passe-t-il dans notre cerveau et dans notre corps ?

En jeu : notre système de récompense au niveau de notre cerveau

  • "La décharge de graisses et de sucres fait du bien à notre cerveau : ces aliments provoquent une sécrétion d'insuline qui stimule l'entrée de tryptophane dans le cerveau, et stimule la sécrétion de sérotonine un neurotransmetteur qui procure calme et apaisement. Après avoir craqué pour des plats riches, nous ressentons rapidement un bien-être qui étouffe tout autre ressenti (la colère, l’anxiété, l’énervement…)", explique Magali Cros-Roig, diététicienne-nutritionniste.
  • Et puis, ces aliments sont doux, onctueux, agréables à mâcher, comme des doudous

Cela répond également à notre instinct de survie

  • Ces aliments fournissent de l’énergie, rapide, ce sont qui en contiennent le plus et pour l’organisme, c’est l’assurance d’avoir des réserves au cas où la nourriture viendrait à nous manquer.

L’impact de manger gras et sucré joue sur nos fonctions cognitives et nous installe dans le cercle vicieux de la malbouffe.

  • Cela a été prouvé récemment par une étude anglaise publiée en février 2020 dans la revue Royal Society Open Science 3
  • Cette étude a été menée à l'université Macquarie de Sydney, s'appuient sur le suivi de 110 étudiants de 20 à 23 ans
  • En seulement 7 jours de régime gras et sucré, les impacts se font sentir : ce régime altère les fonctions cognitives (en altérant la mémoire) et plus encore altère la fonction de la satiété : nous entrons alors dans un cercle vicieux de la malbouffe
  • D’autres études avaient déjà démontré aussi le risque augmenté de dépression.
  • Pour en savoir plus

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