Le corps et la notion de limite, Extrait de J’arrête de lutter avec mon corps, de Jean Christophe Seznec, par Hélène Dujardin hypnothérapeute

Le corps et la notion de limite, Extrait de J’arrête de lutter avec mon corps, de Jean Christophe Seznec, par Hélène Dujardin hypnothérapeute

Le corps et la notion de limite
Extrait de J’arrête de lutter avec mon corps, de Jean Christophe Seznec

Pouvoir élaborer, mettre des mots, apporter du sens et de la compréhension sur un vécu est une des premières étapes  dans le changement. Une étape de conscience.

J’ai trouvé dans la lecture du livre de Jean Christophe Seznec des éléments précieux, pour aider à cheminer dans le parcours de la dépendance et de la relation à l’alimentation.

Et ici même, j’en reprends un extrait dans son intégralité, qui éclaire sur la compréhension des limites, dans leurs différentes acceptions,

  • Un éclairage de ce que nous vivons dans la vie quotidienne, dans nos agissements,
  • dans l’origine même de la notion.

Comment s’individualise-t-on ? le modèle psychanalytique

L’une des questions centrales à laquelle nous sommes tous un jour confrontés au cours de notre vie, est celle de l’existence. Tout individu doit résoudre la problématique d’Etre.

  • En effet, à partir d’un corps organique appartenant pendant neuf mois à la mère, le nouveau-né s’individualise et se différencie physiquement et psychiquement.
  • Ce processus maturatif suit un long parcours que Freud décrit en faisant l’hypothèse de l’existence de l’inconscient, ce qui lui a permis de mettre en place la mythologie analytique utilisée comme modèle par les psychanalystes

A quoi correspond le fait d’être ?

C’est, en quelque sorte, la possibilité, de se référer à un autre – externe ou interne à l’individu – et d’entretenir ainsi avec lui une relation.

De ce fait, afin d’Etre soi et pas un autre, il est nécessaire de définir ses propres limites.

Si certaines limites paraissent plutôt évidentes

  • Les limites physiques : enveloppe corporelle
  • Limites relationnelles : tout le monde ne discute pas avec la même distance interpersonnelle physique ou psychique, chacun met en place sa distance.

D’autres le sont moins :

  • Les limites psychiques

L’absence de définition de soi entraîne la non-existence. On surmonte cette problématique grâce à l’inconscient, qui permet de mettre en place une dualité, notre structure névrotique,

  • entre le corps que j’ai, que je perçois, et que vous percevez,
  • Et le corps que je suis, avec cet autre psychique qu’est l’inconscient.

Toute cette organisation est propre à chacun en fonction du parcours maturatif vécu au cours de l’enfance et de la façon dont il a testé son existence réelle.

En résumé, on peut dire que pour Etre, on a besoin d’un ailleurs, et de limites par rapport à celui-ci.

***

La notion de limite se construit donc depuis la relation à la mère où nous ne formons qu’un pour s’individualiser, et prendre conscience que nous ne sommes pas un.

Et poursuivant ces étapes de construction psychique,  l’adolescence va constituer une étape charnière de différenciation vis-à-vis des parents, en s’émancipant de leurs désirs, besoins et éventuellement de leurs valeurs.

Parfois, si le lien est trop fort ou si l’adolescent n’a pas les ressources nécessaires pour se séparer, il peut être amené à « s’éprouver », se tester, pour pouvoir dire « qui » il est : comme la transformation de la chrysalide qui serait ici la séparation de ce qui rattache à l’enfance et aux parents.

En maltraitant son « corps parental », il essaie de rompre le lien qui le maintient dépendant, afin de le transformer en « corps d’adulte ».

Pour en savoir plus sur ce que cette forme de maltraitance recouvre, je vous invite à poursuivre votre lecture ici avec l’article Le corps et les comportements maltraitants : quelles fonctions ?

Synthèse, extrait par Hélène Dujardin Hypnothérapeute, Sophrologue

Séances sur rendez-vous au 06 34 18 00 23

Le corps et les comportements maltraitants : quelles fonctions ? Extrait de J’arrête de lutter avec mon corps, de Jean Christophe Seznec, par Hélène Dujardin hypnothérapeute

Le corps et les comportements maltraitants : quelles fonctions ? Extrait de J’arrête de lutter avec mon corps, de Jean Christophe Seznec, par Hélène Dujardin hypnothérapeute

Le corps et les comportements maltraitants : quelles fonctions ?
Extrait de J’arrête de lutter avec mon corps, de Jean Christophe Seznec

Pouvoir élaborer, mettre des mots, apporter du sens et de la compréhension sur un vécu est une des premières étapes  dans le changement. Une étape de conscience.

J’ai trouvé dans la lecture du livre de Jean Christophe Seznec des éléments précieux, pour aider à cheminer dans le parcours de la dépendance et de la relation à l’alimentation.

Et ici même, j’en reprends des clés sur la thématique notée en titre.

« Notre corps ressent des émotions et exprime des tensions ; il est parfois difficile d’accepter ce vécu corporel, et ce d’autant que nous ne savons pas toujours apaiser notre intériorité et nous engager vers la sérénité et l’harmonie intérieure.

Aussi nous utilisons différents comportements qui deviennent des dépendances ou éléments pour calmer ou anesthésier notre corps, purger nos tensions ou nous réconforter ».

Des comportements maltraitants envers notre corps

Ces comportements sont des formes de « mauvais traitements » envers notre corps

Et amènent à une forme de lutte contre le corps, contre nous-même.

  • Dans la lutte, le combat, l’alimentation est une façon fréquente de s’en prendre à son corps : dans les régimes et le contrôle de l’alimentation ; le contrôle et puis/ou les compulsions ; les grignotages.
  • L’alcool a aussi ces fonctions, et notamment celle d’anesthésiant des émotions, de voile posé sur le ressenti, le mal de vivre
  • Le tabac également
  • Les médicaments… etc

Que nous apportent ces comportements ?

Ces comportements, s’ils fonctionnent, fonctionnent sur une durée courte, de façon finalement illusoire. Ils génèrent de la tension, de l’anxiété et ont aussi un impact sur la santé.

Quelles sont les fonctions de ces comportements maltraitants ?

  • Se réconforter : le comportement « doudou », comme un petit enfant qui pourrait sucer son pouce. Une satisfaction immédiate face à l’ennui, le vide, l’abandon
  • Arrêter : ces comportements fonctionnent comme un « bouton off » qui arrête la sensation de mal être
  • Se remplir : un shoot de plénitude qui passe par le remplissage du ventre, comme un cocon
  • S’anesthésier : pour éviter une souffrance
  • Faire une pause : fuir quelqu’un ou une corvée, un prétexte ou échappatoire, « je ne fais pas rien, je mange »
  • Calmer ou apaiser ses angoisses
  • S’oublier, oublier la réalité, dans un univers onirique
  • Evacuer une tension
  • Se faire plaisir, se récompenser

En fait, la « tête » détourne par ces comportements des besoins, pour solutionner notre souffrance.

L’effet calmant est lié à 3 facteurs

  • La stimulation de la bouche (cigarette, aliment…) : on retrouve la succion enfantine qui berce et tranquillise, une forme de régression.
  • La gestuelle a un effet relaxant (geste rituel du fumeur par ex)
  • Le remplissage d’aliments, liquide, fumée qui procure une sensation de plénitude face à un sentiment de vide, on se sent seul, on consomme pour remplir.

Synthèse, extrait par Hélène Dujardin Hypnothérapeute, Sophrologue

Séances sur rendez-vous au 06 34 18 00 23

Qu’est-ce que l’hypnose ? par Hélène Dujardin Hypnothérapeute, Paris

Qu’est-ce que l’hypnose ? par Hélène Dujardin Hypnothérapeute, Paris

Le terme « hypnose » désigne à la fois un état particulier, modifié de conscience et l’ensemble des techniques utilisées pour parvenir à cet état de conscience.

La définition qu’en donne  Milton Erickson, le fondateur de l’hypnose Ericksonienne, me semble intéressante et éclairante : « c’est un état d’attention et de réceptivité intense avec une augmentation significative des réactions positives à une idée ou à un groupe d’idées ».

Ainsi, la « transe hypnotique » est un état modifié de conscience ;

  • celle-ci correspond à une modification de l’état de vigilance « normale », l’état qui nous permet de raisonner et de vivre au quotidien.
  • Cet état de transe, nous le connaissons tous, déjà dans sa forme légère, par exemple au cinéma, en lisant un livre, lors d’un trajet en train. On décroche de la réalité et on « rêve » tout en restant conscient.
  • On rêve parce que, dans ces moments-là, par rapport à notre vie quotidienne, les stimuli externes sont peu intenses ; et notre cerveau, en manque d’informations, se met à en produire lui-même, en allant chercher des images dans l’inconscient.
  • En état d’hypnose, la personne oublie la réalité extérieure et accède à davantage de réalité intérieure et cette réalité intérieure sera vécue comme extérieure.

L’hypnose permet d’accéder à cette partie profonde, inconsciente de nous-même, avec laquelle la personne va « travailler » lors de la séance d’hypnose.

Cet état peut être atteint par soi-même ou accompagné par un hypnothérapeute.

Il y a plusieurs façons d’y accéder, selon la manière et le type d’hypnose qui va être « utilisé ».

  • Par la focalisation et la dissociation, en accentuant la cassure naturelle entre le conscient (notre perception habituelle) et l’Inconscient (notre esprit profond) Ce qui correspond à l’hypnose « traditionnelle »
  • Par l’augmentation de l’ouverture, « l’hyperactivité » du corps et de l’esprit en ouvrant notamment le champ des sensations et des perceptions. Ce qui correspond à l’hypnose « humaniste »

Cette « mise en transe » est appelée « induction »

Ensuite, l’hypnose correspond aux techniques qui vont être « appliquées » ; il existe 4 grandes formes d’hypnose que vous pourrez retrouver dans cet article.

Hypnothérapeute, je peux vous accompagner dans vos besoins et vers vos objectifs

  • Pour tout renseignement, question, et prise de rendez-vous en vue d’un accompagnement, je vous invite à me contacter au 06 34 18 00 23.
  • Les séances peuvent se faire en présentiel ou à distance, en visio.

 

Documentaire : Le monde en face – Secrets de famille, l’héritage invisible

Documentaire : Le monde en face - Secrets de famille, l'héritage invisible

Secret de famille : l’héritage invisible - documentaire sur Arte

Secret de famille : l’héritage invisible

Ce documentaire avec des exemples concrets d’histoires de vie permet de mieux comprendre les transmissions et héritages à partir d’un secret, comme un héritage invisible.

Le secret se transmet d’une génération à l’autre, et ressort ensuite, peut-être des années plus tard, avec des symptômes, mal-être pour le(s) descendants. Une forme de toxicité invisible.

En prendre conscience, mettre en mots, apportent une forme de compréhension : il s’agit d’élaborer et de suivre la trace du « fantôme » avec l’origine du traumatisme jusqu’à soi.

Ainsi, une double compréhension se fait:

  • La compréhension du vécu, du traumatisme
  • Avec une mise en lien avec son propre vécu, ses propres symptômes.

Et un travail thérapeutique en hypnose, qui peut être aussi associé à un travail en sophrologie - associant le corps et la conscience permettent d'associer aux mots posés:

  • un travail profond associé avec l'inconscient
  • dans le ressenti, la (re)traversée des émotions, une forme de "décristalisation" des émotions

Hypnothérapeute, sophrologue, je peux vous accompagner sur ces problématiques.

Pour plus d'informations, vous pouvez me contacter au 06 34 18 00 23.

Masculin et Féminin : que sont et représentent ces deux polarités à l’intérieur de nous-mêmes ? Comment l’hypnose peut aider à soigner et harmoniser ces polarités ? par Hélène Dujardin Hypnose Paris 11

Masculin et Féminin : que sont et représentent ces deux polarités à l’intérieur de nous-mêmes ? Comment l’hypnose peut aider à soigner et harmoniser ces polarités ? par Hélène Dujardin, Hypnothérapeute, Sophrologue, Paris 11

« On ne nait pas femme, on le devient » disait Simone de Beauvoir

Et cela a été un combat pour la femme, de pouvoir gagner son égalité de droits, avec l’acquisition d’une indépendance, l’acquisition de rôles professionnels également ; le mouvement #metoo symbole de la libération de la parole de la femme aura également marqué la dernière décennie.

Ces mouvements amènent à des questionnements : chacun, hommes et femmes ne savent plus vraiment qui ils sont et comment se comprendre. Et il devient nécessaire de redonner – à un niveau plus profond - un sens à chaque polarité – masculin et féminin – pour retrouver un équilibre.

Cet équilibre, dans les  polarités se retrouvent à l’extérieur…

  • Dans l’expression de la nature : le soleil et la lune
  • Dans l’affirmation par rapport à l’accueil
  • Le Yang et le Yin

…  comme à l’intérieur de nous-mêmes

Chacun d’entre nous a ses deux polarités – masculin et féminin – qui lui permet de vivre son unité, de se sentir complet, sans désespérément rechercher son âme sœur ou sa moitié.

Et c’est Jung, fondateur de la psychologie analytique, retrouver cette unité passe par la reconnexion entre le masculin et le féminin qui existent en nous : « notre âme est bisexuée »

1- Commençons alors par explorer ce que représentent ces polarités : autrement dit, que représentent le masculin et le féminin ?

Que représente le masculin ?

  • C’est le yang,
  • le principe émetteur : l’affirmation, l’idée
  • il est représenté par le soleil, la chaleur, la source de lumière.
  • C’est le principe créateur, l’impulsion
  • Il représente l’autorité, la loi, la partie consciente, la connaissance intellectuelle
  • Le principe masculin sépare, différencie, conceptualise

Que représente le féminin ?

  • C’est le yin
  • Le principe récepteur : l’accueil
  • Il est représenté par la lune, la vie intérieure, l’inconscient
  • Le féminin symbolise la beauté, l’amour, les cycles, la transformation, le lien
  • C’est la manifestation de la création dans la matière
  • Le principe féminin relie, crée

Chacun d’entre nous contient en lui-même ses deux polarités, complémentaires

2- Comment se sont construits, se construisent ces deux polarités ?

Ces deux dimensions vont se construire consciemment, et inconsciemment, à la fois par le vécu, les expériences, l’intégration des « modèles »

Et au départ, la dimension complémentaire se construit en chacun dans l’inconscient et ainsi :

La part féminine dans l’inconscient masculin est l’anima,

La part masculine dans l’inconscient féminin est l’animus.

L’anima et l’animus se construisent à partir des relations :

  • D’abord avec le parent du sexe opposé,
  • Puis des personnes du sexe opposé, famille, entourage
  • Et aussi des représentations culturelles du sexe opposé.

Ainsi, par exemple, pour une femme, selon sa représentation et l’intégration de l’animus

  • Mal canalisé, l’animus peut transparaitre dans le comportement avec des paroles cassantes, péremptoires, magistrales, comme faisant autorité, acerbe
  • Intégré, canalisé : l’animus va se manifester comme un appui intérieur, dotant la femme des qualités masculines, comme l’affirmation, le courage, l’objectivité

Et de même, pour l’homme selon la représentation et l’intégration de l’anima.

Ainsi, la dimension féminine ou masculine en soi peut être blessée, abîmée, mal intégrée ou mal canalisée de part :

  • Nos expériences, blessures personnelles de vie
  • L’éducation et les transmissions familiales, conscientes et inconscientes
  • Les modèles collectifs

Concrètement, le déséquilibre au niveau masculin peut se « révéler » par exemple, comme

  • Un manque de confiance, référence en ses propres idées (manque d’autorité intérieure)
  • Une énergie d’affirmation qui fait défaut, se refusant à l’accès de la force, peut-être dans une perception où le masculin est perçu comme le mal

Et le déséquilibre de la dimension féminine, par exemple

  • Dans une ouverture « trop » importante (dimension de l’accueil) : le phénomène de l’éponge qui absorbe tout ; inconsciemment, la femme a ici peur de « se couper », « se fermer », ce qui serait un peu comme mourir. Et elle ne se préserve aucun espace à elle
  • A l’inverse, le tout fermé
  • Dans le déséquilibre de l’écoute du ressenti, cette écoute n’ayant pas été « accueillie » par les parents alors que vous étiez petits.

3- Comment l’hypnose peut aider à harmoniser ces deux polarités – masculin et féminin ?

L’hypnose va permettre d’aller à la rencontre, à l’intérieur de soi, de chacune de ses polarités, un voyage pour :

  • rencontrer le masculin, féminin à l’intérieur de soi
  • accueillir pleinement cette polarité, dans toutes ses dimensions et avec ses zones d’ombre
  • en prendre soin, de soigner le cas échéant

La séance va permettre d’harmoniser chacune des polarités et d’harmoniser les deux polarités ensemble dans leur complémentarité :

L’harmonisation se fera sur plusieurs plans :

  • physique
  • émotionnel & énergétique
  • psychique

En somme, il s’agit pour la personne de cheminer vers un équilibre intérieur – masculin & féminin, l’équilibre de ses polarités complémentaires.

  • Un équilibre intérieur vers plus d’unité, de bien-être interne
  • Un équilibre des polarités dans l’expression de ses propres comportements et modes de fonctionnement
  • Une perception renouvelée des dimensions masculines et féminines

Cette séance peut être envisagée dans différents contextes & problématiques et notamment pour des blessures et événements de vie, des traumatismes, problématiques relationnelles et de couple, infertilité, sexualité, des sujets liés à l’identité ainsi que des problématiques en lien avec le poids et l’alimentation.

Ce sont les échanges que nous pourrons avoir, ce qui pourra être exprimé avant et après une séance, qui m’amènera naturellement à proposer cette séance.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter pour échanger sur votre problématique et envisager des séances en hypnose.

Séances sur rendez-vous au 06 34 18 00 23

Ressentis et Besoins, quelques éléments d’introduction à la CNV par Hélène Dujardin Sophrologue Méditation Paris 11

Les besoins et les ressentis, quelques éléments introductifs sur la Communication Non Violente (CNV) par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation

Comment se connecter à ses besoins ? Comment les percevoir ?

Qu’y a-t-il derrière nos ressentis ? nos émotions ?

Comment décoder les messages de l’autre ? Comment interagir au mieux dans la relation ?

 

La Communication NonViolente (CNV) nous offre des éléments de réponses concrets, expérientiels.

Le processus de la CNV a été mis au point par Marshall B. Rosenberg (1934 – 2015),  psychologue clinicien collaborateur de Carl Rogers pour ceux qui connaissent.

Comme l’exprime Marshall B. Rosenberg  « La Communication NonViolente nous invite à être davantage conscients de nos perceptions, à accueillir et gérer nos émotions, à nous relier à nos besoins et nos motivations »

L’idée de ce billet est déjà de vous transmettre ces notions de ressentis, besoins. J’entrerai dans l’aspect du processus dans un autre article

  1. les ressentis, sentiments
  • Ce sont des indicateurs : ils nous indiquent si nos besoins sont satisfaits ou pas
  • C’est la réponse à la question : qu’est-ce que j’éprouve ?
  • Il ne s’agit pas de ce que nous pensons être mais de ce que nous ressentons
  • Il ne s’agit pas non plus d’une interprétation des réactions ou comportements des autres à notre égard

Etre  à l’écoute de nos ressentis nous permet de nous reconnecter à nos besoins.

Cela demande des instants de retour à soi, un éclairage conscient de ce que nous ressentons, des mots à poser. Pour nous y aider, Isabelle Padovani, a proposé une roue des ressentis, que je reprends ici

roue des ressentis cnv helene dujardin

  1. les besoins humains fondamentaux
  • Ils sont universels
  • Les besoins ne sont pas rattachés à une personne, un objet, une situation et il y a une multitude de façons de nourrir un besoin

besoins CNV Helene dujardin

#1 SURVIE

  •  Abri
  • Respiration, Hydratation
  • Alimentation
  • Évacuation
  • Lumière
  • Repos
  • Reproduction
  • Mouvement, stimulation sensorielle

#2 BIEN-ÊTRE

  • LIBERTÉ : autonomie, indépendance, émancipation, spontanéité, intégrité, dignité, respect de soi
  • SECURITE /HARMONIE : confiance (en soi et en la vie), paix, rythme / temps d'intégration/énergie, protection, réconfort, sérénité, beauté, inspiration, clarté / compréhension / sens, cohérence/ congruence,  ordre/structure/repères, présence à soi / connexion à soi, simplicité / fluidité
  • RECRÉATION : jeu, détente, défoulement, ressourcement, rire, légèreté, humour, intensité, stimulation, diversité

#3 RÉALISATION

  • IDENTITÉ: confiance en soi, estime de soi, affirmation, respect de soi, intégrité, authenticité, valeurs
  • ACCOMPLISSEMENT : beauté, potentialités, création / expression, inspiration, réalisation, apprentissage, spiritualité, choix de projets de vie (les moyens de nos choix), choix de ses valeurs, buts, rêves, croissance / évolution, épanouissement
  • SENS: compréhension, discernement, orientation, unité / communion, transcendance / complétude / sérénité, conscience / vision, sens de sa valeur, sens de la vie / unicité

#4 RELATION

  • RELATION : accueil/ouverture / tolérance, amour / compassion, appartenance / inclusion, appréciation / gratitude/ reconnaissance, apprivoisement, attention /considération, authenticité /honnêteté / transparence, bienveillance / réconfort, communication, complicité / intimité/ présence, compréhension/empathie/écoute, délicatesse / douceur / sensibilité,  donner/recevoir / équité / équilibre / réciprocité, fiabilité / respect, flexibilité / souplesse, harmonie, inspiration / stimulation, simplicité / fluidité, soutien/soin, tendresse / chaleur humaine
  • PARTICIPATION: épanouissement, coopération /concertation, collaboration, cocréation, connexion, interdépendance, communion / échange / partage, contribution / prendre soin

#5 CELEBRATION

  • Appréciation
  • Contribution à la vie
  • partage des joies, des peines
  • Fêter des réalisations
  • Gratitude
  • Reconnaissance
  • Ritualisation, deuils, fêter, honorer, rendre grâce

Source : les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs), de Marshall B. Rosenberg

par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation de Pleine Conscience

Accompagnement de particuliers et professionnels.

Séances sur rendez-vous. Me contacter au 06 34 18 00 23.

 

Pourquoi et comment pardonner? Synthèse & extrait de propos d’Olivier Clerc par Hélène Dujardin Sophrologue Méditation Paris 11

Pourquoi et comment pardonner? Extrait & synthèse de propos d'Olivier Clerc, par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation

Le pardon : un concept un peu flou, aux contours, qui peuvent sembler très religieux en héritage à notre culture chrétienne. Nous sommes des êtres sociaux, comme le disait Aristote, avec des échanges, des liens qui se tissent, se dénouent ; des contacts, des actes, mots, gestes qui nous impactent, blessent notre cœur. Et ces blessures émotionnelles nous coupent de la vie, nous assèchent, nous figent, nous enferment.

Alors que nous soignons notre corps si nous avons des blessures physiques, qu’en est-il de notre cœur ? Comment prenons-nous soin de notre cœur ?

J’ai trouvé les propos d’Olivier Clerc particulièrement parlant, intéressant et je me propose ici d’en retranscrire une synthèse.

#1 QU’EST-CE QUE PARDONNER ?

  • Le pardon est une guérison des blessures du cœur
  • Le pardon nous soigne de la haine, des rancœurs, du ressentiment : je demande pardon de m’être servi des faits et gestes de l’autre pour cultiver de la haine, justifier de mon état intérieur
  • Pardonner, c’est un cadeau que l’on se fait à soi
  • Pardonner, c’est reprendre sa responsabilité : se pardonner pour les ressentiments, haines nourris à partir de la situation, des faits
  • Le pardon est une forme de lâcher prise, d’ouverture
  • Le pardon se fait avec le cœur, on découple le cœur et le mental

#2 CE QUE N’EST PAS LE PARDON

  • Pardonner n’est pas excuser: on peut pardonner et cesser de haïr, abandonner le jugement qui nous détruit mais ne pas excuser les faits. Je peux trouver des raisons, comprendre mais pas excuser ni approuver
  • Pardon n’est pas une réconciliation: le pardon peut se faire seul, mais la démarche de réconciliation se fait à deux.
  • Le pardon n’est pas un oubli: le pardon guérit la blessure du cœur, mais n’empêche pas de garder en soi la leçon de l’expérience dans son essence
  • Le pardon n’est pas se rendre coupable : si j’ai fait une erreur, je demande pardon et je cherche à réparer ce qui peut l’être et à modifier mon comportement

#3 LES OBSTACLES AU PARDON

  • La croyance que le pardon serait un acte religieux, non accessible aux non-croyants. Ce qui n’est pas vrai. Le seul avantage religieux est la possibilité de s’en remettre à plus grand que soi
  • Le pardon serait obsolète: une certaine vision du pardon oui, mais pas le pardon lui-même
  • Le pardon serait un cadeau pour l’autre : non, il est surtout un cadeau que je me fais à moi. Car je suis le premier à souffrir
  • La croyance qu’il est impossible de pardonner si l’autre ne demande pas pardon: or tant que j’attends de l’autre, je reste dans l’impuissance et je laisse mon pouvoir de guérir dans les mains de l’autre. Pardonner permet d’arrêter de se fixer sur l’autre pour se centrer sur soi, sa capacité à guérir
  • Quand on réduit la personne à son acte: relier la personne à son humanité permet de desserrer l’étau autour de son cœur
  • La tentation de vouloir comprendre tout, tout de suite nous amène vers un jugement, une explication simpliste
  • L’orgueil qui nous place au-dessus de l’autre
  • Le pardon n’est pas une humiliation (obligé de pardonner) mais se fait dans l’humilité (un choix du cœur)

#4 LES ETAPES DU PARDON

  • Un temps pour accepter ce que l’on a vécu
  • Un temps pour accueillir les émotions = SE LAISSER TRAVERSER
  • Un temps pour pardonner =
    • PARDONNER AVEC LE COEUR
    • ET ELARGIR NOTRE VISION DES EVENEMENTS AVEC UNE COMPREHENSION DU SENS
  • Un temps pour demander réparation

#5 UNE DEMARCHE DU PARDON : le don du pardon (Don Miguel Ruiz)

  • Je demande pardon aux autres
  • Je demande pardon à mes boucs émissaires : les groupes de personnes pour lesquelles j’ai des préjugés
  • Je demande pardon à plus grand que moi : la Vie, l’Amour, Dieu… (ce qui vous parle le plus)
  • Je me demande pardon à moi-même : les fois où je me juge, m’accuse, me sanctionne, suis divisée en moi, me rejette ; je fais la paix intérieure et me réconcilie avec moi-même

Par rapport à cette démarche du pardon, la sophrologie qui offre un temps d'espace et de rencontre avec soi peut vous permettre d'accueillir votre expérience, d'accueillir également vos ressentis, vos émotions, puis d'élargir votre regard afin d'y apporter un sens.

Synthèse par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation de Pleine Conscience

Accompagnement de particuliers et professionnels.

Séances sur rendez-vous. Me contacter au 06 34 18 00 23.

 

Comment lâcher prise? par Hélène Dujardin Sophrologue Méditation Paris 11

Comment lâcher prise? par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation

« il faut lâcher prise » « lâche prise ! » peut-on s’entendre dire.

Plus facile à dire qu’à faire ! La tâche n’est pas aisée, et lâcher prise ne se décrète pas et fait partie d’un processus. Et la compréhension de ce qu’est le lâcher-prise, de ce qui s’y joue dans la prise et le lâcher-prise va permettre d’entamer le processus du lâcher-prise.

Pas de prétention ici de donner un « prêt à l’emploi » avec 100% de garantie mais de vous donner des pistes, et éléments d’éclairage pour vous aider à faire votre chemin vers le lâcher prise

#1 Qu’est-ce que le lâcher-prise ?

Le sujet est presque flou, ne sachant finalement pas ce que cela recouvre : qu’avons-nous à lâcher ou juste ? Quelle est cette prise qu’il nous faudrait lâcher ? à quoi tenons-nous ?

Dans notre quotidien, nous sommes soumis à un niveau de stress, nous nous mettons la pression, au travail, en famille. Et puis, il y a ce sujet sur lequel nous nous agrippons, celui qu’on ne lâche pas, dans le couple, au travail, en famille, un événement, une situation qui nous préoccupe.

Quand on demande à une personne ce qu’il se passe dans « ce sujet qu’on tient », comment ça se manifeste : la réponse apportée est souvent relative aux pensées, aux ruminations. La problématique tourne non-stop dans notre esprit, plus ou moins en avant-plan ou arrière-plan, revenant à notre esprit, quand on essaie de s’endormir, quand on travaille. On n’arrive plus à penser à autre chose.

Prenons quelques exemples dans différents domaines pour approcher le sujet :

  • Au travail: vous n’aimez pas votre travail, mais vous vous dites que vous pouvez tenir, vous accrocher, et que le management vous donnera bientôt une promotion pour un autre travail. Vous serez ainsi débarrassée de vos missions actuelles que vous n’aimez pas.
  • Dans le couple: vous avez rencontré un homme/une femme malheureusement celui-ci n’est pas disponible, il/elle est déjà en couple. Après quelques soirées passées ensemble, il/elle ne montre aucun signe d’envie/de disponibilité de vous voir. Mais vous vous dites qu’il/elle est occupé(e) avec son travail, et puis avec son/sa compagnon/compagne, que la situation n’est pas simple pour lui/elle. Vous lui trouvez des excuses.
  • Au travail: vous êtes en cours de négociation avec votre employeur, vous êtes en arrêt maladie et vous passez votre temps à attendre la réponse de celui-ci, durant ces mois de négociation.
  • Dans le couple: votre compagnon/compagne est alcoolique, vous vous dites qu’il/elle arrêtera de boire si vous êtes gentil(le) et que vous ne la « forcez » pas à arrêter de boire.
  • A la maison: vous aimez que tout soit rangé, nickel, le ménage doit être fait chaque jour
  • Examens : vous avez un examen dans quelques semaines, vous passez vos journées, vos soirées, vos week-ends à travailler sans relâche. Vous ne prenez aucune pause, vous vous acharnez sur vos révisions et vous n’avez qu’une idée en tête : réussir. Même si plus rien ne rentre, si vous commencez à tout mélanger, vous continuez à réviser.

Dans ces exemples, apparaissent différentes notions :

  • Le principe du contrôle: la prise que nous tenons est la situation, l’événement, la personne. Tenir cette prise est une façon pour nous de tenter de contrôler la situation. C’est comme si, en tenant prise, nous avions l’illusion de contrôler la situation, de contrôler l’autre.
  • Le mental: ces pensées ruminatives nous permettent aussi de masquer les émotions sous-jacentes, en nous divertissant vers le mental.
  • La projection dans le futur: dans cette prise, nous sommes embarqués dans l’avenir et décollés du présent.
  • Le révélateur d’un manque, de besoin : en filigrane, dans les exemples, nous pouvons percevoir que le fait de tenir face à un manque ou de combler un besoin. Je vais revenir sur ce point un peu plus loin dans cet article.
  • La distorsion de la réalité: nous sommes non seulement décollés du présent mais aussi de la réalité, en faisant des petits arrangements avec la réalité, en se berçant d’illusions. Et en nous accrochant à des situations pourtant mauvaises pour notre bien-être. Nous négocions avec nous-mêmes sans voir la réalité, certes pour de « bonnes raisons » ou plutôt des attentes que nous avons.

Et justement, la prise de conscience va être le point de départ du processus de lâcher prise.

Mais avant cela, j’aimerais « remonter d’un cran », en apportant une perspective plus large sur le sujet, qui, certes, ne va pas forcément apporter des « billes » de façon pragmatique (et quoique) mais va compléter notre éclairage.

#2 l’ego et la séparation

A un niveau plus large, ce qui se joue dans la prise a à voir avec notre ego

  • Comme l’explique bien Gilles Farcet, écrivain, dans la mouvance spirituelle d’Arnaud Desjardins, moi, vous, nous existons chacun, indépendamment du tout, séparé, seul, et seul face à l’autre. Tout ce qui n’est pas moi est autre. Et l’autre ne m’obéit pas toujours. Identifié au moi, je vis à la fois dans cette grande peur et dans cette illusion de toute puissance.
  • Au lieu de nourrir cet ego, l’idée serait plutôt de cultiver notre appartenance et ce lien au tout, d’accepter finalement l’autre dans sa différence et son individualité, sans chercher de le « ranger » à ses normes ou critères. Finalement accepter l’autre en tant qu’autre

#3 le processus du lâcher-prise

Nous l’avons dit, lâcher-prise ne se décrète pas, d’un mot, d’un seul mais est le fruit d’un processus avec différentes étapes que nous allons voir ici

  • Phase de prise de conscience: au départ, nous sommes collés à la situation, à l’événement, pris dans nos pensées, dans notre souffrance et même confondus dans cette souffrance. La 1ère étape va être de reconnaître ce qui est là.
    • Avant de prendre de la distance avec ce qui nous fait souffrir, l’invitation est de reconnaitre la réalité de notre souffrance et reconnaître aussi la réalité de la situation.
    • Reconnaître la réalité de notre souffrance c’est pouvoir exprimer ce qui fait souffrir : petit à petit identifier la cause, la source de la souffrance, celle qui est en surface et dénouer le fil jusqu’à nos besoins qui sont en jeu. C’est pouvoir aussi traverser en conscience la souffrance et les émotions qui sont liées.
    • Reconnaitre la réalité de la situation: c’est démasquer les illusions, les projections, les petits arrangements avec notre conscience. C’est pouvoir faire le tri entre les illusions et le réel.

Cette étape est délicate : un accompagnement est parfois nécessaire dans ce processus, ne serait-ce que le regard bienveillant mais « objectif » d’un ami peut vous y aider.

Cette prise de conscience va petit à petit nous permettre de décoller de la situation, de petit à petit desserrer notre prise par rapport à la situation, la personne…

  • Phase d’acceptation, de renonciation :

La phase d’acceptation, de renonciation est en quelque sorte une phase de prise en compte de la réalité telle qu’elle est. Accepter ne signifie pas se résigner, c’est à la fois la capacité de regarder la réalité en face, et une remise à plat de ce que vous pouvez faire et de ce qui n’est pas de votre ressort.

  • Renoncer à contrôler l’avenir et revenir dans le présent : la citation de John Lennon est fort à propos ici : « la vie, c’est ce qui vous arrive pendant que vous êtes en train de faire d’autres projets »
  • Accepter ses propres limites
  • Accepter qu’on ne peut pas contrôler l’autre
  • Accepter parfois que, pour le moment, ce n’est pas possible pour soi d’accepter et que nous avons besoin de temps pour vivre la situation, vous connecter à vos manques, vos besoins, le temps de traverser ses émotions, avant de passer à autre chose. Est-ce que c’est le bon moment pour vous pour lâcher ? avez-vous vraiment envie de passer à autre chose ?

 

  • Phase de prise de responsabilité

Après avoir regardé la réalité telle qu’elle, nous pouvons alors reprendre notre part de responsabilité dans la situation : une façon d’aborder la situation, l’événement… sous un autre angle et de redevenir acteur par rapport à la situation

  • Même si cela peut être difficile à entendre quand nous sommes pris dans la situation, nous sommes partie prenante de la situation, et pas seulement victime de la situation.
  • Prendre notre responsabilité, c’est regarder de plus près quelles ont été les attentes dans la situation, l’événement ? quels sont les besoins qui sont en jeu ? (amour, reconnaissance, sécurité… etc) Qu’attendons-nous de l’autre ? de la situation ? dans notre travail, dans le couple ? Qu’avons-nous projeté dans la situation ?
  • (re)prendre la responsabilité de nos besoins: comprendre que ces attentes correspondant à vos besoins sont peut-être collées à la situation et s’interroger sur les autres possibilités que vous avez de répondre à ces besoins

 

  • Phase de choix : d’action ou de non-agir
    • Agir et faire un choix par rapport à la situation: peut-être de se positionner par rapport à une situation, d’effectuer un acte réel ou symbolique pour passer à l’action ou terminer la situation, porter un autre regard sur la situation et envisager les autres possibilités par rapport à la situation. Les actes réels ou symboliques peuvent matérialiser la séparation, la fin, ou l’évolution de la situation : une lettre qu’on écrit à l’autre, une lettre qu’on écrit et qu’on brûle pour poser des mots à l’autre…
    • Agir donc pour répondre à nos besoins, autrement

 

#4 les outils du lâcher-prise

La sophrologie et la méditation peuvent vous aider dans le processus du lâcher-prise pour :

  • Relâcher le corps : La relaxation, l’expérience physique du relâchement du corps en préambule pour relâcher la prise qu’on tient
  • Libérer les mots, vous exprimer, non pas dans un boucle de pensées qui tournent sur elle-même. Il s’agit de revenir dans la réalité et aussi de comprendre ce qui se joue pour vous dans la situation. Ecrire peut être intéressant. S’exprimer auprès d’un ami aussi. Ou d’un professionnel
  • Accueillir et traverser les émotions avec l’aide de la méditation par exemple
  • Revenir dans l’instant présent, et couper court aux ruminations du mental
  • Vous connecter à un monde plus vaste
  • Vous ressourcer et prendre du recul
  • Vous projeter positivement dans le lâcher prise de cette situation et s’ouvrir à d’autres possibilités

Par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation de Pleine Conscience

Accompagnement de particuliers et professionnels.

Séances sur rendez-vous. Me contacter au 06 34 18 00 23.

 

Comment prendre soin de soi? Une approche globale du corps – coeur – esprit, par Hélène Dujardin Paris 11

Comment prendre soin de soi ? Quelques lignes pour une approche, pratique et intentionnelle, globale du corps, cœur et de l’esprit

La saison automnale invite à davantage  se reconnecter à soi.  «Comment prendre soin de soi ? » La question revient dans différents ateliers de groupe que j’anime, sous son angle concret : « oui mais comment faire ? »,  « Qu’est-ce que cela signifie prendre soin de soi ? »  Vaste et fondamental sujet.

Petits, nous sommes invités à être altruistes, à prendre soin de l’autre. Nous occuper de nous-même paraît même égoïste. Prendre soin de nous-même est pourtant ce qui nous permet d’être plus disponibles à l’autre. Finalement, nous oublions de prendre soin de nous-mêmes et nous ne savons plus comment prendre soin de nous-même.

Nous aborderons ici trois angles  « corps – cœur – esprit » : une approche très sophrologique, holistique, de manière :

  • d’une part très concrète avec des suggestions pratico-pratiques
  • et d’autre part plus « intentionnelle » : quelle est mon intention de prendre soin de soi ? la question parait abstraite, mais son sens apparaitra au fil de l’article, vous verrez ?

Mes intentions sont ici de :

  • De poser des pistes : des idées seront parfois connues de tous, parfois peut-être pas, mais en tout cas, donnant matière, à réfléchir, à se poser, à les trier et peut-être voir ce que nous pouvons envisager pour nous
  • Pour voir donc quelle serait votre manière à vous, personnelle, de prendre soin de vous-même ? Comme une hygiène de vie à vivre au quotidien.
  • En sachant que le « temps de mise en place », d’intégration d’un changement est estimé à 21 jours

Quand on évoque le fait de prendre soin de soi, spontanément, c’est la dimension physique, le corps qui vient à l’esprit

# 1 Comment prendre soin de son corps ?

Le corps est notre véhicule, nous avons un corps qui nous accompagne toute notre vie

  1. Prendre soin de son corps, par la pratique sportive dont les bénéfices sont bien connus
    • A titre indicatif, selon les recommandations de l’OMS c’est 150mn de sport par semaine, un sport d’intensité modérée ou 75mn pour un sport d’intensité soutenue
  • Le « sportif » a un plus faible taux de mortalité toutes causes confondues, le sport permet aussi le maintien du poids ; des études ont aussi montré le rôle du sport dans la prévention de la dépression
  • Mais aussi avec une panoplie d’activités où vous avez l’occasion de bouger votre corps: en promenant votre fidèle compagnon (le chien, j’entends), en dansant, en faisant du jardinage (pour ceux qui profitent de la campagne)…
  1. En prenant soin de notre sommeil. Et ici plus précisément dans le fait de respecter votre rythme personnel
    • De repérer (et respecter) vos besoins en termes de nombre d’heures (gros dormeur ou petit dormeur), de repérer si vous êtes couche-tard/lève tard ou couche-tôt/lève tôt…
    • De vous accorder une mini-sieste récupératrice le week-end ou les jours de pause (20mn c’est bien pour ne pas casser le rythme du sommeil)
  1. En prenant soin de votre alimentation. Au-delà des conseils nutritionnels qui ne sont pas l’objet de cet article, c’est sur la « relation » à votre alimentation sur laquelle j’aimerais attirer votre attention, quel est le soin que vous placez dans votre alimentation ? (c’est par ex. l’aspect intentionnel évoqué en début de l’article)
    • S’accorder le temps de pause pour manger et ne faire que manger, sans écran d’ordinateur ou TV, en étant présent à ce que vous mangez (du mieux que l’on peut)
    • Se faire plaisir dans ses choix, avec des instants de plaisir gustatif ou autres instants de pause thé
  2. En prenant aussi soin de votre état physique
    • s’occupant et prenant les « dispositions nécessaires » pour vous occuper de vos maux physiques. En sophrologie, nous apprenons à développer l’écoute du corps. Les maux physiques peuvent être aussi des signaux que le corps envoie, comme des messages, « invoquant » de plus en plus à prendre soin de soi-même (se référer par exemple à Michel Odoul sur le sujet). Une mise en alerte (sans vouloir non plus tout interpréter bien sûr)
  1. En prenant enfin soin avec tendresse de votre corps quand vous vous occupez de votre corps, dans les gestes d’hygiène du quotidien, en prenant soin de vous mettre en valeur (et ce n’est pas être superficiel pour autant !)

#2 Comment prendre soin de son esprit ?

Le mental qui turbine avec ses 60 000 pensées par jour. Qui ne rêve pas de faire le vide, croyant d’ailleurs souvent que c’est l’objectif de la méditation? Hélas, peine perdue. Les pensées sont une production naturelle de l’esprit. En revanche, nous pouvons œuvrer pour développer notre attention, stabiliser notre esprit. Alors, comment faire pour prendre soin de notre esprit, apaiser le mental, les ruminations ?

  1. En s’appuyant sur la relaxation du corps
    • les techniques de sophrologie, relaxation peuvent aider ici, le bien-être du relâchement du corps va apaiser en retour l’esprit
  1. En s’accordant des pauses régulièrement dans la journée de travail ou d’étude, dans un laps de temps entre 1 heure et deux heures ; un sondage IFOP indiquait en 2015, le temps de concentration des cadres en réunions qui s’élevait à 52 minutes. A chacun d’évaluer ses propres besoins
    • Aller dehors et s’aérer quelques instants à l’extérieur, bouger
    • Prendre une pause thé, café
    • Faire une micro-activité de coupure, une activité d’action qui allège l’esprit, au milieu de la journée d’étude ou de travail
  1. En faisant une pause « de retour sur soi » pour se recentrer: une pause qui permet de stabiliser l’esprit, de développer son attention, de se recentrer.
    • avec notamment les techniques de méditation – immobile ou dans le mouvement – pour développer la présence dans l’instant et se recentrer
    • Quand? par exemple, le matin au réveil, comme démarrage de la journée est un outil « puissant » pour se stabiliser la journée, en tout cas, c’est l’expérience que j’en fais. Mais à chacun de trouver son propre rythme
    • A quel rythme? La régularité est recommandée vs la durée : 5/10mn de pause, trois fois par jour par ex.
  2. En se faisant régulièrement des pauses :
    • Dans la semaine : une (demi) journée de repos hebdomadaire
    • Dans l’année où vous lâchez prise sur vos responsabilités : les vacances!
  1. Enfin, prendre soin de son esprit en le nourrissant lui aussi, en apprenant des nouvelles choses, qui vous stimulent : de la lecture, des documentaires. Peu importe le moyen mais l’idée est de venir stimuler et nourrir votre intérêt / curiosité

#3 Comment prendre soin de son cœur ?

Le cœur est ce qui stimule, plait, fait vibrer l’âme, des émotions qui font de nous des êtres humains

  1. Prendre soin de son cœur déjà en se faisant plaisir, sans contrainte, en prenant le temps de s’amuser, dans une activité qui vous plait, seul, en famille, entre amis
    • que ce soit en pratiquant une activité régulière culturelle, créative, un loisir
    • ou en partageant des moments de sortie entre amis, en famille, avec votre compagnon/compagne…
  1. En prenant soin de ses émotions: pas facile de « composer » avec les émotions qui traversent, parfois si puissantes. Les émotions ne sont pas des ennemis, mais plutôt des alliés qui aident à se mettre en contact avec ses besoins.
    • de prendre un temps pour accueillir son émotion, dans l’instant ou un peu plus tard (différer l’accueil si vous ne pouvez pas le faire à l’instant T). La méditation et la sophrologie donnent des « outils » qui peuvent vous permettre de « vous accueillir » : il s’agit d’une forme d’apprentissage de l’accueil de son expérience, quelle qu’elle soit. Et dans cet accueil, d’écouter le besoin exprimé
    • d’accepter le fait de ne pas pouvoir accueillir pour le moment, en pratiquant une activité de « diversion », une activité « ressource » qui vous aide sur le moment : aller courir, voir un film, lire…
  1. En prenant soin de ses relations :
    • en s’entourant de personnes qui vous apprécient, pour qui vous êtes, qui vous respectent
    • en prenant le temps de faire le tri dans les relations qui sont toxiques pour vous.

#4 Comment prendre soin de soi : affiner son approche à soi et vis-à-vis de l’autre ?

  1. En prenant soin de vos besoins (sujet d’un article à venir!)
  • D’une part, en faisant passer vos besoins en priorité avant ceux des autres (nous revenons ici aux premières lignes de l’article)
  • D’autre part, en prenant vous-mêmes la responsabilité de vos besoins, sans attendre que l’autre remplisse vos besoins à votre place.
  1. En vous faisant accompagner par un professionnel si vous faites face à une problématique, un cap à passer, un mal être, si vous en ressentez le besoin.
  2. En fixant des limites et en sachant dire non (ce qui rejoint la prise en compte de nos besoins)
    • D’abord à vous-même en mettant un stop à la perfection (pas simple? )
    • Aux autres, dans un contexte personnel ou professionnel

En définitive, selon moi, prendre soin de soi se compose à la fois:

  • d’une dimension « pragmatique » et concrète de comment je prends soin de mon corps, de mon mental, de mon cœur. C’est ce qui va donner aussi le cadre.
  • et aussi d’une dimension « intentionnelle » dans tout ce que nous pouvons vivre, faire et être, en se respectant et en respectant ses besoins, en étant « tendre » avec nous-mêmes. C’est ce qui va assouplir le cadre ?

Et dans mon expérience,

  • J’observe que le fait d’établir un rituel le matin de pause qui recentre permet de me stabiliser durant la journée, m’est extrêmement précieux pour « faire face » dans des moments plus complexes.
  • J’observe aussi que je ne peux pas déployer mon attention vers toute une liste « de nouvelles habitudes » à déployer, mais que je peux me concentrer sur un ou deux aspects à intégrer concrètement.

A présent, à chacun de faire sa propre expérience, dans une invitation à faire le point, à envisager ce qui serait bon pour soi et sans se mettre de pression pour prendre soin de soi !

Scroll to top
Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
Facebook
Facebook
YouTube
LinkedIn
Instagram