Angoisse de mort et agressions sexuelles, inceste

Angoisse de mort et agressions sexuelles, inceste

Les agressions sexuelles provoquent chez la victime un sentiment d’angoisse, de vide qui peut prendre différentes formes.

  • Certaines personnes ne perçoivent pas forcément de manière nette qu’il s’agit d’une angoisse de mort.
  • Pour d’autres, l’angoisse de mort est plus que palpable. Certaines victimes sont hypocondriaques, et l’angoisse se place sur les symptômes du corps, bizarres, qui arrivent, qui bougent d’une partie du corps à une autre, en lien, effectivement avec cette angoisse. La personne cherche alors de façon obsessionnelle la raison précise ou la maladie précise en lien avec ces symptômes. Cela cache une angoisse forte et l’agitation mentale se place sur la recherche de la cause.
  • Pour d’autres encore, l’angoisse se canalise dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)

Dans cet article, j’aimerais vous donner un éclairage, sur ce qu’est l’angoisse de mort, de façon « générale » puis en le reliant aux abus et à l’inceste. L’idée est que vous puissiez comprendre ce qui se passe pour la victime autour de l’angoisse de mort et la façon dont la personne le vit chaque jour. Nous aborderons aussi l’angoisse chez l’abuseur, pour compléter la compréhension.

Alors, qu’est-ce que la thanatophobie ?

La thanatophobie est le mot qui exprime l’angoisse de mort, dans sa version « littéraire », je dirais, puisque cela vient du grec « thanatos » qui signifie la « mort » et de « phobie » qui signifie la peur. Il s’agit d’une peur irraisonnée de la mort en général.

Chaque personne a une « expression » différente de l’angoisse de mort :

  • Cela peut être l’angoisse de sa propre mort ; et/ou celle de ses enfants ; et/ou celle de sa famille (avec ou sans le (la) conjoint(e) ; celle de ses amis…
  • Cela peut être « axé » sur certaines maladies longues et douloureuses (cancers par exemple), ou au contraire brusque (rupture d’anévrisme, accidents…)

L’être humain a conscience de sa finitude, mais pour ceux qui ressentent l’angoisse de mort, la peur exagérée et disproportionnée.

L’angoisse de mort peut « survenir » :

  • en lien avec des décès survenus dans l’entourage durant l’enfance, ou des décès marquants connus par l’enfant.
  • L’angoisse peut être aussi celle transmise par les parents.
  • L’angoisse de mort peut être reliée à un traumatisme et notamment celui des agressions sexuelles et de l’inceste.

Dans le cas de violences, il est facilement de comprendre comment la personne victime de violences peut souffrir ensuite d’angoisse de mort. L’expérience de la violence a confronté la victime à sa propre mort, elle a cru mourir. L’angoisse de mort est peut-être plus difficile à cerner dans le cas d’agressions sexuelles et de l’inceste. Dans son dernier livre « L’inceste ne fait pas de bruit », Bruno Clavier décrypte clairement ce qui se passe lors de l’agression sexuelle et en particulier, lors d’un inceste. Ce que je vais résumer dans les paragraphes qui vont suivre.

L’agression sexuelle représente :

  • à la fois la mort d’une partie importante de la personne
  • et c’est à la fois une menace de mort imminente.
  • La personne se vit comme mort et en même temps ressent une profonde angoisse de mort : le fondement de l’être de la personne est atteint, tout le fondement sauf une « sorte de noyau interne qui reste inviolé ».
  • L’existence de ce noyau interne est permise grâce aux mécanismes d’amnésie (se référer à mon article 2 pour comprendre le principe), et également du clivage ou du déni.
  • Le noyau interne va être le support de la guérison.

Le clivage

Il permet à l’individu qui a subi un traumatisme d’abus de se couper en deux :

  • La partie qui sait qu’elle a vécu le traumatisme. Cette partie est soumise à l’angoisse de mort, permanence. Elle peut souffrir, elle est toujours prête à s’activer
  • L’autre partie de la personne est morte, elle ignore le traumatisme originel, elle est comme insensibilisée. Elle peut assurer toutes les fonctions pour vivre « normalement ». Cette partie morte ne ressent plus rien. Elle n’est jamais là, elle ne profite de rien. Elle est dissociée (pour comprendre davantage ce phénomène, vous pouvez lire avec intérêt mon article sur les symptômes, qui comprend des éléments sur la théorie polyvagale. L’état décrit ici correspond à l’état du dorsal).

L’expression du clivage

  • Soit la personne alterne entre des « moments maniaques insensibles » et moments dépressifs ».
  • Soit au contraire, elle prend un aspect totalement lisse qui ne met en avant que la partie morte. Dans ce cas, on a affaire à une angoisse de mort invisible. La partie vivante est cachée et l’angoisse de mort est inconsciente. La partie vivante ne s’exprime pas, car sentir la vie c’est aussi faire revenir la souffrance du traumatisme, avec l’angoisse de mort qui va avec.

Comme le décrit très bien Bruno Clavier dans son ouvrage, L’angoisse de mort n’est pas ici la menace d’une mort naturelle, elle implique un « anéantissement total de la personne, comme une explosion, un morcellement incontrôlable, une chute incontrôlable dans un puits sans fond ».  Cette angoisse peut conduire au suicide.

L’ennemi intérieur : « l’autre moi-même »

Toujours dans cet ouvrage de référence sur le sujet, Bruno Clavier évoque cette notion « d’autre moi-même », qui permet de comprendre la haine intérieure ressentie lors d’agressions sexuelles.

  • Pour en parler, nous devons revenir à la période de la toute petite enfance : dans les trois premières années, l’enfant n’est pas différencié du monde et des autres, il est le monde, il est les autres. Et petit à petit, il va se différencier.
  • Alors, on peut aisément comprendre que, plus l’abus a lieu jeune, plus les effets sont dévastateurs. La scarification peut ainsi être une conséquence.
  • En effet, la peau délimite l’intérieur et l’extérieur. L’agression met de la confusion entre le mal qui provient de l’extérieur et la peur, colère, haine intérieures que suscite l’agression. Petit, il est difficile de les distinguer.
  • Plus tard, l’adolescence marque le 2ème moment d’individuation après celle de la petite enfance. La scarification attaque la peau avec cet ennemi qui est à la fois intérieur et extérieur. Le retour de la sexualité réactive le contact avec les violences subies. Il s’agit d’une tentative de se défaire « d’un moi autre », ennemi à l’intérieur
  • De plus, avec le phénomène d’amnésie, l’agresseur disparaît, il ne reste alors que soi et « un soi agresseur ». Comme un champ de bataille intérieur, avec l’autodestruction qui en découle. Et là, se rejoint mon article sur les symptômes quand j’évoque le fait que certaines personnes viennent me voir pour un accompagnement à propos de certains symptômes, sans cause apparente (article 3).

L’angoisse de mort concerne les victimes d’agressions sexuelles mais pas que, elle est aussi au fondement des agressions sexuelles

  • L’être humain est pris très tôt dès l’âge de 3 ou 4 ans par des questions existentielles : j’étais où avant ? j’irai où après. Autrement dit, les questions autour de la naissance et la sexualité et des questions autour de la mort.
  • Sur ce chemin de l’existence, il y a deux pôles :
    • celui de la vie avec la sexualité, de ce côté,
    • et celui de la mort, avec la perte et la destruction.
  • Bruno Clavier affirme que l’angoisse de mort serait à l’origine des compulsions irrépressibles des agresseurs. L’angoisse de mort joue un rôle capital dans les transmissions familiales.
  • En effet, l’enfant fait face à deux périodes de pulsions :
    • les pulsions agressives et destructrices (entre deux ans et demi et quatre ans) aux quelles les parents donnent un cadre. C’est la période du non
    • les pulsions sexuelles (entre 4 et 6/7ans, la période œdipienne). De la même façon les parents donnent le cadre.
  • Et c’est cette absence de cadre, qui va engendrer une angoisse de mort colossale à laquelle l’enfant va faire face… et à laquelle le futur adulte va être encore confronté…

Dans le cas d’agresseurs sexuels, l’angoisse de mort  est alors extériorisée dans les actes, à savoir les agressions sexuelles, comme une compulsion irrépressible.

Savoir cela permet de comprendre le contexte dans lequel l’agresseur agit :

  • Un contexte, sans loi énoncé, contexte qui peut être incestuel, « collé » (se référer à mon article sur les schémas répétitifs et le transgénérationnel)
  • Et un contexte où la mort peut être présente. Mort d’un bébé, enfant jeune. En effet, l’acte de l’inceste « abolit » les générations. L’acte est commis par une génération « au dessus » sur celle « en dessous ». Les générations se retrouvent au même niveau. L’agresseur n’est ainsi plus menacé par la mort.

Ainsi, comprendre l’angoisse de mort permet de mettre des mots sur ce que la victime vit au quotidien, sous différentes formes. Cette angoisse se niche de façon multiple, et la victime tente de la réguler, comme elle le peut, et parfois sans en avoir conscience.

Si vous souhaitez approfondir votre compréhension sur le sujet, vous pouvez lire d’autres articles de cette série, et notamment, mon 2ème article sur le traumatisme et la mémoire traumatique ; mon 3eme article sur les symptômes que le 4ème sur les ressentis. Et également, mon article sur "comment se reconstruire"

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact téléphonique, et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire l'article sur la reconstruction après ce traumatisme.

Inceste : Schémas répétitifs et transmission familiale

Inceste : Schémas répétitifs et transmission familiale

« Elle l’a bien cherché » : cette phrase choquante peut être renvoyée à la victime d’une agression sexuelle. Elle sème le doute chez la victime, qui ne comprend pas elle-même réellement son comportement lors d’une agression (chez un adulte).

Cet article vous permettra de mieux comprendre ce qui se passe pour la personne, le formatage qui s’opère, et qui peut amener la personne à se retrouver dans une situation similaire, à nouveau victime.

  • Ainsi j’aborderai ici les schémas répétitifs dans la vie d’une même personne. Cette notion de schémas répétitifs pourrait blesser des personnes qui ont été agressées sexuellement. Elle semble impliquer une responsabilité de la victime. Et ce n’est vraiment pas le propos. Je reviendrai là-dessus, en expliquant le « formatage ».
  • Et je vous transmettrai également un éclairage sur les schémas et transmissions familiales, qui apportera une autre lecture face aux agressions sexuelles. Thérapeute, sophrologue, j’ai eu accès à cette compréhension de façon approfondie en me formant à la psychogénéaologie avec Bruno Clavier, psychanalyste, spécialiste de ces questions autour de l’abus.

Une nouvelle enquête nommée « Virage »

a été publiée en janvier 2021. Elle actualise les chiffres sur les violences sexuelles intrafamiliales. Cette enquête codirigée par Alice Demanche, ingénieure en statistiques économiques et maîtresse de conférence en sociologie à l’Université de Strasbourg, a été menée auprès de 27 personnes, aussi bien hommes que femmes.

Cette enquête précise l’âge où les violences sexuelles ont été subies :

  • pour 85% des femmes et des hommes qui déclarent ces violences sexuelles, les viols et les agressions sexuelles ont commencé avant leur 14 ans, un très jeune âge.
  • Et pour la moitié d’entre elles et eux, les violences sexuelles ont commencé avant l’âge de 9 ou 10 ans.

Des agressions sexuelles ont aussi lieu à l’âge adulte.

  • Il peut s’agir d’agressions avec violence physique, sous la contrainte.
  • Mais la violence physique n’est pas forcément présente. Par exemple, une femme qui se fait abuser par un gynécologue, comme certains cas ont été médiatisés il y a quelques mois. Je ne m’avance pas précisément sur ces aspects de contraintes, dans ces cas précis, puisque je n’en connais pas tous les détails. En revanche, ce que je souhaite évoquer ici, ce sont les cas d’agressions sexuelles où la victime « semble se laisser faire », où elle n’est pas soumise à une contrainte physique forte. Ce qui peut paraître incompréhensible.

De plus, la personne victime ne réalise pas forcément si l’acte commis (à des degrés divers) est répréhensible ou pas. Elle peut avoir l’impression d’avoir incité, contribué, laissé faire ou tout simplement pas réaliser la gravité de l’acte.

Mais alors comment est-ce possible ? Comment une personne adulte peut « consentir » de tels actes ? Ne pas en réaliser la gravité ? En fait, cela peut témoigner de l’existence d’une agression précédant cet événement, agression qui aurait déjà formaté la victime enfant.

Le formatage de la victime

Lors d’un inceste, comme nous l’avons évoqué dans le 2ème article sur le traumatisme et la mémoire traumatique, la victime se retrouve paralysée, pétrifiée, elle est déconnectée pour supporter le choc de l’agression.

  • Plus tard, la victime devenue adolescente ou adulte, pourra être confrontée à des situations qui se répètent. Et elle se retrouvera à nouveau paralysée, pétrifiée : la mémoire traumatique agit à plein, les déclencheurs ont été repérés, et l’ensemble corps cerveau répond à plein, par la paralysie et l’état de figement.
  • Si nous reprenons l’exemple d’agressions sexuelles commises par un gynécologue : le gynécologue représente une forme d’autorité, comme c’est le cas dans l’inceste. Et des éléments de la scène pourront contribuer à la reconnaissance des déclencheurs : le type d’abus, les lieux de la scène, les lieux du corps… Alors la victime « formatée » va apparemment « se laisser faire », figée comme si elle se retrouvait dans le traumatisme initial.
  • Pour revenir à ce que je précisais en introduction, cette idée du formatage pourrait paraître blessante pour la victime car elle parait impliquer une forme de responsabilité de la victime. Au contraire, il s’agit d’apporter une compréhension de ce qui se joue, qui vise justement à déculpabiliser la victime. D’où l’importance de pouvoir comprendre et « travailler » sur soi (en thérapie), pour éviter cette répétition du traumatisme.

Les schémas répétitifs

Ce principe du formatage pose la question des répétitions du traumatisme. Bruno Clavier, dans son ouvrage « L’inceste ne fait pas de bruit » apporte des éclairages intéressants sur le sujet, sur lesquels je m’appuie ici.

La répétition peut être de deux ordres (et ce n’est pas une vérité absolue, mais ce sont des hypothèses à envisager, explorer. Il est important d’aller en nuance dans ces explorations et sans appliquer de systématique à toutes les personnes) :

  • La répétition peut être généalogique: le descendant revit un traumatisme sexuel déjà vécue par son ancêtre.
  • La répétition peut être «personnelle », à d’autres périodes de vie de la personne, et notamment dans l’enfance et dans l’adolescence.

Il y a un risque pour la victime d’un abus dans la petite enfance, d’en revivre plus tard, notamment au début de l’adolescence et ensuite adulte entre 20 et 30 ans. Cela ne veut pas dire que toute personne abusée adolescent ou enfant l’a été avant.

  • Durant la petite enfance, à partir de 3 ans et demi, la sexualité enfantine se développe avec une curiosité de l’enfant. Et c’est là où précisément normalement se construit cet interdit de l’inceste. Quand l’entourage ne pose pas d’interdit clair, n’exprime pas d’information claire, alors l’enfant est potentiellement en danger (je reviens sur ce point un peu plus tard dans cet article). Par ailleurs, pour l’agresseur, il y a «moins de risques » puisque l’amnésie est quasi-certaine.
  • Durant l’adolescence, qui est le moment de la poussée hormonale sexuelle.
  • Puis jeune adulte, comme nous l’avons évoqué auparavant.

Il y a quelque chose à l’œuvre, dans le fait, de « retrouver » et « revivre » le traumatisme, bien malgré soi et inconsciemment. Le revivre permet au système nerveux d’essayer de le dépasser, de le transcender, de fuir alors que la fuite n’a pas pu être possible. Dans le traumatisme, la victime est à l’arrêt, la tentative est de reprendre l’histoire à son début, et enfin de la résoudre.

L’aspect généalogique

Il peut arriver que les violences sexuelles se répètent et se transmettent aux générations suivantes, souvent à l’identique et parfois au même âge. Ainsi pour protéger ces enfants si vous avez subi une agression sexuelle est de les informer à l’approche de l’âge où ça a eu lieu.

Rentrons à présent dans les aspects de transmissions aux générations suivantes, avec deux éclairages.

  • Le climat incestuel
    • Un contexte incestuel, un terreau favorisant l’inceste. Dans certaines familles, les notions d’intimité sont floues, les repères ne sont clairement pas donnés. Par exemple un parent qui dort avec son enfant (sans qu’il ne se passe quelque chose de sexuel), toute la famille qui se promène nue… ce n’est pas de l’inceste mais de l’incestuel. Le concept «incestuel » a été nommé par Paul-Claude Racamier, un psychiatre et psychanalyste franç Pour lui, l’incestuel est comme « un climat où souffle le vent de l’inceste, sans qu’il y ait inceste ».
    • Dans l’incestuel, tout est «collé » et pas séparé. Les générations sont sur le même plan, parents et enfants. Les limites ne sont pas définies. Et ceci est en lien avec l’angoisse de mort (pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez vous référer à mon article sur l’angoisse de mort).
    • L’incestuel est le terreau pour l’inceste. Et vice versa. Et ceci aussi dans la transmission entre les générations.
  • Les transmissions «transgénérationnelles »
    • René Kaës, psychanalyste français, distingue les transmissions intergénérationnelle des transmissions transgénérationelle (dans son ouvrage Transmission de la vie psychique entre générations). Les transmissions transgénérationnelles fait référence aux transmissions traumatiques, aux données brutes. Et en l’occurrence aux traumatismes vécus par les ascendants, qui n’ont pas pu être exprimés, élaborés, et métabolisés. Et ainsi, ont été transmis aux descendants.
    • Les secrets de famille sont étroitement liés et fondamentaux dans les transmissions familiales.
    • Le traumatisme se transmet alors à la fois d’inconscient à inconscient, bébé et dans toute petite enfance, en lien avec les parents.
    • Il se transmet aussi dans le «paraverbal » : le parent transmet son mode de fonctionnement, tout ce qu’il a mis en place pour se protéger de cet événement et de ses conséquences.  Et c’est de cette façon que peut se transmettre les angoisses, les symptômes et également le formatage.

Mon souhait est ici, plus que tout, d’apporter des éléments de compréhension et de passer un message : celui de l’importance pour soi, et pour ses descendants, que les événements puissent être nommés, exprimés, pour rompre la chaîne de transmission.
Mon autre souhait est aussi, pour les victimes, d’apporter des éléments de compréhension pour alléger la part « coupable » en soi.

Si vous souhaitez approfondir votre compréhension sur le sujet, vous pouvez lire d’autres articles de cette série, et notamment, mon 2ème article sur le traumatisme et la mémoire traumatique ; mon 3eme article sur les symptômes que le 4ème sur les ressentis.

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact téléphonique, et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Les proches : comment aider un proche qui a vécu une agression sexuelle, un viol, l’inceste ?

Les proches : comment aider un proche qui a vécu une agression sexuelle, un viol, l’inceste ?

32 % d’entre nous connaissent au moins un proche qui a été abusé. Comment aider un ou une amie, un proche, victime d’une agression sexuelle, viols, incestes ?

  • Les réactions soutenantes des personnes peuvent contribuer à prévenir le traumatisme, à l’atténuer. Le trauma brise le lien et se vit dans la solitude. Pouvoir être en lien et soutenu est fondamental dans le processus de guérison. Ce soutien peut prendre différentes formes. Et chaque personne victime a des besoins différents. Certaines personnes ont besoin d’être écoutées, entendues avec bienveillance. D’autres d’être soutenues dans la procédure judiciaire. D’autres encore ne savent pas de quoi elles ont besoin.
  • Les conseils qui vont suivre vont vous aider à avoir la posture juste, à pouvoir donner à la victime de la sécurité, du lien.
  • Autre chose : vous êtes peut-être un ou une amie de la victime, un proche, mais vous n’êtes pas et ne pouvez pas remplacer / prendre la posture d’un thérapeute. Ce n’est pas votre rôle. Et ce rôle exige aussi certaines formes de compétence. En revanche, vous pouvez apporter un précieux soutien à la personne.

Alors quelle est l’attitude juste pour aider un proche victime d’une agression sexuelle, viols, inceste ?

  • La croire: c’est fondamental. Il lui a fallu sans doute beaucoup de courage pour vous exprimer ce qu’elle a vécu. De nombreuses personnes victimes d’agressions ne sont pas crues. En tant que proche, ami, assurez la personne que vous le croyez, que vous la soutenez, que vous êtes présent, là pour elle, à ses côtés, pour l’écouter et la soutenir
  • La remercier de s’être confiée, de sa confiance, en affirmant que vous êtes là pour elle et que vous la croyez. Ne pas lui demander pourquoi elle n’est pas parlée plus tôt, si l’agression est plus ancienne, cela risque de la culpabiliser.
  • Ecouter et valider ses émotions et sentiments, les légitimer: ta colère est légitime, normale. Tu n’es pas seule, je comprends…  si la personne ne manifeste pas d’émotion, elle est probablement en état de sidération, dissociée. Et elle n’est pas pour autant calme et posée. N’interprétez pas, écoutez ce qu’elle a à vous dire, à partager, poser la question de comment elle se sent. Ne pas chercher à mener une enquête quand la victime partage son expérience. Ne pas minimiser non plus ce qu’elle a vécu, juste accueillir, sans jugement
  • Assurer qu’elle est victime, qu’elle n’est pas responsable de l’agression, elle n’y est pour rien. Parfois le blâme est rejeté sur la victime. Il est important de pouvoir valider avec la victime, justement qu’elle est la victime, qu’elle n’est pas coupable. Lui dire aussi que ces sentiments de culpabilité et de honte sont tout à fait normaux dans ce cas.
  • Répondre à ses besoins : déjà s’assurer que la victime a un endroit où elle se sent en sécurité, ne pas lui dire quoi faire, mais lui poser des questions pour ce dont elle a besoin, s’il y a des choses dont elle veut vous parler.
  • Renseigner sur les ressources, sans précipitation, l’accueil, l’écoute des émotions, le soutien avec compassion est primordial dans un premier temps. Et quoi qu’il arrive, respectez ses décisions et choix.

Comment réagir en cas de révélations d’un enfant?

  • Vous repérez des signes qui vous inquiètent, vous alertent, en tant que parent par exemple (comme un changement radical de comportement, de l’agressivité, des problèmes de sommeil…). Alors, si vous voulez partager votre inquiétude, il est important de choisir un moment de calme et d’aborder le problème, de façon rassurante et sans reproche, en posant des questions ouvertes et simples, sans induire une réponse.
  • Si l’enfant lâche une information pendant un repas (endroit peu propice pour entamer une discussion en sécurité), comme une perche tendue, il est important de ne pas rester dans le silence, de ne pas moquer ce que dit l’enfant par exemple, ou de ne pas rigoler. L'idée est d'en reparler une fois seul avec l’enfant.
  • Si l’enfant trouve des mots, l’idée est de pouvoir les accueillir, comme les conseils formulés plus haut, sans jugement, ni reproche, ne pas remettre en cause ; d’assurer à l’enfant que vous allez faire le nécessaire pour le protéger.
  • Et puis il faut en référer aux autorités ; les associations (je vous indique des liens en fin d'article) peuvent aussi vous guider et donner de précieux conseils, tant on peut se sentir démunis pour faire face à la situation.
  • Il est aussi important de ne pas vouloir faire justice soi-même
  • et il est également important de rester uni dans le couple parental, face à l’enfant.

Victime, proche, témoin : à qui s’adresser ? qui peut vous aider ?

Si vous êtes un proche de la victime, vous devez aussi vous protéger : plus on est proche de la victime, plus ces révélations peuvent être déstabilisantes et déstructurantes. Il ne faut donc pas hésiter à solliciter l’aide d’un professionnel pour être accompagné :

  • que ce soit par le biais d’un accompagnement en individuel, notamment pour mettre des mots et partager vos émotions, vos ressentis
  • ou par le biais de groupe de paroles

Les numéros d'urgence

  • Allô enfance en danger : 119 (appel anonyme et gratuit, 24 h/24) ou allo119.gouv.fr. Pour recueillir la parole de l’enfant ou confier ce qu’il vous a dit.
  • France Victimes : 116 006 (gratuit, 7j/7)

De nombreuses associations pour trouver de l'aide

  • Enfance & partage : 0 800 05 1234 (service et appel gratuits ; du lundi au vendredi, de 10h à 18h). Permet de transmettre des informations sur un mineur en danger et donne accès à un accompagnement juridique et psychologique.
  • Viols femmes informations : 0 800 05 95 95 (anonyme et gratuit, du lundi au vendredi de 10 h à 19 h). Pour se confier, accompagner une victime au plus juste, obtenir des informations juridiques…
  • Face à l’Inceste (ex AIVI) : propose notamment des groupes de parole à thème (la confiance en moi ; vivre en couple après l’inceste, etc.) partout en France, pour les victimes d'inceste et leurs proches. Elle milite pour une meilleure reconnaissance juridique.
  • Mémoire traumatique et victimologie : l'association agit pour la formation, l’information et la recherche sur les conséquences psychotraumatiques des violences. Elle propose de nombreuses ressources documentaires, accessibles à tous.
  • La Voix de l’Enfant : cette fédération d’associations intervient dans plus de 80 pays. En France, elle accueille et conseille des enfants victimes de toutes formes de maltraitance et d’exploitation et assure une permanence juridique tous les mercredis(de 14h30 à 18h) au 01 56 96 03 02.

J'espère que cet article a pu contribuer à vous aider dans votre soutien à un proche. N'hésitez pas à lire mes autres articles sur le sujet, pour compléter votre compréhension : un 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi ainsi que le 2eme sur le traumatisme et la mémoire traumatique. Les 3ème et 4ème article vous permettront de mieux comprendre la personne victime : le 3eme article sur les symptômes et le 4ème sur les ressentis. Enfin, j'ai écrit aussi un article sur la reconstruction après le traumatisme.

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous êtes un proche d’une victime d’une agression sexuelle, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact téléphonique, et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire le 4ème article sur la reconstruction ou mon 3eme article sur les symptômes.

Comment se reconstruire après un viol, une agression sexuelle, des actes incestueux ?

Comment se reconstruire après un viol, une agression  sexuelle, des actes incestueux

Le processus de reconstruction : réassocier

le traumatisme a gelé le temps, le sujet est clos dans une crypte, dissocié, et souvent tenu dans le silence. Ce qui va permettre de se reconstruire :

  • va être le mouvement d’association et d’ouverture,
  • de libérer la parole,
  • de faire circuler les émotions, les sensations.

Et ce n’est pas chose aisée, puisque l’empreinte peut être forte, tant et si bien qu’il a été nécessaire pour l’organisme de couper, de dissocier…

C’est l’accompagnement avec un tiers, un professionnel thérapeute qui va pouvoir accompagner un travail de « réassociation » avec la personne. Cette personne est à choisir « soigneusement » et parfois plusieurs étapes ou thérapeutes sont nécessaires pour cheminer au travers du traumatisme. C’est la qualité de la relation avec la personne qui va permettre de remettre du mouvement, de dé-figer et d’avancer vers la reconstruction

  • Peu de personnes viennent consulter directement pour un abus, un viol, un inceste mais viennent davantage consulter en raison de la manifestation d’un symptôme ou de plusieurs symptômes.
  • Les symptômes et le traumatisme : une étape va être de reconnaître les symptômes, d’accueillir les émotions associées, de reconnaître et d’accepter le lien entre les symptômes et les traumatismes. Des résistances peuvent apparaître, c’est une protection. Là encore c’est la relation qui va pouvoir aider à travailler avec ces résistances, dans ce qui est possible pour la victime au moment du travail. Il s’agit là d’ouvrir la parole sur le traumatisme en tant que tel, d’y mettre aussi des mots. Cela va permettre de libérer la honte, qui verrouille le lien et les émotions.
  • Ensuite, il va s’agir d’accepter cette réalité de l’expérience et de se reconnaître comme victime. Cela passe par des mots là encore, mais les mots ne seront pas suffisants dans la reconstruction de la personne. Puisque l’atteinte est physique, physiologique, psychique, elle touche l’ensemble de l’être.
  • Et c’est là qu’intervient le travail dans le lien et la sécurité: l’accompagnement n’est pas seulement un échange de mots « entre cerveaux » mais un processus qui se fait « dans le cœur à cœur ». Ces mots peuvent justement paraître forts, écrits comme ça. Mais je partage ici une conviction :  la personne violée, abusée est dans une insécurité totale, que elle-même sent en partie, sans avoir conscience qu’elle n’est jamais en sécurité avec qui que ce soit. Elle ne connait pas, ni ne sait ce que c’est la sécurité du lien. Tout est à reconstruire, ensemble dans ce parcours. Cela passe par le corps, les sensations corporelles, en lien avec le thérapeute.
  • Justement, le cœur du travail de reconstruction va être aussi d’apprendre à traverser, accueillir, réguler les sensations douloureuses, pour s’apaiser (être dans le vagal ventral – se référer à l’article 3 sur les symptômes, sur la théorie polyvagale)
  • Le travail de reconnexion au corps et à ses ressentis va prendre aussi toute sa place : la personne victime de viols, agressions, incestes est "coupée" de son corps. Au-delà de la régulation, cet accompagnement par le corps va permettre de le vivre autrement, de retrouver des sensations, de se connaitre, de travailler sur l’image de son corps, de relier les émotions aux sensations… etc. La sophrologie peut être précisément un bon outil, pour apprendre à se reconnecter au corps, à l'apprivoiser.
  • L’idée étant de se reconnecter petit à petit à cette partie intacte de soi : « le self », une reconquête de son identité, de la partie vivante en soi, et d’agir à partir de celle-ci. Cela participe à l’idée de sortir de l’état de « victime », un changement de posture après l’acceptation de la réalité.
  • Le volet juridique de plainte et poursuite peut aider dans ce parcours de reconstruction, et il reste au choix de la personne. Il y a différentes théories, pour certains, la justice va mettre en cadre, va permettre de dire que « ça a existé, l'agresseur a été puni, il est coupable ». Mais pour certaines victimes, passer en justice est réellement terrorisant, qu’elles ne souhaitent pas vivre cette étape de la justice.

Et pour approfondir votre compréhension sur le sujet, vous pouvez lire mes autres articles : le 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi ainsi que celui sur le traumatisme et la mémoire traumatique ; mon 3eme article sur les symptômes que le 4ème sur les ressentis.

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact téléphonique, et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire l'article suivant avec des conseils pour les proches et amis de victimes.

Les ressentis en tant que victime d’une agression sexuelle, viol, inceste

Les ressentis en tant que victime d’une agression sexuelle, viol, inceste

Le traumatisme provoque une déflagration dans tout l’être.

L'inceste induit une destruction de l'identité physique et psychique des victimes.

La personne peut être enfermée dans son mal être et ses symptômes sans avoir connaissance, conscience de ce qui s’est passée pour elle, avec une forme d’incompréhension et d’impuissance ou un mode combatif de vouloir se débarrasser de ces symptômes, sans présager du lien avec le traumatisme.

La personne peut pressentir ce qui s’est passée pour elle, avoir des suspicions sans en être sûre, une forme de doute. Et peut dans ce cas avoir envie, besoin de connaître exactement ce qui s’est passée.

Chaque expérience est différente, la façon de réagir, le mode de protection de l’organisme, ainsi que celui du psychisme. Même si on retrouve des similitudes dans les ressentis.

Ce 4eme volet sur le sujet des viols, agressions sexuelles, et incestes complète notamment le 3ème article sur les symptômes. De la même façon, il ne se prétend pas exhaustif, mais plutôt comme un guide de compréhension de ce que la victime peut ressentir.

1- la perte de repères ; des sentiments de honte et de culpabilité

Le traumatisme brouille complètement le psychisme.

  • Durant l’agression, la personne a ressenti des émotions et sensations contradictoires qui engendrent de la honte et de la culpabilité. D’un côté, la victime n’a pas su dire non, su crier, s’exprimer. Et en plus, elle a ressenti physiologiquement du plaisir. Ce qu’elle n’accepte évidemment pas. Et ce qui engendre une vision dégoûtante d’elle-même. Elle se rejette.
  • Quand il s’agit de l’inceste, il y a en plus la notion de repères qui se brouille complètement, renforcée par le jeune âge de la victime. L’acte est commis dans la famille, un lieu de construction de repères, un lieu de sécurité. Une figure d’autorité transgresse les limites. Il n’y a plus de repères. C’est incompréhensible pour l’enfant, la victime. La personne ne sait alors pas, plus ce qui est juste ou pas juste, même quand elle relate son traumatisme des années après… tant le brouillage et l’empreinte sont persistants
  • Le silence exigé par l’agresseur finit de verrouiller le processus, d’autant plus que l’entourage peut feindre de ne pas voir ce qui se passe, de ne pas écouter ce qui est dit par la victime, ou de ne pas savoir également.
  • La victime a peur de perdre sa famille si elle dénonce l’agresseur, peur de ne pas être entendue, crue, peur d’être rejetée

2- l’impact identitaire et les ressentis en lien avec l’absence de sécurité de soi à soi

Comme nous l’avons exploré dans l’article N°2 sur le traumatisme et l’article N°3 sur les symptômes, la personne victime d’une agression, viol, inceste vit dans un sentiment d’insécurité, coupée de soi et des autres.

  • elle est perdue, doutant de tout, confuse, se sentant différente, comme étrangère au monde et à soi
  • Cette insécurité amène un doute sur soi, un terrible manque de confiance en soi, et même d’estime de soi, les bases sont sapées, détruites par l’agression : c’est le sentiment de n’avoir aucune valeur, d’être même mauvaise, d’être bête, nulle, moche, invivable, coupable de tout…

Pour contrebalancer, la personne peut tenter d’être parfaite, de se pousser à la performance à tout prix.

3- incompréhension et solitude

  • C’est un profond sentiment de solitude que vit la personne victime de traumatisme : elle a vécu le plus souvent le traumatisme seule, dans le silence. Elle se sent seule, abandonnée, incomprise, désespérée, pessimiste. Souvent, elle a une impression que le sort s’acharne sur elle, que la vie se résume à souffrir et à se battre. Dépressive, elle peut ne plus croire en l’avenir, ayant l’impression d’être un boulet, et ne s’intéressant plus à rien.
  • Je reviendrai sur cet aspect de victime, qui est à la fois une réalité mais aussi une posture, j’en parle juste après dans le lien avec les autres et ensuite dans le 5ème article sur la reconstruction après le traumatisme

4- les ressentis en lien avec les autres ; problématique de postures et de positionnement

  • Le traumatisme brouille les repères, les postures, surtout dans l’inceste. L’abusé ne connaît pas les limites, ne sait pas mettre de limites dans les relations. Et donc ne sait pas dire non, ne sait pas s’affirmer.
  • Le rapport à l’autre est dangereux, c’est la peur qui domine. La colère peut être refoulée. Et la personne peut avoir peur de la colère, qu’elle vit comme une peur de l’agressivité de l’agresseur.
  • La personne victime d’une agression, viol, ou d’un inceste ne se respecte pas dans la relation, accepte tout et fait même tout pour être aimé. Elle est coupée de ses besoins et répond aux besoins de l’autre ou des autres.
  • Sans avoir conscience, la victime peut se placer inconsciemment dans des relations toxiques, dans des schémas répétitifs en tant que victime (au travail par exemple, sous forme de harcèlement moral ; dans les relations personnelles, toxiques)

Que vous soyez vous-même victime d’une agression, d’un viol, ou d’un inceste, ou que vous soyez un proche qui souhaite mieux comprendre ce que vit la personne victime, j’espère que cet article vous a permis de mieux cerner ce qui se passe, à la suite du traumatisme.

Et pour prolonger cette compréhension, vous pouvez lire mon 3eme article sur les symptômes. Vous trouverez également d'autres articles sur le sujet sur la reconstruction après le traumatisme, des conseils pour les proches et amis de victimes. N'hésitez pas à lire également le 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi ainsi que celui sur le traumatisme et la mémoire traumatique. Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire le 4ème article sur la reconstruction ou mon 3eme article sur les symptômes.

Les symptômes : quelles sont les conséquences de l’inceste ? Des viols et agressions sexuelles pour la victime ?

Les symptômes : quelles sont les conséquences de l’inceste ? Des viols et agressions sexuelles pour la victime ?

Les conséquences des abus sont corrélées à de nombreux facteurs :

  • Notamment l’âge (selon une enquête IPSOS en 2019  , l’âge moyen auquel la victime subit un inceste est de 10 ans).
  • la maturité physique et psychologique des victimes,
  • la proximité de l’agresseur et sa voie d’autorité vis-à-vis de la victime (sans faire de hiérarchie de victimes et d’agresseur, on comprend aisément qu’un abus par le père est dévastateur, car le père représente l’autorité, le cadre, la sécurité),
  • le climat familial, notamment en lien avec les parents,
  • la durée et répétitions des abus,
  • le fait que cela soit vécu seul et c’est ce qui « forge » le traumatisme, la parole empêchée.

Comme nous l’avons vu dans le précédent article, le traumatisme peut être « oublié » dans la mémoire traumatique.

  • En revanche, les symptômes sont souvent éloquents et parlent d’eux-mêmes, sans parfois même que la victime en ait conscience. Et finalement « apprendre, connaître » cette vérité, libérer le secret permet tout un coup de comprendre et de mettre du sens sur son histoire et le vécu du mal être.
  • A titre d’exemple, souvent des personnes que j’accompagne viennent me voir au sujet de peurs, de crises d’angoisse (je reçois beaucoup sur ces « sujets » en tant que thérapeute). Ces crises d’angoisse peuvent être un des symptômes du traumatisme avec l’activation de la mémoire traumatique via des déclencheurs.
  • Voici le témoignage de Carine qui précise son mal être sans « savoir » ce qui s’était passé pour elle, jusqu’au moment où son frère lui apprend qu’il a abusé d’elle. Ce témoignage concerne ici une femme ; mais les hommes ne sont exempts des incestes, abus, notamment, ils sont aussi "touchés".

L’idée de cet article est de permettre de mieux cerner ce qui se passe en termes de symptômes, à la suite d’un viol, d’une agression sexuelle ou d’un abus.  Cela ne signifie pas évidemment que la présence d’un symptôme indique forcément qu’il y ait eu abus, viol ou agression sexuelle. Et cet article ne se prétend pas exhaustif non plus. Il est le fruit de mes connaissances, et expériences.

1- Un sentiment d’insécurité, une intranquilité

Lors d’une agression sexuelle, d’un viol et a fortiori d’un inceste, il y a une effraction physique (si vous voulez en savoir plus, je vous propose de lire mon 2ème articleTraumatisme, mémoire traumatique, dissociation: quel est l’impact du viol, inceste ? que se passe t il dans le cerveau et dans le corps ? »), et psychique qui crée un sentiment profond de mal être et d’insécurité. Les mécanismes en jeu dans le cerveau apportent une grille de lecture et de compréhension.

En complément, la théorie polyagale proposée par Stephen Porges en 1994, va relier ce qui se passe :

  • Dans le corps, par le biais du système nerveux autonome
  • Dans la relation à l’autre
  • En termes d’émotions
  • Et en interaction avec l’esprit, le mental

Stephen Porges est un scientifique universitaire au Kinsey Institute de l'Indiana University Bloomington et professeur au département de psychiatrie de l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill en Caroline du Nord. Son apport va être à la fois :

  • D’identifier une autre branche au niveau du système nerveux autonome, en plus des deux déjà connues (les branches sympathiques et parasympathiques)
  • De relier les états physiologiques aux comportements et à la blessure du traumatisme

Concrètement, il y a 3 états du système nerveux autonome:

  • L’état du ventral – parasympathique:
    • un état où nous sommes au repos, en pleine détente, en lien avec les autres et avec notre environnement.
  • L’état du sympathique :
    • quand nous sommes menacés, cet état s’active, pour mobiliser des réactions de fuite ou de combat.
    • Cet état peut être régulé, il correspond à une réaction de l’organisme pour s’adapter à l’environnement. Et c’est aussi l’énergie de l’action, du mouvement, qui mobilise.
    • Quand il est dérégulé, ce sont les émotions intenses qui se manifestent, et les manifestations physiques comme les tensions, les palpitations cardiaques…
    • C’est le 2ème système de défense, après l’état du dorsal ci-dessous.
  • L’état du parasympathique dorsal :
    • c’est le premier système de défense, le plus primitif, il y a menace et danger de mort. Le système coupe, disjoncte : ce sont les états dissociatifs. Cela offre une protection « face à un prédateur » : figé, sidéré, faisant le mort pour éviter que le prédateur attaque la proie.
    • Cet état se vit dans la solitude, c’est l’impossibilité de fuir ou de combattre. Un état d’angoisse et d’insécurité.

Pour passer de l’état du dorsal, sans mouvement – de façon simplifiée - l’idée est de repasser par le mouvement, puis de remonter vers le ventral, un état de sécurité en lien avec l’autre.

Vous l’aurez compris l’état du dorsal correspond à l’état traumatique :

  • Les états d’angoisse, de mal être,
  • L’incapacité à se poser : se poser est dangereux, comme un danger de mort, et donc, il faut toujours être actif,
  • Une forme d’intranquilité, de vide que l’on va chercher à apaiser, à réguler.

Pour essayer de « gérer » son mal être, la personne victime du traumatisme « peut » (pas de systématique, ce sont des éventualités) :

  • Essayer de se sécuriser en passant par exemple par des mécanismes de contrôle: il s’agit du contrôle obsessionnel des choses, de l’organisation, du tri… etc. Le contrôle s’accompagne d’une hypervigilance
  • Mettre en place des conduites d’évitement, pour échapper aux situations en lien avec le traumatisme. Ce sont ici toutes les angoisses et phobies, avec le système d’encodage du traumatisme. Par exemple, la peur de l’avion ou de prendre le métro (enfermement, impossibilité de fuir), la peur de parler en public (regard sur soi, impossibilité de fuir, envie de disparaître)… etc.

Et si cela ne fonctionne pas ou n’est pas suffisant pour gérer le mal être, inconsciemment, la personne va chercher à s’apaiser, avec deux « voies possibles ». Le « but » est ici de récréer l’état de de dissociation et d’anesthésie vécu lors du traumatisme.

  • Poursuivre la dissociation, pour se couper des sensations et des émotions, avec l’usage de produits qui dissocient (les addictions): drogues, consommation d’alcool, les compulsions alimentaires sont aussi de cet ordre
  • Aller vers le « trop » pour augmenter le stress et à nouveau faire disjoncter le système,
    • avec des conduites qui reproduisent le traumatisme initial : par exemple, fréquentation d’individus pervers dans le cas du viol ou d’agressions sexuelles, conduites sexuelles dangereuses, mise en danger
    • Avec des conduites d’agressions envers soi : se faire mal, automutilations, mise en danger

2- Une difficulté dans le lien

A partir du moment où on a vécu une agression, un viol et a fortiori un inceste, l'autre est perçu et même "senti" comme dangereux. En présence de l'autre, on perçoit comme un danger de mort.

La personne agressée ne se sent plus en sécurité avec l'autre :

  • Bien sûr, parce qu'il y a à la fois l’agresseur
  • Mais aussi par rapport à l’entourage, qui ne voit pas toujours, ne croit pas toujours ce qui a été vécu. La victime a pu ne pas se sentir entendue et crue.

A partir de là, c’est très difficile d’avoir confiance dans l’être humain et de construire des relations de confiance, à tous les niveaux de relation et d’autant plus dans l’intimité du couple.

La colère peut se vivre comme une haine de l’autre, des autres ; la victime peut vivre l’autre comme un potentiel agresseur…

Résultat : je suis seul et je ne peux compter que sur moi. Être avec l’autre n’est pas tranquille et même dangereux.

3- Relation au corps, troubles gynécologiques

  • Les troubles gynécologiques (douleurs pelviennes, masses pelviennes, des règles douloureuses, endométriose… etc) peuvent être évocateurs d’agressions sexuelles.
  • Les difficultés autour de la possibilité d’être enceinte, d’avoir un enfant, le vécu de l’accouchement difficile peuvent aussi avoir des liens avec un traumatisme.
  • Le corps peut être comme une barrière de protection : ainsi les troubles gynécologiques rendent les rapports sexuels désagréables, compliqués, voire impossible (par ex, vaginisme).

Les symptômes reflètent la meurtrissure de l’être, de la féminité.

Le corps est impacté dans son image :

  • Il est vécu comme mauvais, parfois avec une image déformée.
  • Il peut être vécu comme sale ou honteux, avec un besoin de propreté compulsif, la peur d’être sale, vue comme sale, de se sentir sale.

Les vêtements peuvent être des « carapaces » de protection : amples, avec différentes couches superposées…

4 – Le couple, les relations sexuelles

Comme je l'ai évoqué juste avant, le lien à l'autre est difficile car "l'autre" est perçu comme dangereux. On comprend alors que la construction d'une relation de couple, avec l'intimité qu'elle comporte, est d'autant plus difficile. Comment faire confiance en l'autre quand la base de sécurité est inexistante en soi? quand le lien à l'autre a été détruit?

  • La victime pourra ressentir de la méfiance envers son conjoint, dans ses relations en général, envers l’homme en général s’il s’agit d’une femme victime.
  • Il peut y avoir des sentiments ambivalents d’amour, de haine, de désir et de dégoût.
  • La victime peut ressentir une peur d’être à nouveau manipulé par l’autre : « se faire avoir »
  • Il lui est difficile de mettre des limites à l’autre, et de respecter celle de l’autre, la victime a perdu ses repères. Quelle est la juste distance par rapport à l’autre ? Quelles sont les bonnes limites ? les limites, les repères sont brouillés. D’autant plus que le traumatisme peut amener également une dépendance affective qui peut amplifier le non-respect des limites.
  • De la même façon, pour la victime, il n’est pas aisé de connaître ses propres besoins et de les respecter.

Les choix des partenaires peuvent être aussi "biaisés" en lien avec plusieurs phénomènes :

  • La recherche inconsciente d'un apaisement du système nerveux. Ainsi les relations et les relations sexuelles en particulier peuvent être soit abstinentes (l'intimité est difficile et le sexe est vécu comme sale), avec l’aversion d’être touchée, soit à outrance (comme vu précédemment). Qu’elle soit exacerbée ou inhibée, la sexualité sera toujours perçue comme anormale et génératrice d’une intense culpabilité.
  • La recherche d'une situation connue, même si celle-ci est destructrice car elle sera toujours moins angoissante que l’inconnu, le vide. Nous avons tous besoin d’avancer avec un cadre, des repères. Si ceux-ci ont été déformés, pervertis, tordus, il est cependant fort probable que nous les répétions car ils représentent notre seul point de référence. Ainsi, la personne victime de viols, incestes, notamment dans son jeune âge, pourra être amené à reproduire ses schémas. J'en reparlerai dans l'article sur les répétitions et le transgénérationnel.

Par ailleurs, pour ajouter d'autres aspects sur les relations sexuelles plus particulièrement :

  • L'accès au plaisir peut être coupé, en raison notamment de la dissociation d'avec le corps. En lien avec cela, la personne victime de violences sexuelles peut souffrir de vaginisme, d'anorgasmie, d'absence de désir. Des images projetées de l'agresseur ou de l'agression, peuvent également survenir lors de rapports avec le partenaire.
  • La relation sexuelle peut être vécue dans la culpabilité.
  • On peut noter parfois une intolérance aux moyens contraceptifs.

5- les troubles somatiques en lien avec le vécu du traumatisme (qui peuvent s’ajouter à ceux déjà évoqués)

Le corps exprime la souffrance, à travers des troubles psychosomatiques, en lien avec l’état du système nerveux autonome.

  • Le principal mal dont souffrent les victimes d’inceste est la dépression
  • Les troubles gastro intestinaux (syndrome du côlon irritable, constipation, diarrhée, etc),
  • Des troubles cardio-vasculaires telles que palpitations, hypertension artérielle, coronaropathies
  • Des troubles en lien avec des douleurs et/ou des inflammations : maux de dos, maux de tête, douleurs articulaires, arthrite, fibromyalgie
  • Troubles du sommeil
  • Troubles métaboliques (diabète, hypertension, etc.),

En résumé, les conséquences et symptômes pour la personne victime d’un viol, d’une agression sexuelle, d’un inceste peuvent être :

  • Une grande souffrance psychologique (en lien avec la mémoire traumatique) et physique avec un sentiment de mal être, un sentiment de peur, danger permanent, une insécurité forte (peur, angoisse, panique, phobie) avec une hypervigilance et un besoin de contrôle
  • Des comportements addictifs et compulsifs
  • Des conduites à risque
  • Une difficulté à être en lien avec les autres
  • Des relations sexuelles troublées (abstinentes ou à outrance)
  • Une relation au corps difficile
  • Des troubles somatiques et en particulier dépressifs

Encore une fois, cet article ne se veut pas exhaustif, mais plutôt apportant un éclairage sur les symptômes en les reliant au vécu du traumatisme. Il n’y a pas de systématique, chaque "expérience" est différente. Avoir un symptôme ne signifie pas avoir vécu ce traumatisme. Et les symptômes peuvent évoluer dans le temps.

Pour prolonger cette compréhension, vous pouvez lire mon 4ème article sur les ressentis, Vous trouverez également d'autres articles sur le sujet :  la reconstruction après le traumatisme, des conseils pour les proches et amis de victimes. N'hésitez pas à lire également le 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi  ainsi que l'article sur le traumatisme et la mémoire traumatique

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire mon 4ème article sur les ressentis

Traumatisme, mémoire traumatique, dissociation: quel est l’impact du viol, inceste ? que se passe t il dans le cerveau et dans le corps ?

Traumatisme, mémoire traumatique, dissociation: quel est l’impact du viol, inceste ? que se passe t il dans le cerveau et dans le corps ?

Le phénomène d’amnésie traumatique concerne 59,3% des victimes de violences sexuelles dans l’enfance. Et ces phénomènes d’amnésies traumatiques peuvent durer jusqu’à 40 ans (d’où les sujets importants sur les délais de prescription). Ce phénomène est un réflexe de survie, de protection, qui gèle le corps et la mémoire, la fige dans le temps. En voici le fonctionnement, pour mieux comprendre ce qui se passe.

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je suis Hélène Dujardin spécialisée dans l’accompagnement des personnes sur les symptômes et manifestation de la peur. Il me tient à cœur de transmettre des éléments de compréhension – en l’occurrence ici sur la mémoire traumatique la dissociation - , d’expérience sur ce traumatisme du viol, de l’inceste, des agressions sexuelles qui me touche et pour lequel je reçois des personnes que j’accompagne en cabinet.

Pour vous expliquer ces phénomènes, je m’appuie sur les écrits de Muriel Salmona, psychiatre et fondatrice de l’association « Mémoire traumatique et victimologie ».

Et dans l’article sur les symptômes, je compléterai ces notions avec la théorie polyvagale de Stephen W Porges, qui apporte une clé complémentaire de compréhension.

Les traumatismes dont on parle sont ceux qui vont menacer :

  • L’intégrité physique : se voir confronter à sa propre mort ou à la mort d’autrui
  • Ou l’intégrité psychique : avec des situations qui sont terrorisantes car elles sont anormales, à caractère dégradant, inhumaine, humiliante, injuste, incompréhensible.

Pour l’expliquer de façon courte, en restant simple : au niveau du cerveau, c’est le système limbique qui gère et régule les émotions (et joue un rôle dans la mémoire).

  • Au sein du système limbique, l’amygdale est la structure principale qui contrôle l’expression des réponses émotionnelles : réponse de défense de l’organisme, changements physiologiques, comportements.
  • Lors d’un danger, deux voies sont empruntées :
  • une voie courte qui active l’amygdale, et apporte une réponse sans l’implication du cortex. Par exemple, une femme traverse la rue avec un landau sur un passage piéton, elle avance rapidement, une voiture arrive, le conducteur ne la voit qu’au dernier moment et donne un coup de volant pour l’éviter.
  • Une voie plus longue, où, dans un second temps, le cortex sensoriel et sensitif puis le cortex associatif et l’hippocampe, sont impliqués. Ils vont permettre une réflexion sur la base des expériences vécues, des apprentissages. Et cette voie va permettre d’affiner, moduler la réponse et ainsi d’atténuer l’activation de l’amygdale. Dans notre exemple, le conducteur va reprendre le contrôle de son véhicule, peut-être redonner un coup de volant pour ajuster la position, klaxonner… etc. cette 2eme réponse va permettre un retour au calme

Lors d’un traumatisme, comme le viol et a fortiori l’inceste, toutes les certitudes acquises s’effondrent.

  • L’acte confronte à sa propre mort, sans échappatoire possible, l’impuissance est totale. Et c’est d’autant plus vrai et fort pour l’inceste : en effet, dans la cellule familiale, se construit toute la sécurité de la personne, tous ces repères, sa "zone de certitude" psychique. Ces liens relationnels permettent normalement de construire en soi une base stable et solide, qui vacille totalement lors de l'inceste. Et c'est encore plus vrai quand l’acte est répété.
  • Il y a alors effraction psychique: la vie psychique s’arrête, plus de discours intérieur, plus de parole, pensée, c’est le vide
  • Cet état de sidération psychique fait « bugger » le système limbique : la partie du cerveau - cortex associatif - qui permet de relier les évènements, comprendre, ne fonctionne plus. Le danger n'est ni maîtrisé ni arrêté, et on ne peut pas en échapper.
  • Alors l'amygdale qui alerte du danger reste activée.
  • Et donc le corps réagit toujours face à cette situation de stress et danger intense : production de cortisol, d'adrénaline importante. Mais cette production - qui prépare à la fuite ou au combat -reste inutilisée : le corps entre en survoltage (tachycardie, tremblements, vertiges, angoisse).
  • Ces taux élevés d'adrénaline et cortisol deviennent toxiques pour l'organisation (possibilité d'infarctus du myocarde, atteinte des cellules nerveuses, atteinte de l'immunité). Il y a donc un risque vital pour l'organisme en lien avec le survoltage. Cela se passe alors comme pour un circuit électrique, le circuit disjoncte pour protéger l'organisme.
  • L’amygdale est alors déconnectée. Le traumatisme se poursuit, mais l’état de stress s’apaise, avec l’arrêt de production de cortisol ; les endorphines provoquent une analgésie (plus de souffrance physique)
  • L’amygdale est déconnectée du cortex associatif: ainsi les informations émotionnelles ne vont plus être traitées. Le traumatisme continue mais sans connotation émotionnelle, sans souffrance psychologique, et physique : c’est la dissociation
  • L’amygdale est aussi déconnectée de l’hippocampe qui ne va pas recevoir le contenu de la mémoire implicite émotionnelle. Les troubles de la mémoire et l’amnésie traumatique viennent de là.

Ainsi cette compréhension du mode de fonctionnement du cerveau lors du traumatisme subi, et en l’occurrence de viols, incestes, attouchements, permet :

  • de mieux comprendre l’état de sidération lors du traumatisme (donnant l’impression de laisser faire)
  • de comprendre les troubles de la mémoire et l’amnésie.
  • Et de mieux cerner les conséquences en lien avec la mémoire traumatique

De plus, la mémoire traumatique est une bombe à retardement :

  • La mémoire des violences subie est piégée par les amygdales. Elle est stockée avec un encodage des stimuli sensoriels, cénesthésiques, contextuel, expérientiel en lien avec les traumatismes subis.
  • Ces encodages peuvent être des « déclencheurs » qui peuvent réactiver l’amygdale qui va transmettre des informations fantômes et vont donner l’impression de revivre les violences, en pensées, émotions, sensations, mais sans repère de temps, d’espace, et donc incompréhensible. On revit alors d’une certaine façon le traumatisme dans des situations avec des déclencheurs similaires qui réactivent le système nerveux. Une sensation de danger imminent est vécue comme lors du traumatisme. Ce sont alors des crises d’angoisse, de panique, des attaques de panique qui se déclenchent.

Je reviendrai sur cela dans mon 3ème article sur les symptômes, je souhaitais ici vous donner des éléments de compréhension, avant d’entrer dans le détail des symptômes. La compréhension du lien entre le vécu « originel » et les sensations symptômes est clé pour se reconstruire.

Alors la personne, pour échapper à cette souffrance et ce sentiment d’insécurité permanent, et ainsi essayer de réguler cet état de mal être va mettre en place :

  • Des conduites de contrôle, accompagnée d’une hypervigilance. Il s’agit de contrôler un danger qui semble permanent, pour essayer de se sécuriser
  • Des conduites d’évitement, pour échapper aux situations qui sont susceptibles de rappeler les violences. Les conduites d’évitement sont conscientes et peuvent être inconscientes (comme les phobies, sans lien apparent entre le traumatisme et le symptôme)

Mais malgré ces conduites de contrôle et d’évitement, l’état de souffrance, la sidération, la détresse se poursuivent, la disjonction du système naturel ne fonctionne plus : il y a un phénomène d’accoutumance, de tolérance. Et seules les conduites dissociatives peuvent alors aider à calmer la détresse. Il s’agit d’obtenir la même disjonction du système pour apaiser la souffrance physique et psychique.

  • Concrètement, la personne peut alors recourir à une aggravation du stress par des conduites dangereuses (automutilations), violences agies ou subies
  • Ou le recours à des drogues qui vont permettre la dissociation, l’alcool, les psychotropes

Voilà qui précise le mode de fonctionnement du cerveau en lien avec la physiologie du corps lors du traumatisme. Et pour prolonger cette compréhension, vous pouvez lire mon 3eme article sur les symptômes. Vous trouverez également d'autres articles sur le sujet sur les ressentis, la reconstruction après le traumatisme, des conseils pour les proches et amis de victimes. N'hésitez pas à lire également le 1er article sur les définitions et ce qui dit la loi

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio.

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Pour lire mon 3eme article sur les symptômes.

Incestes, viols, attouchements et agressions sexuelles : quelles différences ? que dit la loi ?

Incestes, viols, attouchements et agressions sexuelles : quelles différences ? que dit la loi ?

6,7 millions de français sont victimes d’inceste selon une enquête Ipsos datée de novembre 2020.  Soit 10% des français. Un chiffre vertigineux qui donne le tournis… L’inceste est un crime d’une violence inouïe, largement commis, mais qui reste tabou, tu, verrouillé par le secret. L’acte est souvent vécu par la victime dans la solitude, constituant le traumatisme.

Dans l’expérience de l’inceste, les contours sont flous, les repères sont brouillés. Et la victime peine à savoir ce qui est « juste ou pas ». Autrement dit, suis-je réellement une victime ?

C’est pourquoi j’ai choisi d’écrire ce premier article pour éclaircir, nommer, clarifier les termes, comme un premier point de repères à transmettre. Cet article est le premier d’une série sur l’inceste, le viol, un traumatisme qui me touche et me tient à cœur. En tant que thérapeute, sophrologue, hypnothérapeute, je reçois régulièrement des femmes et également des hommes, victimes d’incestes et agressions sexuelles.

Abus, viols, incestes, attouchements et agressions sexuelles : quelles sont les différences ?

Source : code pénal

  • Un abus sexuel désigne toute contrainte ou tout contact physique, par lequel une personne se sert d'un(e) enfant (toute personne âgée de moins de 18 ans), en vue d'une stimulation sexuelle, la sienne ou celle d'une tierce personne. Les contraintes peuvent être :
    • Verbale: il s’agit d’une sollicitation sexuelle, sous forme de séduction subtile (exemple: « je suis frigorifié mais j’ai le cœur et le corps chauds ! ») ou d’insinuation (« te frotter à quelqu’un te ferait du bien »).
    • Visuelle: cette contrainte peut prendre différentes formes, utiliser du matériel pornographiques, des images, vidéos ; cela peut être un regard insistant sur certaines parties du corps, le fait de se dévêtir, se montrer nu(e), pratiquer l’acte sexuel à la vue de quelqu’un.
    • Psychologique: cette contrainte marque le dépassement de frontière.
      • D'une part, entre  le relationnel et le sexuel (intérêt excessif pour la sexualité de son enfant) ;
      • D'autre part, entre le physique et le sexuel (lavements répétés, intérêt trop marqué pour le développement physique d’un(e) adolescent(e)).
    • Contact physique qui se manifeste à différents degrés : des baisers, des attouchements du corps à travers les vêtements, par la force ou non, avec ou sans pression (psychologique ou affective) ; puis attouchement ou pénétration à l’aide d’une main ou d’un objet, contact génital ; simulation de rapports sexuels (avec des poupées, en gardant ses vêtements…), mais aussi viol génital, anal ou oral, obtenu de quelque manière que ce soit, par la force ou non.

Le viol, l’inceste, l’agression sexuelle mais aussi l’exhibition sexuelle sont des abus sexuels.

  • Le viol: Il est caractérisé par tout acte de pénétration sexuelle (buccale, vaginale ou anale par la main, le sexe ou un objet) par violence, contrainte, menace ou surprise. Le viol est considéré comme un crime.
  • L’agression sexuelle : il s’agit aussi d’une atteinte sexuelle mais se distingue du viol par le fait qu’il n’y a pas de pénétration. elle peut prendre la forme d’attouchements, de caresses sur le sexe, les seins, les fesses ou les cuisses, mais aussi de baisers forcés, etc.
  • L’inceste: Les viols et les agressions sexuelles sont qualifiés d’incestueux lorsqu’ils sont commis sur la personne d’un(e) mineur(e) par un(e) ascendant(e), un frère, une sœur, un oncle, une tante, un neveu ou une nièce. Et également le/la conjoint(e), le/la concubin(e) d’une des personnes mentionnées précédemment.
  • L’exhibition sexuelle: C’est le fait d’imposer à la vue d’un(e) enfant des actes sexuels dans un lieu accessible au regard du public, ou dans un cadre privé.

Ce qui dit la loi…

Début 2021, Camille Kouchner publiait  « la familia grande », livre qui révélait l’inceste au sein d’une famille puissante : Camille Kouchner est la fille de l’ancien ministre Bernard Kouchner et de la professeur de droit Evelyne Pisier. Elle dévoilait dans ce livre l’inceste commis sur son frère jumeau par son beau-père, l’homme politique, Olivier Duhamel, puissant et médiatisé.

  • Cela a créé une onde de choc, Olivier Duhamel a démissionné de ses fonctions et reconnu les faits devant les policiers, même si le parquet a classé l’affaire sans suite pour prescription.
  • A la suite de ça, des témoignages sont apparues sur les réseaux sociaux sous le hashtag #MeTooInceste. Une commission indépendante a été lancée pour orienter l’action publique contre ce fléau, avec un impact et des avancées sur l’aspect législatif (loi d’avril 2021).

Alors, qu’est ce qui est prévu par la loi ? comment ce crime est-il puni ? qu’est-ce que la loi d’avril 2021 a apporté ?

  • Le viol est considéré comme un crime alors que les agressions sexuelles autres que le viol sont des délits
    • Crime et délit  sont deux des trois classifications d’infractions. La principale différence se trouve au niveau de la gravité de l'acte et de la sanction ainsi que le délai de prescription. le délit est l'infraction intermédiaire et le crime est l'infraction la plus grave.
  • Les facteurs qui vont distinguer les peines et amendes encourues ainsi que les délais de prescriptions sont :
  • En ce qui concerne le viol :

    • Pour les victimes de moins de 15 ans, pour les faits commis après l’entrée en vigueur de la loi du 21 avril 2021 (soit le 23 avril 2021), la victime doit démontrer la relation sexuelle pour caractériser le viol, sans avoir à prouver la surprise, menace ou violence. Avant cette date, elle doit en démontrer l’usage.
    • La peine encourue : 20 ans emprisonnement.
    • Les victimes ont jusqu’à 30 ans après leur majorité soit leurs 48 ans pour porter plainte.
    • Pour les victimes de plus de 15 ans et majeures, elles doivent démontrer l’usage de la contrainte, menace, surprise ou violence
    • La peine : 15 ans de prison (20 ans si inceste)
    • La victime majeure a 10 ans pour porter plainte, celle mineure a jusqu’à ses 48 ans
  • L’inceste est une circonstance aggravante.
    • Le viol sera puni de 20 ans emprisonnement et 7 ans pour l’agression sexuelle

Pour les agressions sexuelles autres que le viol.

    • Pour les victimes de moins de 15 ans, avant la loi du 21 avril, il suffit de démontrer l’acte à caractère sexuel (l’auteur doit être âgé d’au moins 5 ans en plus par rapport à la victime), et avant la loi, comme pour le viol, il faut démontrer l’usage de la contrainte…
    • La peine encourue : 10 ans de prison, 150 000€ amende.
    • La victime a 20 ans à compter de sa majorité pour porter plainte, soit 38 ans.
    • Pour les victimes de plus de 15 ans, et les victimes majeures doivent démontrer l’usage de la contrainte
    • La peine : 5 ans de prison et 75 000€ amende (7 ans et 100 000€ amende si inceste)
    • La victime majeure a 6 ans pour porter plainte, celle âgée entre 15 et 18 ans, 10 ans à compter de sa majorité (20 ans si inceste)

Les aspects de droit posent différentes questions et comprennent des difficultés en lien avec :

  • les notions de consentement, même si la loi du 21 avril 2021 a permis d’avancer sur le sujet
  • le délai de prescription (nous aborderons la question de la mémoire traumatique dans un autre article)

Et ceci est d'autant plus vrai qu'il y a un phénomène de honte autour de l'inceste. De la pression et du rejet sont ressentis par la victime.

Les mots, notions sont spécifiés ; les contours législatifs également. Voilà qui, je l’espère, donne un premier point de repère par rapport aux questions du viol, des agressions sexuelles, de l’inceste.

Dans un second article, j’aimerais transmettre les repères et une compréhension de ce qui se passe lors du traumatisme. Vous trouverez également d'autres articles sur le sujet sur les symptômes, les ressentis, la reconstruction après le traumatisme, des conseils pour les proches et amis de victimes

Sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, je peux vous accompagner si vous avez été victime d’une agression, d’un viol, d’un inceste. Vous pouvez m’appeler pour un premier contact et si vous le souhaitez prendre rendez-vous. Consultations à Paris dans le 11ème et en visio

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Pour lire le 2ème article sur la mémoire traumatique

Sophrologie ou hypnose – différences et points communs

Sophrologie ou Méditation : quels différences et points communs?

Quelle est la différence entre la sophrologie et l'hypnose?

Souvent on me pose la question de connaître la différence entre ces deux méthodes.
les disciplines sont complémentaires et je profite de connaitre les deux, pour les proposer selon les besoins aux personnes que j'accompagne.

Quels sont les liens entre l’hypnose et la sophrologie ?

Alfonso Caycedo est le fondateur de la sophrologie. A la fin des années 50, il s’interroge sur le bénéfice thérapeutique d’un travail dans un état modifié de conscience. Et il s’intéresse alors  à l’hypnose dite clinique, et notamment celle de l’école de Nancy, nommée  « hypnose de la suggestibilité ».

Rapidement, Caycedo souhaite rompre avec ces méthodes qui suscitent à cette époque la méfiance. Intéressé par la conscience, il fonde en 1959 sa propre méthode : la sophrologie

D'abord, avant de distinguer les points communs et différences entre les disciplines, prenons le temps de les définir.

Qu’est-ce que la sophrologie ?

La sophrologie est une méthode basée sur la détente profonde du corps et de l’esprit. et chaque pratique a une intention spécifique. De plus, la personne est prise en compte dans sa globalité : le corps, l’esprit, l’être. Le fondateur s’est inspiré de disciplines ancestrales telles que le yoga, la méditation, des méthodes de relaxation telles que le Vittoz ou le Jacobson. Et il a ainsi développé sa propre méthode.

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose ou les hypnoses. En effet, l’hypnose « travaille » en général avec la partie inconsciente de nous-même, avec des modalités différentes, selon le type d’hypnose utilisé.

De plus, autant la sophrologie a une image très floue de relaxation, autant l’hypnose peut avoir une image précise mais loin de la pratique en cabinet. Souvent on associe immédiatement l'hypnose à l’hypnose de spectacle, celle de Messmer.

Mais, alors, qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose se définit par une mise en état de transe hypnotique, grâce à ce qu’on appelle une « induction ». Et, dans cet état modifié,  l’inconscient est mobilisé pour le travail thérapeutique. Ensuite, le processus de travail est différent selon l’hypnose utilisée :

  • Soit le travail se fait, directement en lien avec l’inconscient de la personne. La personne en état de transe hypnotique est alors dans un état dissocié. Et l’hypnothérapeute travaille directement avec l’inconscient de la personne. Il s’agit de l’hypnose Ericksonienne et de son évolution : la Nouvelle Hypnose.
  • Ou alors le travail se fait en associant l’inconscient et la conscience. La personne en état de transe hypnotique est alors dans un état augmenté de conscience, associée à l’expérience. Il s’agit de l’hypnose humaniste. Et cet état donne accès à une dimension symbolique, vous y travaillez comme dans un rêve « éveillé » en état acteur du travail thérapeutique.

Quels sont les points communs entre l’hypnose et la sophrologie ?

L’hypnose comme la sophrologie, ont toutes les deux des points communs :

  • Une mise en état de conscience modifié

En sophrologie, cet état de conscience modifié est appelé « état sophro-liminal » : grâce à la relaxation, la personne passe d’un état de veille à un niveau d’attention situé entre la veille et le sommeil.

En hypnose, l’état modifié de conscience est différent de celui produit par la relaxation, la sophrologie ou la méditation. Cet état peut être léger (rêverie, transe hypnotique légère), ou plus profond. Les perceptions sont modifiées par rapport à un état ordinaire. Les caractéristiques de ces états sont variées : perte des repères spatio-temporels, hallucinations, analgésies, anesthésies, etc.

  • Un travail avec une intentionnalité

Que ce soit en sophrologie, comme en hypnose, les pratiques visent une intention spécifique. Certes, chacune des méthodes apporte une relaxation en soi. Mais, ces disciplines ne se réduisent pas à de la relaxation.

Quelles sont les différences entre la sophrologie et l’hypnose ?

La sophrologie propose un travail en conscience qui s’inscrit dans le quotidien. Cet accompagnement se centre sur la personne : la sophrologie (caycédienne) propose des outils, des moyens et ne s’adresse pas aux causes du problème. Alors que l’hypnose (hypnose éricksonienne, nouvelle hypnose, hypnose humaniste) travaille avec l’inconscient dans un état de transe hypnotique. De plus, l’accompagnement en hypnose est ponctuel, centré sur la problématique. Et l’hypnose va permettre de travailler sur des causes, des nœuds émotionnels, des blessures, des freins, des schémas répétitifs, en levant les barrières automatiques.

  • Un état de conscience différent : la pleine conscience en sophrologie et l’inconscient en hypnose

La sophrologie est la  « science de la conscience en harmonie » telle qu’elle définit dans ce néologisme. Alors que l’hypnose mobilise l’inconscient.

Ainsi la sophrologie travaille à partir de la conscience et sur l’ouverture de conscience. et l’état modifié de conscience permet notamment :

  • d’assouplir l’esprit au-delà des positions automatiques
  • de développer les perceptions,
  • d’affiner le rapport à l’expérience

Il s’agit alors d’ouvrir et d’approfondir l’état de conscience. Et cet état de conscience englobe le corps, l’esprit, l’être tout entier.

En hypnose, l'état modifié de conscience (EMC) se caractérise par une fréquence d’ondes cérébrales différente de celle d’un état d’éveil ordinaire.

  • Les ondes cérébrales sont ralenties par à l’état d’éveil, cet état de notre fonctionnement quotidien et rationnel.
  • Cet état est tout à fait naturel. Vous le vivez lors des rêves ou l’avez peut-être vécu dans une pratique artistique.

Ainsi l’état d’hypnose permet de lever les barrières automatiques, psychologiques.

  • L’EMC en hypnose crée un équilibre entre les deux hémisphères de notre cerveau, entre la partie logique et rationnel ; et la partie intuitive et créative
  • L’accès à l’inconscient y est facilité.
  • Une expérience dans un « rêve éveillé », d’où la présence de symboles.

 

  • Des approches différentes : centrées sur la personne ou le problème

La sophrologie est un accompagnement plus centré sur la personne que sur le problème. Alors qu’en hypnose, la pratique adresse une problématique.

De plus, la sophrologie propose un parcours « existentiel » centré sur la personne, l’être. Et travaille en lien avec la problématique de la personne.

Quant à l’hypnose, elle propose une démarche de « soin », réparation, travail sur la problématique de la personne.

  • Une manière différente d’aborder la problématique

La sophrologie s'intéresse davantage aux moyens, solutions pour soulager les maux, sans remonter à l’origine du problème. Et ainsi, elle ne traite pas la cause. Et la personne agit au quotidien pour développer son mieux-être. Tandis que l’hypnose adresse le traitement de la problématique en lien avec l’inconscient, afin de résoudre cette problématique

  • Une temporalité différente : la régularité de l’expérience pour la sophrologie et l’aspect ponctuel pour l’hypnose

La pratique de la sophrologie est régulière, s’inscrit dans le temps, avec un dévoilement, une découverte progressive de soi.

La pratique de l’hypnose est, elle, ponctuelle, avec une visée thérapeutique. Et le travail se fait en séance, avec un prolongement « inconscient » à la suite de l’expérience.

Comme choisir entre l’hypnose et la sophrologie ? Hypnose ou sophrologie, pour quels besoins ?

Les 2 outils sont très complémentaires. Et, formée à ces deux méthodes, je peux m’adapter au mieux au besoin pour proposer l’une ou l’autre pratique.

Plusieurs éléments peuvent indiquer le choix de la sophrologie ou de l’hypnose :

  • La problématique et la façon d’aborder votre problématique : êtes-vous dans une démarche d’amélioration progressive au quotidien (sophrologie) ou de traitement d’un sujet (hypnose) ?
  • type d’approche : une approche plus large et existentielle de connaissance de soi en lien avec le corps et l’esprit (sophrologie) ou une approche ponctuelle adressant un problème (hypnose)
  • Le sujet en lui-même avec une méthode de travail différente qui en découle.
  • L’apport d’outils au quotidien (apporté par la sophrologie) ou un pratique de « traitement » en séance

Ainsi, la plupart du temps, je combine les deux approches. Prenons un exemple : l’angoisse et par exemple l’angoisse de mort.

  • La sophrologie va apporter des outils pour vous aider au quotidien, à vous apaiser, à traverser les crises d’angoisse, à modifier votre rapport à l’expérience
  • L’hypnose va vous aider à travailler sur les causes, à dé-cristalliser les nœuds émotionnels, les expériences traumatiques

Et parfois l’une ou l’autre technique sont complémentaires dans le même objectif. Par exemple, si nous reprenons l’exemple de l’angoisse de mort. Un travail sur l’accès à plus de sécurité intérieure peut se faire en conscience en sophrologie, à un autre niveau, plus symbolique en hypnose.

N'hésitez pas à me contacter pour échanger sur votre problématique, et prendre le temps de percevoir ce qui vous convient le mieux. les consultations se font sur rendez-vous au 06 34 18 00 23, à Paris ou en téléconsultations.

Psychogénéalogie : comment se libérer des maux de nos ancêtres ?

Psychogénéalogie :comment se libérer des maux de nos ancêtres ?

Comment se libérer des maux de ces ancêtres ?

Nous héritons de deuils non accomplis, de secrets de famille, des traumatismes non digérés par nos ancêtres. Ainsi, ces blessures transgénérationnelles se transmettent de génération en génération. Et la  psychogénéalogie créée dans les années 70 par Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute,  fait le pont entre thérapie et généalogie. En effet, cette méthode propose un travail sur l’histoire familiale à partir de l’arbre généalogique. L'objectif est de comprendre, à partir du traumatisme initial, les liens inconscients, réparer les blessures liées aux mémoires familiales. Ainsi se libérer des tragédies vécues par nos ancêtres.

Qu’est-ce que la psychogénéalogie?

La psychogénéalogie est une méthode qui établit un lien entre les traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants, et les troubles vécus par les descendants. Ces troubles sont notamment psychiques, psychosomatiques, maladies, comportements étranges, schémas à répétition.

Ainsi il s’agit d’une transmission inconsciente d’un trauma non résolu, non digéré, non métabolisé par un ancêtre, aux générations suivantes. On parle alors de « fantôme transgénérationnel » : ce terme est issu de la psychanalyse transgénérationnelle. Bruno Clavier, psychanalyste, auteur de l'ouvrage "les fantômes familiaux" précise : "la structure psychique et émotionnelle parasite, issue de l’un ou de plusieurs de ses ancêtres, portée et agie inconsciemment par un descendant".

Qu’est-ce qu’un trauma transgénérationnel ?

Le traumatisme transgénérationnel désigne les symptômes, les séquelles post-traumatiques qu’on retrouve chez une personne qui n’a pas vécu elle-même le traumatisme, mais qui en hérite. En effet, ces traumatismes sont vécus avant la naissance de la personne. Ainsi, non digérés, non dits, ils se transmettent aux générations suivantes. Et ces événements douloureux peuvent être connus. Il peut s’agir aussi de secrets, secrets qui vont « suinter » chez les descendants, au travers de symptômes. Ces traumatismes sont en lien avec l’histoire de la famille (enfants morts, avortements, violence, maltraitante, accidents, veuvage jeune…) ou le collectif (les épidémies, guerre, génocide…).

Peut-on souffrir des tragédies vécus par nos ancêtres ?

Les traumatismes vécus par les parents ou les grands-parents laissent-ils une trace à leur descendance ? C’est ce que suggèrent des travaux récents menés par Isabelle Mansuy, neurogénéticienne à l’université de Zürich et à l’école polytechnique fédérale de Zürich. Sa conférence (2016) témoigne de l’impact des effets de l’environnement et de la culture sur les mécanismes biologiques, en particulier au niveau du cerveau.

Elle montre ainsi comment les cellules germinales mâles peuvent être modifiées par l’environnement de façon à transmettre certains caractères acquis à travers les générations : « Chacun de nous est déterminé par nos gènes, on hérite d’un set de gènes paternels et maternels (…). En réalité nous sommes plus que nos gènes, nous sommes une combinaison de gènes qui sont influencés par des facteurs environnementaux. Et ils sont nombreux : notre vie, notre comportement, notre physiologie… »

Comment se manifestent ces blessures en lien avec ses mémoires familiales ?

Ainsi, ces traumatismes en héritage se manifestent de plusieurs façons :

  • vécu d’angoisse, de troubles psychosomatiques
  • symptôme qui survient « brusquement » dans votre vie
  • schémas qui se répètent
  • comportements, peurs incompréhensibles
  • sentiments forts de honte, de culpabilité, d’autodestruction, de dévalorisation…

Alors, comment guérir de ses blessures transgénérationnelles?

Le travail se fait en partant du/des symptômes, schéma répétitif, troubles psychosomatiques, comportement aberrant. Un échange avec le thérapeute pourra permettre d’identifier d’éventuelles pistes de travail. C’est un peu comme une enquête.

On travaille à partir de la construction de l’arbre généalogique, remontant aux arrière-grands parents.

L’objectif est de remonter à la source, au centre du traumatisme hérité, et de repérer sa transmission aux descendants. Cela apporte une compréhension, une remise en perspective.

Ensuite, vient le travail de réparation de la blessure pour l’ancêtre, et pour soi. Celui-ci peut par exemple se faire en hypnose humaniste. Et c’est ce que je propose dans mes accompagnements.

Article proposé par Hélène Dujardin, Sophrologue, hypnothérapeute, formée à la psychogénéalogie pendant 3 ans au Jardin d’Idées avec Bruno Clavier et Daniele Flaumenbaum : Je peux vous accompagner sur vos problématiques en lien avec les blessures familiales, transgénérationnelles avec un travail associant la parole, la construction de l’arbre et l’hypnose. Les consultations se font sur rendez-vous, en cabinet à Paris dans le 11ème arrondissement ou en téléconsultations.

Hypnose et guérison – Masculin et Féminin

Hypnose et guérison- Masculin et Féminin harmoniser ces polarités

Masculin et Féminin : que sont et représentent ces deux polarités à l’intérieur de nous-mêmes ? Comment l’hypnose peut aider à soigner et harmoniser ces polarités ? par Hélène Dujardin, Hypnothérapeute, Sophrologue, Paris 11

« On ne nait pas femme, on le devient » disait Simone de Beauvoir

Et cela a été un combat pour la femme, de pouvoir gagner son égalité de droits, avec l’acquisition d’une indépendance, l’acquisition de rôles professionnels également ; le mouvement #metoo symbole de la libération de la parole de la femme aura également marqué la dernière décennie.

Ces mouvements amènent à des questionnements : chacun, hommes et femmes ne savent plus vraiment qui ils sont et comment se comprendre. Et il devient nécessaire de redonner – à un niveau plus profond - un sens à chaque polarité – masculin et féminin – pour retrouver un équilibre.

Cet équilibre, dans les  polarités se retrouvent à l’extérieur…

  • Dans l’expression de la nature : le soleil et la lune
  • Dans l’affirmation par rapport à l’accueil
  • Le Yang et le Yin

…  comme à l’intérieur de nous-mêmes

Chacun d’entre nous a ses deux polarités – masculin et féminin – qui lui permet de vivre son unité, de se sentir complet, sans désespérément rechercher son âme sœur ou sa moitié.

Et c’est Jung, fondateur de la psychologie analytique, retrouver cette unité passe par la reconnexion entre le masculin et le féminin qui existent en nous : « notre âme est bisexuée »

1- Commençons alors par explorer ce que représentent ces polarités : autrement dit, que représentent le masculin et le féminin ?

Que représente le masculin ?

  • C’est le yang,
  • le principe émetteur : l’affirmation, l’idée
  • il est représenté par le soleil, la chaleur, la source de lumière.
  • C’est le principe créateur, l’impulsion
  • Il représente l’autorité, la loi, la partie consciente, la connaissance intellectuelle
  • Le principe masculin sépare, différencie, conceptualise

Que représente le féminin ?

  • C’est le yin
  • Le principe récepteur : l’accueil
  • Il est représenté par la lune, la vie intérieure, l’inconscient
  • Le féminin symbolise la beauté, l’amour, les cycles, la transformation, le lien
  • C’est la manifestation de la création dans la matière
  • Le principe féminin relie, crée

Chacun d’entre nous contient en lui-même ses deux polarités, complémentaires

2- Comment se sont construits, se construisent ces deux polarités ?

Ces deux dimensions vont se construire consciemment, et inconsciemment, à la fois par le vécu, les expériences, l’intégration des « modèles »

Et au départ, la dimension complémentaire se construit en chacun dans l’inconscient et ainsi :

La part féminine dans l’inconscient masculin est l’anima,

La part masculine dans l’inconscient féminin est l’animus.

L’anima et l’animus se construisent à partir des relations :

  • D’abord avec le parent du sexe opposé,
  • Puis des personnes du sexe opposé, famille, entourage
  • Et aussi des représentations culturelles du sexe opposé.

Ainsi, par exemple, pour une femme, selon sa représentation et l’intégration de l’animus

  • Mal canalisé, l’animus peut transparaitre dans le comportement avec des paroles cassantes, péremptoires, magistrales, comme faisant autorité, acerbe
  • Intégré, canalisé : l’animus va se manifester comme un appui intérieur, dotant la femme des qualités masculines, comme l’affirmation, le courage, l’objectivité

Et de même, pour l’homme selon la représentation et l’intégration de l’anima.

Ainsi, la dimension féminine ou masculine en soi peut être blessée, abîmée, mal intégrée ou mal canalisée de part :

  • Nos expériences, blessures personnelles de vie
  • L’éducation et les transmissions familiales, conscientes et inconscientes
  • Les modèles collectifs

Concrètement, le déséquilibre au niveau masculin peut se « révéler » par exemple, comme

  • Un manque de confiance, référence en ses propres idées (manque d’autorité intérieure)
  • Une énergie d’affirmation qui fait défaut, se refusant à l’accès de la force, peut-être dans une perception où le masculin est perçu comme le mal

Et le déséquilibre de la dimension féminine, par exemple

  • Dans une ouverture « trop » importante (dimension de l’accueil) : le phénomène de l’éponge qui absorbe tout ; inconsciemment, la femme a ici peur de « se couper », « se fermer », ce qui serait un peu comme mourir. Et elle ne se préserve aucun espace à elle
  • A l’inverse, le tout fermé
  • Dans le déséquilibre de l’écoute du ressenti, cette écoute n’ayant pas été « accueillie » par les parents alors que vous étiez petits.

3- Comment l’hypnose peut aider à harmoniser ces deux polarités – masculin et féminin ?

L’hypnose va permettre d’aller à la rencontre, à l’intérieur de soi, de chacune de ses polarités, un voyage pour :

  • rencontrer le masculin, féminin à l’intérieur de soi
  • accueillir pleinement cette polarité, dans toutes ses dimensions et avec ses zones d’ombre
  • en prendre soin, de soigner le cas échéant

La séance va permettre d’harmoniser chacune des polarités et d’harmoniser les deux polarités ensemble dans leur complémentarité :

L’harmonisation se fera sur plusieurs plans :

  • physique
  • émotionnel & énergétique
  • psychique

En somme, il s’agit pour la personne de cheminer vers un équilibre intérieur – masculin & féminin, l’équilibre de ses polarités complémentaires.

  • Un équilibre intérieur vers plus d’unité, de bien-être interne
  • Un équilibre des polarités dans l’expression de ses propres comportements et modes de fonctionnement
  • Une perception renouvelée des dimensions masculines et féminines

Cette séance peut être envisagée dans différents contextes & problématiques et notamment pour des blessures et événements de vie, des traumatismes, problématiques relationnelles et de couple, infertilité, sexualité, des sujets liés à l’identité ainsi que des problématiques en lien avec le poids et l’alimentation.

Ce sont les échanges que nous pourrons avoir, ce qui pourra être exprimé avant et après une séance, qui m’amènera naturellement à proposer cette séance.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter pour échanger sur votre problématique et envisager des séances en hypnose.

Séances sur rendez-vous au 06 34 18 00 23

Méditation et ruminations mentales – comment arrêter de ruminer ?

Méditation et ruminations mentales - qu’est-ce que c’est ?

Ruminations mentales : qu’est-ce que c’est ? comment arrêter de ruminer ?

Ressasser, s’inquiéter, tricoter et retricoter les mêmes idées dans la tête, comme en boucle, à partir d’un sujet… les ruminations mentales – « overthinking » - sont envahissantes, épuisantes et ne font pas bouger, avancer les problématiques. Alors, pourquoi ruminons-nous ? et comment faire pour arrêter de ruminer ?

Que sont les ruminations mentales ?

  • Au début, nos pensées se fixent sur une idée, un événement, une situation qui vient d’avoir lieu, nos pensées négatives se gonflent alors ; puis, peu à peu, nous nous mettons à y associer d’autres situations du passé, du présent, les pensées se brassent, viennent et reviennent. C’est chaotique, tricoté et retricoté, agité et c’est cela qui est caractéristique de la rumination mentale
  • La rumination mentale n’est pas de l’anxiété, puisque l’overthinker ne s’inquiète pour l’avenir et considère que le pire est déjà là.
  • Ruminer n’est pas réfléchir: en ruminant, on ne distingue pas l’essentiel, ce qui est important, de l’accessoire. Tout est sur le même plan. On ne peut pas y mettre du sens, comme quelque chose qui nous échappe. « C’est une pensée qui sort de son sillon, un débordement qui nous traverse et que l’on ne peut mettre en forme, alors que l’intelligence, elle, parvient à sérier », précise le psychanalyste Norbert Chatillon.
  • Les ruminations nous abusent : on pense être dans le réel, alors qu’on est dans le virtuel de nos craintes, de nos regrets
  • En somme, les ruminations triturent en boucle un ou quelques thèmes « phare » (perte, erreur, échec, jugement négatif de soi), leurs significations, leurs causes « profondes », ainsi que les émotions, sensations, ressentis pénibles du moment, dans l’espoir (largement illusoire) de comprendre et de changer

Qu’y a-t-il derrière les ruminations mentales ?

  • L’apport de Catherine Aimelet Périssol, pyschothérapeute, spécialiste du cerveau reptilien, me semble tout à fait intéressant : les ruminations mentales nous indiquent, selon elle, que nous sommes passés d’un état d’ouverture à un état de défense.
  • Voici le processus:
    • A la base, il y a une menace (être renvoyé, abandonné…)
    • La peur arrive
    • Cette émotion-racine déclenche une réaction de fuite
    • Les idées se bousculent dans notre tête, pour nous mobiliser à trouver des solutions
    • Mais le mécanisme de mobilisation semble être enrayé : au lieu d’être à l’écoute de notre peur et des besoins sous-jacents – les identifier et agir – nous subissons notre peur et nous nous y enfermons.
  • Ainsi les ruminations mentales sont un écran face à notre émotion de peur : ainsi l’exprime Nobert Chatillon « s’encombrer la tête a une fonction d’antidépresseur », comme un écran à nos angoisses existentielles, pour nous couper des sensations.
  • Parfois encore on rumine aussi parce qu’on est impuissant à agir, on n’a pas admis qu’au fond, pour le moment il n’y a pas de solution immédiate à ce qui nous tourmente

Mais, alors, que faire pour arrêter ces ruminations ?

  • En premier lieu, l’idée est de repérer le plus tôt possible que nous avons commencé à ressasser, car si le moteur est lancé, arrêter le mouvement est d’autant plus difficile
  • En repérant le démarrage de ces pensées, posez-vous les questions: est-ce que cela me fait avancer depuis que je pense à ce problème ? est-ce que j’y vois plus clair ? et est-ce que cela me fait du bien d’y avoir pensé ? Cela vous permettra de savoir si vous êtes en train de ruminer et aussi de vous « décoller » de ces ruminations, en devenant observateur de ce que vous êtes en train de produire (à savoir, les pensées en boucle)
  • Si les pensées sont lancées, la rumination « forte », le principe est là aussi de chercher à s’en distancier. Ne pas chercher à lutter contre celles-ci, puisque cela ne ferait que renforcer le processus de ruminations. En revanche, les « accueillir » et les observer. C’est un processus que nous apprenons en méditation de pleine conscience.
  • Et puis, les verbaliser, formuler aussi permet de les dépasser, traverser au mieux.
  • Enfin, dans les moments où les pensées sont très, trop fortes, notre meilleur allié est le corps : revenir au corps, en bougeant, marchant rapidement pour calmer le flux des pensées.

Vous ruminez, souffrez de ces pensées en boucle et peut-être cela est-il en lien avec d’autres problématiques ? N’hésitez pas à prendre contact avec moi, je pourrais vous accompagner grâce à la complémentarité d’outils que sont la méditation, l’hypnose et la sophrologie.

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Sophrologie et attaque de panique

Sophrologie et attaque de panique - qu’est-ce que c'est?

Que se passe-t-il au niveau physique et physiologique lors d’une attaque de panique ?

  • Une attaque de panique se traduit par un malaise brutal et intense où le corps tout entier est en état d’alerte.
  • Des manifestations physiques : Le système nerveux sympathique est alors activé et plusieurs symptômes physiques apparaissent telles que palpitations, sensation d’étouffement, étourdissements, transpiration, frissons, tremblements, engourdissements, sentiment d’irréalité et parfois même des nausées. La personne qui vit des attaques de panique « cristallise » son attention sur quelques symptômes qui différent d’une personne à l’autre
  • Quelle durée ? Les symptômes atteignent leur maximum d’intensité après généralement 10 minutes, mais ils peuvent persister jusqu’à 60 minutes. Le corps ne reste pas en état d’alerte pendant des heures, puisque le système nerveux parasympathique vient tout naturellement rétablir l’équilibre. Le corps humain est ainsi fait, il se régularise de façon autonome.
  • Des pensées parfois envahissantes : comme la peur de perdre le contrôle, la peur de perdre la raison ou encore la peur de mourir. Ces pensées peuvent devenir très envahissantes et sont, dans certains cas, plus difficiles à supporter que les symptômes physiques. Ces pensées tenaces sont des impressions (de perte de contrôle, perdre la raison…) déstabilisantes mais inoffensives.
  • L’instinct de protection : est ici suractivé. Pour une personne qui vit des attaques de panique, une situation qui ne semblait pas menaçante peut soudainement être perçue comme telle.
  • Le déclenchement peut être associé à un lieu, situation particulière. Il peut aussi être associé à une cause « interne » : la personne sujette à des attaques écoute attentivement ses sensations et tout signal provoque une alarme, qui en elle-même peut provoquer l’attaque de panique.

 

Pourquoi cela arrive-t-il?

  • Une attaque de panique peut survenir pour diverses raisons et dans des contextes différents. Toutefois, il arrive fréquemment qu’elle survienne à une période où l’individu est confronté à plusieurs stresseurs.
  • Chaque personne réagit différemment au stress, selon ses propres vulnérabilités (maux de tête, côlon irritable, ulcère d’estomac, etc.). Une attaque de panique représente une autre façon de réagir au stress.
  • Ainsi, on pourrait simplement considérer une attaque de panique comme un signal d’alarme indiquant à l’individu qu’il traverse une période plutôt chargée émotionnellement (ex. adaptation à l’université, anxiété scolaire, nouvel emploi, anticipation du marché du travail, etc.).
  • Également, une première attaque de panique peut survenir soudainement, mais elle peut aussi apparaître après la consommation de certaines substances comme une drogue (ex. marijuana). Ces substances peuvent provoquer des symptômes similaires à ceux ressentis lors d’une attaque de panique (ex augmentation du rythme cardiaque, vertiges, etc.) et amener une personne à craindre cette expérience et à redouter revivre ces symptômes à tout moment de sa vie…

Pourquoi cela se manifeste à répétition?

  • L’évitement de lieux, situations contribuent à installer la personne dans un cercle vicieux des attaques de panique. La personne se perçoit comme ne pouvant pas faire face à la situation
  • L’hyper vigilance aux sensations du corps, manifestations physiques et physiologiques est comme un bouton « panique » toujours présent, prêt à être enclencher au moindre signe : la personne craint alors de revivre la crise de panique. Et va lutter contre celle-ci. Ce qui l’accentue.
  • L’anticipation: la personne « filtre » ses activités, actions par le prisme de ces attaques de panique. Si le contexte « habituel » des crises est présent, la personne sera obnubilée par cela, envahi par les pensées obsédantes

Démystifier les symptômes ressentis lors d’une attaque de panique.

Quelques éléments  et explications tirés du livre La peur d’avoir peur (Marchand, A., Letarte, A. (2005))

  • Peur d’un arrêt cardiaque: Les données médicales indiquent que le cœur peut battre jusqu’à 200 pulsations par minute pendant plusieurs heures, sans subir de dommage. Le cœur est un muscle constitué de fibres très denses et il est très résistant. Lors d’une crise cardiaque, la douleur augmente lors de l’effort, alors que dans le cas d’une crise de panique, les symptômes peuvent augmenter en restant dans la situation ou diminuer lors d’un déplacement.
  • Peur de s’évanouir: La sensation de vertige est souvent présente lors d’une attaque de panique. La respiration souvent trop rapide, provoque une diminution de la circulation sanguine dans le cerveau, ce qui produit la sensation de vertige. Cependant, elle n’entraîne pas un évanouissement.
  • Sensation d’étourdissement: La sensation d’étourdissement est en partie due à la tension qui affecte l’oreille interne, qui elle, est responsable de l’équilibre. C’est ce qui explique l’impression que les objets tournent, mais ce malaise prend fin une fois que l’attaque de panique s’estompe.
  • Peur d’étouffer: Sous l’influence du stress, les muscles du cou et de la poitrine se contractent, ce qui peut donner l’illusion de manquer d’air. De plus, respirer à l’aide des muscles de la poitrine, plutôt que du diaphragme, peut créer une douleur à la cage thoracique. Cependant, il est important de se rappeler que la respiration est un mécanisme réflexe contrôlé par le cerveau, jour et nuit.
  • La peur de perdre la raison: Cette sensation d’étrangeté ou de désorientation s’explique par une réduction de la circulation sanguine au cerveau. Parfois aussi ce symptôme peut se produire en réaction à l’éclairage de certaines pièces (ex.: éclairage au néon). Toutefois, ce n’est qu’une sensation, une impression de perdre la raison et non l’apparition d’un trouble psychotique.

N’hésitez pas à consulter l’article « crise d’angoisse : quelques clés pour en sortir »

Vous souffrez d’anxiété, de crises d’angoisse ?

N’hésitez pas à prendre contact avec moi, je pourrais vous accompagner grâce à la complémentarité d’outils que sont la méditation, l’hypnose et la méditation. Mon approche associe l’aspect pragmatique de la « gestion » de la crise d’angoisse à une compréhension du processus en jeu, pour en sortir. Enfin, nous pourrons cheminer « vers la cause » si vous le souhaitez, si besoin est.

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Hypnose et nutrition – comment l’hypnose peut vous aider?

Hypnose et nutrition - comment l’hypnose peut vous aider?

 

Vous mangez trop, trop gras ou trop sucré, vous êtes adepte du grignotage… les kilos vous pèsent.

L’hypnose peut vous aider à retrouver votre poids de forme.

 

Petits préambules

  • Il est important de comprendre que l’hypnose n’a pas d’effet magique. L’hypnose va vous aider vers le retour à un poids de forme… avec votre aide et vos actions !
  • La/les premières séances, au travers d’échanges approfondis avec l’hypnothérapeute vous permettront de clarifier également votre rapport avec l’alimentation, apportant aussi des prises de conscience, et donc de clarifier quels sont les meilleurs leviers à utiliser dans le cadre des séances.

 

Comment l’hypnose peut-elle aider à retrouver votre poids de forme ?

L’hypnose va pouvoir agir à un niveau profond de vous-même : en état modifié de conscience, les barrières conscientes sont levées et des messages vont pouvoir être transmis à « votre moi profond » :

 

  • Au niveau comportemental, que ce soit pour modifier des « mauvais comportements » et trouver de nouvelles façons, habitudes de consommation. Ainsi, vous allez pouvoir déconstruire les automatismes crées, et renforcés par habitude : les cacahouètes le soir en rentrant du bureau, les gâteaux grignotés dans la voiture, la petite douceur au moment des pauses…

 

  • Ce sera à la fois un travail sur les réflexes mais également, il est possible de travailler sur la perception des aliments en question, les associations comme « chocolat » = « bon » = « plaisir », quel que soit l’aliment de prédilection bien sûr. l’hypnose « profite » du fait que le cerveau ne fait pas la différence entre l’imaginaire et le réel, vous pourrez ainsi retravailler sur les perceptions (par ex, devenir indifférent à son dessert préféré)

 

  • Les situations à risque peuvent également être travaillées : les courses au supermarché, le buffet à volonté…

 

En plus du niveau comportement, l’hypnose va vous permettre d’agir et de travailler à un niveau émotionnel et psychologique :

 

  • Avec un travail, par exemple, sur les liens, notamment parentaux, pour dénouer, pacifier, et déconnecter l’alimentation de ces liens affectifs

 

  • Et puis aussi, un travail sur l’image de soi, de ce que représente pour soi, ce changement et le fait de retrouver son poids de forme, une silhouette dans laquelle vous vous sentez bien : en quoi est-ce important pour vous ? Cette réflexion consciente associée à une inscription inconsciente va vous permettre de renforcer votre motivation pour atteindre votre objectif.

 

  • Bien sûr, en fonction de votre histoire personnel en lien avec le poids, le corps, un travail sur les « causes », « événements » pourra être envisagé.

 

Comment se passe l’accompagnement ?

 

  • Les séances sont espacées de 2 ou 3 semaines, pour laisser le changement opérer.
  • Une perte raisonnable de poids (pas de régime drastique associé) est recommandée pour que ce soit durable.
  • Les séances avec l’hypnothérapeute permettent un travail sur soi, inscrivent les bases du changement.
  • En dehors des séances, il vous revient de « faire le job », à savoir de poser le « cadre » d’une nouvelle hygiène alimentaire. Lors des séances, je vous donnerai quelques conseils sur la façon de vous alimenter (pas sur le contenu alimentaire)
  • Un soutien par auto-hypnose est recommandé et vous sera aussi proposé dans le cadre des séances.

 

Vous souhaitez entamer cette démarche et retrouver votre poids de forme ?

N’hésitez pas à me contacter : ensemble nous ferons le point sur là où vous en êtes, vous préciserez votre envie,  et l’hypnose pourra vous aider à avancer vers votre objectif

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Sophrologie et nutrition – le grignotage

Sophrologie et nutrition - comprendre le grignotage

Mieux comprendre le grignotage

En complément de l’article sur les kilos émotionnels, un focus et angle complémentaire sur le grignotage, qui vous permettra peut-être de mieux cerner des éventuels comportements et ensuite, de trouver des astuces pour évoluer vers d’autres comportements

Les raisons & comportements du grignotage :

  • Grignoter pour ne pas sentir, se détourner des émotions
    • « Cela constitue un mécanisme de défense, Plus notre angoisse est forte, plus nous avons tendance à y répondre par un aliment riche. » affirme le psychiatre et psychothérapeute Gérard Apfeldorfer.
    • C’est facile, rapide et accessible
  • Grignoter et reproduire un schéma et mode de fonctionnement familial
    • Grignoter pour « s’offrir » les aliments que nous n’avons pas eu, enfant, les aliments interdits
    • Reproduire les éléments de réconfort que nous avons eu enfant
  • Grignoter et s’offrir un moment régressif
    • S’offrir un aliment « doudou », comme de l’amour, se rendre la vie plus douce
    • Un comportement qui renvoie aux échanges de nourriture et d’amour avec la mère, à la succion du lait maternel. Ainsi la diététicienne Florence Pujol confirme : « Il choisit des aliments plutôt pâteux, type tartines. Leur mollesse rappelle l’effet de succion. Quant à ceux qui préfèrent des aliments petits, type cacahouètes, chips, bonbons, c’est que le mouvement de balancier du bras vers la bouche évoque le bercement… » Le grignotage : ultime doudou d’adultes en mal de tendresse ?

 

Comment faire ?

Après une profonde prise de conscience de nos comportements et de leur impact sur notre vie, notre santé, nos émotions même. Le travail va se faire à plusieurs niveaux :

  • Au niveau comportemental, en modifiant ces habitudes de consommation, consciemment. Quelques astuces ici
  • Au niveau émotionnel, en apprenant à gérer nos émotions différemment ; en dissociant, petit à petit l’association nourriture - doudou
  • Si nécessaire, à un niveau plus profond de travail sur soi, en lien avec notre histoire familiale

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Hypnose et nutrition – le gras et sucré

Hypnose et nutrition - pourquoi aimons-nous manger gras et sucré?

Nous « craquons » sur une pizza et plus rarement sur des bâtonnets de carotte !

Pourquoi cela ? que se passe-t-il dans notre cerveau et dans notre corps ?

En jeu : notre système de récompense au niveau de notre cerveau

  • "La décharge de graisses et de sucres fait du bien à notre cerveau : ces aliments provoquent une sécrétion d'insuline qui stimule l'entrée de tryptophane dans le cerveau, et stimule la sécrétion de sérotonine un neurotransmetteur qui procure calme et apaisement. Après avoir craqué pour des plats riches, nous ressentons rapidement un bien-être qui étouffe tout autre ressenti (la colère, l’anxiété, l’énervement…)", explique Magali Cros-Roig, diététicienne-nutritionniste.
  • Et puis, ces aliments sont doux, onctueux, agréables à mâcher, comme des doudous

Cela répond également à notre instinct de survie

  • Ces aliments fournissent de l’énergie, rapide, ce sont qui en contiennent le plus et pour l’organisme, c’est l’assurance d’avoir des réserves au cas où la nourriture viendrait à nous manquer.

L’impact de manger gras et sucré joue sur nos fonctions cognitives et nous installe dans le cercle vicieux de la malbouffe.

  • Cela a été prouvé récemment par une étude anglaise publiée en février 2020 dans la revue Royal Society Open Science 3
  • Cette étude a été menée à l'université Macquarie de Sydney, s'appuient sur le suivi de 110 étudiants de 20 à 23 ans
  • En seulement 7 jours de régime gras et sucré, les impacts se font sentir : ce régime altère les fonctions cognitives (en altérant la mémoire) et plus encore altère la fonction de la satiété : nous entrons alors dans un cercle vicieux de la malbouffe
  • D’autres études avaient déjà démontré aussi le risque augmenté de dépression.
  • Pour en savoir plus

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Sophrologie et nutrition – les kilos émotionnels

Sophrologie et nutrition - kilos émotionnels : de quoi s’agit il ?

kilos émotionnels : de quoi s’agit il ? que faire ?

Je stresse, je mange ou je m’ennuie, alors je mange : ce sont des phrases que l’on entend souvent.

Mais que se passe-t-il alors dans le corps ? Comment pouvons-nous agir différemment.

Une affaire de neuromédiateurs et d’hormones

  • Les émotions nous « poussent » à manger. Cela s’explique par le fait que "Les émotions, qui sont des produits de notre cerveau, vont influencer les neuromédiateurs de l’humeur qui eux-mêmes vont agir sur les hormones de l’appétit" comme le précise le Dr Clerget,. Il y a ainsi des hormones qui ouvrent l’appétit, comme la ghréline, et d’autres qui la coupent, comme l'obestatine.
  • Ainsi ces émotions peuvent pousser à trop manger, "plus qu’à notre faim" (phénomène appelé hyperphagie) ; ou à mal manger, "c’est-à-dire manger du sucre ou du gras" ; ou encore à stocker les graisses.

Pour des émotions dites négatives comme positives, du côté des émotions dites négatives :

  • Manger pour remplir un vide, un manque voire son existence vide dans l’ennui : manger est une activité complète qui fait appel à tous nos sens
  • Manger sa colère plutôt que de l’exprimer
  • Manger pour trouver un reconfort et une forme de chaleur dans la tristesse
  • Manger pour retrouver de la sécurité dans la peur
  • Ainsi "A chaque fois que l’on veut éviter de penser, on mange. C’est comme la vache qui rumine. Tout ce qui favorise les ruminations mentales peut favoriser les ruminations alimentaires, pour les éviter", précise le Dr Clerget

Et puis du côté des émotions positives

  • Le soulagement, la fierté, la joie : "l’on a été habitué à ce que l’amour passe par les aliments. Du coup, ça va de soi : à chaque fois que l’on est bien, on va manger". Avance le Dr Clerget
  • Et à l’inverse, en recherche d’amour, la nourriture peut faire « office » de compensation.
  • De plus la nourriture peut remplir le rôle de "système d’autosatisfaction" : j’ai bien travaillé, je relâche la pression et je me félicite en mangeant, je l’ai bien mérité…

Lors de ces grignotages, compulsions alimentaires, ce sont les « aliments doudou » qui vont être recherchés, des aliments qui renvoient à l’enfance. "Ce sont les aliments qui renvoient à l’enfance, quand on a besoin de régresser, c’est-à-dire de revenir au temps où l’on se sentait protégé et consolé par ses parents, explique le Dr Clerget. On remplace finalement les parents par ces aliments".

Ainsi, nous le voyons : la nourriture devient affective et remplit un besoin psychologique.

Elle joue un rôle de régulation des émotions. et tout ceci est en lien avec la façon dont nous avons appris, petit, à réguler nos émotions. les parents nous donnaient ils de la nourriture pour « faire face » aux émotions ? les émotions pouvaient elles être exprimées ?

Comme l’explique le nutritionniste Jean-Michel Cohen dans une vidéo sur les kilos émotionnels : "La relation à la nourriture et l’affection se fait dès la naissance [...] Le bébé va faire cette association incroyable entre le lait (donc la nourriture), la notion de plaisir et en même temps la notion d’apaisement. On va donc utiliser la nourriture comme système d’autosatisfaction".

Comprendre  pour mieux « agir »

  • La compréhension des processus en jeu va remettre du sens dans ce comportement compulsif et « masqué » finalement
  • Ensuite, il va s’agir notamment de développer l’écoute de ses ressentis, au moment où nous avons faim : qu’est-ce que je ressens ? qu’est ce qui se passe en moi ? pour identifier si la faim est physiologique ou psychologique
  • Apprendre également à écouter différemment le message de ces émotions, à les réguler différemment.
  • Retrouver du plaisir à manger, pour le plaisir que cela peut procurer et pas dans un phénomène de compensation
  • Et puis aussi, regarder quel est le contexte de la prise de poids, y a-t-il un événement qui entoure cette prise de poids ?

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Méditation et nutrition – le fonctionnement de la satiété

Méditation et nutrition - Comprendre le fonctionnement de la satiété

Au cours de la journée, l’être humain a des sensations de faim, de rassasiement et de satiété.

De quoi parle-t-on ?

  • La faim: c’est une sensation souvent déplaisante qui commence généralement après quelques heures passées sans manger. Elle est liée à une baisse de la glycémie. Elle conduit à la recherche et à la consommation d’aliments. Elle peut s’accompagner de phénomènes désagréables : contractions gastriques, gargouillis intestinaux, voire une fatigue intellectuelle et/ou physique.
  • Le rassasiement:
    • c’est une sensation perçue immédiatement après le repas quand on n’a plus faim. Il conduit en principe, à l’arrêt de la prise alimentaire.
    • Ce qu’il est important de comprendre est que le rassasiement n’est pas immédiat et intervient au moins 20mn après le début de la prise alimentaire. La mastication joue elle aussi un rôle important
    • Attention aussi aux aliments mous, liquides et aux repas pris sur le pouce
  • La satiété: ici la satisfaction d’un désir ou d’un besoin (faim, soif) dépasse le stade de l’extinction de l’appétit. C’est ce qui fait que nous n’avons pas faim entre deux repas.

Quels sont les mécanismes qui entrent en jeu dans la satiété?

La sensation de satiété repose sur :

  • Les perceptions sensorielles : vue, odeur, goût, texture.
  • Des facteurs cognitifs : ce sont les croyances et attentes du consommateur par rapport aux aliments, si les prises alimentaires sont contrôlées…
  • Le processus de stimulation et information au niveau de l’hypothalamus qui précède la prise alimentaire : distension gastrique, la stimulation des hormones qui réduisent la prise alimentaire, inhibition d’hormones qui stimulent la prise alimentaire, comme la ghréline
  • Des facteurs à l’issue de l’absorption: l’apport calorique, la composition du repas en tant que tel avec des composantes plus rassasiantes (comme les protéines, fibres, eau) et d’autres moins (glucides, et lipides), le temps de contact des nutriments avec l’intestin grêle

Qu’est-ce qui perturbent les mécanismes de la satiété ?

  • Un premier facteur important et couramment constaté : nous mangeons trop vite ! donc la satiété n’est pas atteinte, perçue et la personne ne perçoit plus ces signaux
  • La personne peut avoir des difficultés à percevoir les signaux de la satiété
    • Les prises alimentaires se sont en même temps que d’autres activités, la personne est distrait et n’est pas présente à ce qu’elle mange
    • Progressivement, la personne perd cette écoute, l’écoute de ses besoins « réels » et il lui est difficile de s’autoréguler
  • A un autre niveau, plus psychique et émotionnel, la personne peut « refuser » de percevoir les signaux de satiété
    • Parce qu’elle mange de façon compulsive, impulsive : la nourriture est une forme de compensation et régulation émotionnelle, pour en savoir plus. La faim est ici psychologique et non physiologique
    • Parce que la personne contrôle volontairement ses prises alimentaires : orthorexie, régime restrictif
  • Et puis d’autres éléments peuvent également perturber les prises alimentaires : des maladies (Parkinson, Alzeimer) ; la prise de certains médicaments ; la consommation de toxiques (drogues).

De l’importance de la mastication : mâcher pour ne plus avoir faim

  • Pourquoi est-il si important de mâcher ?
    • la mastication est un des facteurs qui va déclencher la satiété
    • Le fait de mâcher provoque après 15 à 20 minutes la libération par le cerveau d’un neurotransmetteur : l’histamine.
    • C’est elle qui va transmettre le message « arrête de manger, tu n’as plus faim ».
    • Conséquence : plus on mâche, moins on a faim.
    • l’histamine augmente le métabolisme des lipides.
    • Donc en mâchant vous mangez moins et vous éliminez davantage.
  • Deux études intéressantes
    • Une étude française illustre l’impact de la mastication sur la sensation de la satieté: De nombreuses études ont été menées par les chercheurs s’intéressant à la mastication pour vérifier le rôle joué par la mastication dans la satiété. L’une des plus surprenantes émane d’un laboratoire français. A l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), la chercheuse Marie-Agnès Peyron a demandé à des volontaires de mâcher longuement leurs aliments… et de ne pas les avaler ! La totalité de ce que les volontaires ont mis en bouche a été recrachée et donc aucune calorie n’a été consommée. Malgré cela tous les volontaires ayant participé à l’expérience sont repartis en affirmant qu’ils n’avaient plus faim… alors même qu’ils n’avaient finalement rien mangé.
    • Une étude américaine récente confirme les effets de la mastication sur la satiété. Le docteur Cassady et ses collègues de l’université d’Indianapolis ont recruté 13 volontaires auxquels ils ont donné 55 grammes d’amandes à manger, avec des consignes sur le nombre de mastications : 10 fois, 25 fois ou 40 fois. Pendant les 3 heures suivantes les chercheurs ont évalué l’appétit des volontaires. Ils se sont alors aperçus que ceux qui avaient mâché 40 fois avaient moins faim que ceux qui s’étaient contentés de mâcher 10 fois avant d’avaler.

Pour en savoir plus sur ce qui se passe quand on mange trop vite

Conclusion :

Comprendre le fonctionnement de la satiété nous informe sur l’importance du « comment » de notre alimentation, avant même de revoir ce qu’il y a dans notre assiette

  • Manger lentement
  • Mastiquer volontairement, plusieurs fois
  • Manger et ne faire que manger pour être à l’écoute de vos besoins

 

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Hypnose et tabac – le danger des 3 cigarettes par jour

Hypnose et tabac: 3 cigarettes par jour

Quelques éléments pour vous éclairer

  • Des effets sur le cœur et les vaisseaux moins importants, mais réels
  • Ainsi, selon les études scientifiques, le risque de faire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC) est deux fois plus faible quand on fume une seule cigarette par jour par rapport à une consommation quotidienne de 20 cigarettes.
  • Ainsi, les petits fumeurs consommant en moyenne 5 cigarettes par jour ont trois fois plus de risque de mourir d’un AVC ou d’un infarctus que les non-fumeurs. Un risque qui évolue peu avec l’augmentation de la consommation de tabac : fumer une vingtaine de cigarettes par jour multiplie par quatre ce risque.

 

  • Et là, c’est le nombre d’années de tabagisme, qui va être un autre paramêtre crucial
  • Ainsi, à quantité de cigarettes égale, fumer peu durant plusieurs années s’avère plus délétère pour le cœur que fumer beaucoup durant une courte période.
  • Autrement dit, fumer une cigarette tous les jours durant 27 ans (soit environ 10 000 cigarettes) est plus dangereux que finir un paquet tous les jours pendant 15 mois.
  • Au niveau des poumons, le tabagisme meme faible, a évidemment un impact : les poumons sont agressés, et sur le long terme, une toux apparaît et le souffle se fait plus court.
  • Selon une étude récente, en termes de volume d’air inspiré et expiré, chaque année, les petits fumeurs perdent ainsi 7 ml d’air contre 11 ml pour les gros fumeurs.
  • Eux aussi font face au risque de bronchite chronique et à terme d’insuffisance respiratoire
  • "Les effets seront d’autant plus délétères que le tabagisme a commencé tôt car le tabac ralentit le développement des poumons", souligne le Dr Gerard Peiffer, pneumologue.
  • Par ailleurs, si le risque de cancer des poumons est multiplié par 10 à 15 pour les gros fumeurs, il est déjà triplé pour les petits fumeurs par rapport au non- fumeur. l’ancienneté du tabagisme rentre ici beaucoup en ligne de compte

En résumé, fumer quelques cigarettes par jour expose à moins de risque que fumer un à plusieurs paquets. Mais les risques sont là…

Vous êtes motivé et décidé à arrêter de fumer ?

N’hésitez pas à me contacter : ensemble nous ferons le point sur là où vous en êtes, vous préciserez votre motivation, vous la renforcerez et l’hypnose pourra vous aider à franchir le cap

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Méditation pour arrêter de fumer – la composition d’une cigarette

Méditation - arrêter de fumer - de quoi est composé la cigarette?

Arrêter de fumer : qu’est ce qu’il y a dans une cigarette ?

  • La fumée de cigarette est un aérosol : un mélange de gaz et de particules qui se forme à une température pouvant aller jusqu'à 1 500 °C.
  • Dans le tabac non brûlé d'une cigarette, il existe déjà 2 500 composés chimiques. C'est lors de la combustion du tabac que cela  passe à plus de 4 000 substances dont beaucoup sont toxiques pour l'organisme, et dont 50 sont identifiées comme cancérigènes.
  • Éléments présents dans la plante de tabac
    • Le tabac est composé d’éléments chimiques avant même d’être transformé par les compagnies de cigarettes.
    • Nicotine présente naturellement dans la plante de tabac.
    • Arsenic présent dans les pesticides qui sont utilisés pour éloigner les insectes des plants de tabac qui s’en imprègne. L’arsenic, qui est aussi utilisé dans le poison à rat, est toxique et très cancérigène.
  • Produits ajoutés par les fabricants
    • Les agents de saveurs, de texture et de conservation ne sont pas nécessairement nocifs à la base, mais ils masquent les effets négatifs du tabac. En plus, au contact du feu, ils libèrent plusieurs substances dangereuses.
    • Ils améliorent le goût et adoucissent l’irritation de la fumée.
    • Ils maintiennent l’humidité du tabac et contrôlent la vitesse à laquelle il se consume.
    • Ils dilatent les voies respiratoires et facilitent l’entrée de la fumée dans les poumons.
    • Ils camouflent l’odeur et la visibilité de la fumée passive.
  • Substances générées par la combustion du tabac
Ammoniaque favorise l’absorption de la nicotine dans le corps et augmente ainsi les risques de dépendance de ceux-ci.Ce composant de la fumée de cigarette est présent dans les détergents et les produits désinfectants.
BenzèneCe produit pénètre dans les cellules et modifie leur ADN, ce qui engendre des cancers.Le benzène se retrouve dans l’essence, certaines colles et beaucoup de pesticides.
CadmiumCadmium cause de sérieux dommages aux poumons. Aussi, il est responsable du jaunissement des dents et de la perte des sens de l’odorat et du goût des fumeurs Le cadmium est un métal lourd que l’on retrouve entre autres dans les batteries et les teintures.
Cyanure d’hydrogène endommage les voies respiratoires et rend les poumons plus vulnérables aux infections.fait partie de la liste des composants des pesticides et des matières plastiques.
Formaldéhyde contenu dans la fumée de tabac est reconnu pour causer la leucémie.C’est un produit extrêmement toxique dont l’une des utilités courantes est de préserver les cadavres.
Goudron. jaunit les dents et laisse des dépôts noirâtres dans les poumons des fumeurs. Le goudron se colle aux parois des voies respiratoires et cause des lésions aux poumons.Ce produit, qui sert entre autres à asphalter les rues
Monoxyde de carboneCette substance porte atteinte au cœur, au cerveau et aux muscles des personnes qui l’inhalent. Elle est entre autres très dangereuse pour les femmes enceintesLe monoxyde de carbone est le gaz qui s’échappe des automobiles et des poêles à bois.
Oxyde d’azote irrite les poumons et rend la respiration de ceux qui l’inhalent très difficileCe composant contribue à l’effet de serre et est la principale source des pluies acides.

Vous êtes motivé et décidé à arrêter de fumer ?

N’hésitez pas à me contacter : ensemble nous ferons le point sur là où vous en êtes, vous préciserez votre motivation, vous la renforcerez et l’hypnose pourra vous aider à franchir le cap

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Sophrologie et émotions – Ressentis et Besoins, CNV

Sophrologie et émotions - introduction à la CNV

Comment se connecter à ses besoins ? Comment les percevoir ?

Qu’y a-t-il derrière nos ressentis ? nos émotions ?

Comment décoder les messages de l’autre ? Comment interagir au mieux dans la relation ?

La Communication NonViolente (CNV) nous offre des éléments de réponses concrets, expérientiels.

Le processus de la CNV a été mis au point par Marshall B. Rosenberg (1934 – 2015),  psychologue clinicien collaborateur de Carl Rogers pour ceux qui connaissent.

Comme l’exprime Marshall B. Rosenberg  « La Communication NonViolente nous invite à être davantage conscients de nos perceptions, à accueillir et gérer nos émotions, à nous relier à nos besoins et nos motivations »

L’idée de ce billet est déjà de vous transmettre ces notions de ressentis, besoins. J’entrerai dans l’aspect du processus dans un autre article

  1. les ressentis, sentiments
  • Ce sont des indicateurs : ils nous indiquent si nos besoins sont satisfaits ou pas
  • C’est la réponse à la question : qu’est-ce que j’éprouve ?
  • Il ne s’agit pas de ce que nous pensons être mais de ce que nous ressentons
  • Il ne s’agit pas non plus d’une interprétation des réactions ou comportements des autres à notre égard

Etre  à l’écoute de nos ressentis nous permet de nous reconnecter à nos besoins.

Cela demande des instants de retour à soi, un éclairage conscient de ce que nous ressentons, des mots à poser. Pour nous y aider, Isabelle Padovani, a proposé une roue des ressentis, que je reprends ici

roue des ressentis cnv helene dujardin

  1. les besoins humains fondamentaux
  • Ils sont universels
  • Les besoins ne sont pas rattachés à une personne, un objet, une situation et il y a une multitude de façons de nourrir un besoin

besoins CNV Helene dujardin

#1 SURVIE

  •  Abri
  • Respiration, Hydratation
  • Alimentation
  • Évacuation
  • Lumière
  • Repos
  • Reproduction
  • Mouvement, stimulation sensorielle

#2 BIEN-ÊTRE

  • LIBERTÉ : autonomie, indépendance, émancipation, spontanéité, intégrité, dignité, respect de soi
  • SECURITE /HARMONIE : confiance (en soi et en la vie), paix, rythme / temps d'intégration/énergie, protection, réconfort, sérénité, beauté, inspiration, clarté / compréhension / sens, cohérence/ congruence,  ordre/structure/repères, présence à soi / connexion à soi, simplicité / fluidité
  • RECRÉATION : jeu, détente, défoulement, ressourcement, rire, légèreté, humour, intensité, stimulation, diversité

#3 RÉALISATION

  • IDENTITÉ: confiance en soi, estime de soi, affirmation, respect de soi, intégrité, authenticité, valeurs
  • ACCOMPLISSEMENT : beauté, potentialités, création / expression, inspiration, réalisation, apprentissage, spiritualité, choix de projets de vie (les moyens de nos choix), choix de ses valeurs, buts, rêves, croissance / évolution, épanouissement
  • SENS: compréhension, discernement, orientation, unité / communion, transcendance / complétude / sérénité, conscience / vision, sens de sa valeur, sens de la vie / unicité

#4 RELATION

  • RELATION : accueil/ouverture / tolérance, amour / compassion, appartenance / inclusion, appréciation / gratitude/ reconnaissance, apprivoisement, attention /considération, authenticité /honnêteté / transparence, bienveillance / réconfort, communication, complicité / intimité/ présence, compréhension/empathie/écoute, délicatesse / douceur / sensibilité,  donner/recevoir / équité / équilibre / réciprocité, fiabilité / respect, flexibilité / souplesse, harmonie, inspiration / stimulation, simplicité / fluidité, soutien/soin, tendresse / chaleur humaine
  • PARTICIPATION: épanouissement, coopération /concertation, collaboration, cocréation, connexion, interdépendance, communion / échange / partage, contribution / prendre soin

#5 CELEBRATION

  • Appréciation
  • Contribution à la vie
  • partage des joies, des peines
  • Fêter des réalisations
  • Gratitude
  • Reconnaissance
  • Ritualisation, deuils, fêter, honorer, rendre grâce

Source : les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs), de Marshall B. Rosenberg

par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation de Pleine Conscience

Accompagnement de particuliers et professionnels.

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Hypnose et gestion des émotions – pourquoi et comment pardonner

Hypnose et gestion des émotions - pourquoi et comment pardonner?

Le pardon : un concept un peu flou, aux contours, qui peuvent sembler très religieux en héritage à notre culture chrétienne. Nous sommes des êtres sociaux, comme le disait Aristote, avec des échanges, des liens qui se tissent, se dénouent ; des contacts, des actes, mots, gestes qui nous impactent, blessent notre cœur. Et ces blessures émotionnelles nous coupent de la vie, nous assèchent, nous figent, nous enferment.

Alors que nous soignons notre corps si nous avons des blessures physiques, qu’en est-il de notre cœur ? Comment prenons-nous soin de notre cœur ?

J’ai trouvé les propos d’Olivier Clerc particulièrement parlant, intéressant et je me propose ici d’en retranscrire une synthèse.

#1 QU’EST-CE QUE PARDONNER ?

  • Le pardon est une guérison des blessures du cœur
  • Le pardon nous soigne de la haine, des rancœurs, du ressentiment : je demande pardon de m’être servi des faits et gestes de l’autre pour cultiver de la haine, justifier de mon état intérieur
  • Pardonner, c’est un cadeau que l’on se fait à soi
  • Pardonner, c’est reprendre sa responsabilité : se pardonner pour les ressentiments, haines nourris à partir de la situation, des faits
  • Le pardon est une forme de lâcher prise, d’ouverture
  • Le pardon se fait avec le cœur, on découple le cœur et le mental

#2 CE QUE N’EST PAS LE PARDON

  • Pardonner n’est pas excuser: on peut pardonner et cesser de haïr, abandonner le jugement qui nous détruit mais ne pas excuser les faits. Je peux trouver des raisons, comprendre mais pas excuser ni approuver
  • Pardon n’est pas une réconciliation: le pardon peut se faire seul, mais la démarche de réconciliation se fait à deux.
  • Le pardon n’est pas un oubli: le pardon guérit la blessure du cœur, mais n’empêche pas de garder en soi la leçon de l’expérience dans son essence
  • Le pardon n’est pas se rendre coupable : si j’ai fait une erreur, je demande pardon et je cherche à réparer ce qui peut l’être et à modifier mon comportement

#3 LES OBSTACLES AU PARDON

  • La croyance que le pardon serait un acte religieux, non accessible aux non-croyants. Ce qui n’est pas vrai. Le seul avantage religieux est la possibilité de s’en remettre à plus grand que soi
  • Le pardon serait obsolète: une certaine vision du pardon oui, mais pas le pardon lui-même
  • Le pardon serait un cadeau pour l’autre : non, il est surtout un cadeau que je me fais à moi. Car je suis le premier à souffrir
  • La croyance qu’il est impossible de pardonner si l’autre ne demande pas pardon: or tant que j’attends de l’autre, je reste dans l’impuissance et je laisse mon pouvoir de guérir dans les mains de l’autre. Pardonner permet d’arrêter de se fixer sur l’autre pour se centrer sur soi, sa capacité à guérir
  • Quand on réduit la personne à son acte: relier la personne à son humanité permet de desserrer l’étau autour de son cœur
  • La tentation de vouloir comprendre tout, tout de suite nous amène vers un jugement, une explication simpliste
  • L’orgueil qui nous place au-dessus de l’autre
  • Le pardon n’est pas une humiliation (obligé de pardonner) mais se fait dans l’humilité (un choix du cœur)

#4 LES ETAPES DU PARDON

  • Un temps pour accepter ce que l’on a vécu
  • Un temps pour accueillir les émotions = SE LAISSER TRAVERSER
  • Un temps pour pardonner =
    • PARDONNER AVEC LE COEUR
    • ET ELARGIR NOTRE VISION DES EVENEMENTS AVEC UNE COMPREHENSION DU SENS
  • Un temps pour demander réparation

#5 UNE DEMARCHE DU PARDON : le don du pardon (Don Miguel Ruiz)

  • Je demande pardon aux autres
  • Je demande pardon à mes boucs émissaires : les groupes de personnes pour lesquelles j’ai des préjugés
  • Je demande pardon à plus grand que moi : la Vie, l’Amour, Dieu… (ce qui vous parle le plus)
  • Je me demande pardon à moi-même : les fois où je me juge, m’accuse, me sanctionne, suis divisée en moi, me rejette ; je fais la paix intérieure et me réconcilie avec moi-même

Par rapport à cette démarche du pardon, la sophrologie qui offre un temps d'espace et de rencontre avec soi peut vous permettre d'accueillir votre expérience, d'accueillir également vos ressentis, vos émotions, puis d'élargir votre regard afin d'y apporter un sens.

Synthèse par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation de Pleine Conscience

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Hypnose et TCA – Mieux comprendre les Troubles alimentaires

Hypnose et TCA - Mieux comprendre les TCA : synthèse d'article

Les troubles alimentaires (anorexie, boulimie, hyperphagie, orthorexie, compulsions alimentaires) sont des maladies difficiles à soigner.

Quelques chiffres en préambule de cet écrit:

  • L’anorexie mentale toucherait 230 000 personnes, à 97% des femmes et 60/70% ont moins de 25 ans
  • La boulimie toucherait 400 000 personnes, là aussi majoritairement des femmes
  • La compulsion (les chiffres mentionnent la compulsion sévère avec au moins deux crises par semaine) toucherait 6 à 8% de la population entre 15 et 55ans, soit environ 500 000 personnes

Source

Cet écrit est la synthèse d’un article dont voici le lien. Au-delà de la dimension religieuse, dont je ne retiens pas forcément le propos ici, cet article m’a semblé intéressant pour comprendre les processus en jeu dans les troubles alimentaires. Il est écrit par Helena Wilkinson, une ancienne anorexique devenue thérapeute dans ce domaine des troubles alimentaires.

La lecture de cet article peut amener des prises de conscience, première étape, à tout changement. Voilà pourquoi j'ai eu envie d'en faire cette synthèse.

  1. Quelques éléments pour comprendre l’anorexie

Chaque personne est unique mais des points communs se retrouvent dans les expériences des personnes atteintes d’anorexie : l’anorexie sous-tend une série de problèmes, dont elle devient en quelque sorte la solution

La gestion de la souffrance et de la colère

 

o   L’anorexie est un système pour affronter la souffrance, en se dispensant de sentir ses sentiments, vécus notamment comme négatifs : une fuite de ces sentiments

o   Une forme de protection avec un repli sur soi et une focalisation sur la nourriture

L’identité et notion de contrôle

 

o   Les problèmes d’identité ont plusieurs origines et notamment familiales : dans un contexte de construction de sa propre identité  à la période de l’adolescence, et face à des parents qui « brident », « contrôlent », l’anorexie peut être le moyen de contrôler sa vie plutôt que de laisser les autres la contrôler.
L’interdépendance

 

o   A l’intérieur de la personne anorexique, se livre le combat entre la soumission excessive et son désir (mais une crainte aussi) d’indépendance, exprimée par l’anorexie
Responsabilités

 

o   La personne qui souffre d’anorexique a des difficultés à faire des choix : cela reflète sa difficulté à se connecter à ses besoins, qui ne la préoccupent pas, puisqu’elle est convaincue de ne rien mériter
La perfection

 

o   La personne anorexique n’existe qu’au travers de deux polarités : perfection ou échec. Et pour le corps, la personne est motivée par une atteinte de pureté, pensant qu’en se débarrassant des graisses, elles pourront se débarrasser du mal à l’intérieur de soi
Le contrôleo   L’anorexie se présente comme le seul moyen de contrôle

 

  1. Quelques éléments pour comprendre la boulimie

 

Les conflits

 

o   La personne boulimique cherche à maîtriser sa vie, elle éprouve par ailleurs de grands besoins intérieurs : un conflit s’installe chez elle entre la part d’elle-même qu’elle estime pouvoir montrer, qui maitrise et celle honteuse, mauvaise, qui cache ses problèmes
Les relations

 

o   En avalant, la personne exprime ses besoins affectifs, les comble et en les vomissant, elel les rejette, terrifiée à l’idée qu’ils puissent être satisfaits

o   La personne qui est boulimique a envie de sentir aimée mais a peur de ce que les autres pourraient penser à propos d’elle, de la découverte de son intériorité

L’amour

 

o   La personne boulimique recherche dans ses relations l’amour qu’elle n’a pas reçu dans son enfance, déçue de son attente.
Les sentiments négatifs

 

o   La personne boulimique utilise ce comportement alimentaire pour affronter ses difficultés : en avalant de la nourriture, elle s’autorise à sentir ses sentiments négatifs, puis elle réalise ce qu’elle a fait, et en les vomissant, cela lui permet de se débarrasser de ses sentiments négatifs

o   « au lieu de se sentir abattue, la boulimique ressent un appétit incontrôlable » Marylin Lawrence

 

  1. Quelques éléments pour comprendre la compulsion alimentaire
Un besoin de posséder davantage

 

o   La personne qui mange compulsivement peut exprimer un besoin de posséder davantage non seulement d’aliments mais aussi tout ce dont elle s’estime privée à ce moment là : affection, attention, sollicitude, temps…

o   L’obsession de manger est le revers de la médaille de l’anorexie : tout ce qui a été dit, s’y applique avec un comportement inversé

Problèmes affectifs sous-jacents

 

o   Le mangeur compulsif peut souffrir de solitude et manger est plus sécurisant qu’aimer : la nourriture est toujours là, pas les gens.

o   Manger, c’est avoir quelque chose à la bouche, qui réchauffe, sécurise, permet d’oublier ses blessures

o   Ces craintes, cette insécurité peuvent être également liées à des traumatismes subis.

Soulagemento   La nourriture comme antalgique à la souffrance, qui en devient une dépendance
La colère

 

o   Il est plus « facile » d’être en colère contre le poids, que contre ce qui a pu être à l’origine de la prise de poids. La graisse offre ici une forme de protection contre l’autre et sa colère
La peur

 

o   Coexiste dans la personne boulimique deux personnages :l’une mince, celle qui est capable et l’autre gros, qui illustre les aspects détestés de sa personnalité
Le vide

 

o   Le vide affectif est une notion majeure chez la personne boulimique, vide qui est évité, comblé par la nourriture

 

  1. Le contexte familial

Comme l’écrit Helena Wilkinson, le sujet est à traiter avec précaution : ce n’est de la faute de personne : juste des constats posés et une compréhension de la personne qui se fait en elle-même et dans son contexte familial

Traits marquants chez les parents

 

o   Des parents qui s’occupent souvent très bien des aspects matériels, mais avec des conflits intérieurs à résoudre et un échec de l’apprentissage de la gestion des émotions vis-à-vis d’eux-mêmes et de leurs enfants

o   Des attentes placées et des problématiques de communication

Les limites

 

o   Dans les familles où se trouvent la personne anorexique, le besoin d’avoir une vie privée au sein du groupe familial est vécu comme un rejet. Même les sentiments deviennent propriété de la famille. Par ex, la mère bouleversée elle-même car sa fille est bouleversée, au point que l’enfant doive la réconforter. Les limites sont franchies
Les implications

 

o   L’enfant va avoir des difficultés à émettre sa propre opinion, devant une expression trop importante de la mère par exemple. Ainsi l’implication excessive, la surprotection, l’absence de volonté au changement, la tendance à éviter les conflits sont des domaines problématiques.
Les sentiments

 

o   Refouler ses sentiments pour être accepté. Les troubles du comportement alimentaire deviennent un moyen indirect de communiquer

 

  1. Les relations entre troubles alimentaires et sexualité
  • Attitude du patient
    • La personne anorexique a peur de grandir, honte du changement de son corps qui peut la faire basculer dans l’anorexie
    • Pour la personne boulimique, existe un lien entre sexualité et alimentation. elle a peur de perdre le contrôle de ce qu’elle mange comme elle a peur de perdre le contrôle des relations sexuelles.
    • Pour les personnes souffrant de compulsion alimentaire, elles ont tendance à utiliser la nourriture pour combler les besoins sexuels.
    • L’obésité offre par ailleurs une protection d’ordre sexuel
  • Abus sexuels
    • Ils sont souvent en relation avec les troubles du comportement alimentaire
    • Ils peuvent être d’ordre affectif, physique, ou sexuel
  • Les troubles du comportement alimentaire vont « apporter » :
    • une forme de protection (plus de relation avec la nourriture qu’avec les autres, être sexuellement moins attirant pour se protéger)
    • une façon de résoudre l’horreur des sentiments: l’anorexie s’anesthésie. La boulimique se coupe de ses sentiments, elle les recouvre. La mangeuse compulsive les refoule
    • une manière de détourner l’attention des vrais problèmes: une « couverture »
    • la neutralisation du sentiment de salissure: ainsi les troubles du comportement alimentaire sont souvent accompagnés de rituels de propreté, de l’ordre – qui crée un sentiment de maîtrise. Reprendre le contrôle d’elle-même. Ce que fait la personne anorexique en contrôlant ce qu’elle mange, la personne boulimique en vomissant, la personne mangeuse compulsive en faisant un régime.

6. La décision de changer

  • Changements chez le malade
    • La balance avantage/inconvénient comme amorce du changement
    • La guérison fait peur : avec la question de comment faire sans ce trouble ? comment assumer sa vie ?
  • Aides extérieures
    • Le travail en relation d’aide va permettre à la personne qui souffre de troubles alimentaires de « rejouer » avec la personne qui l’accompagne ce qui la mobilise dans son trouble et ainsi pouvoir en prendre conscience et en sortir. Ainsi la personne qui mange compulsivement et qui n’en a jamais asse

7. Le processus de guérison

Le processus est global : physique, affectif et spirituel

Veiller à son corps et à son alimentationo   Une aide médicale et diététique (pallier les carences)
Faire face à ses sentiments : un processus d’élaboration en relation d’aide

 

o   Exprimer les sentiments, comprendre et dénouer les liens dans les traumatismes vécus

o   Reprendre le chemin de l’expression de ses sentiments, vs le fait de venir avaler des aliments, oser s’exprimer à l’autre

o   Reprendre confiance et acquérir de la force intérieure

o   Trouver d’autres moyens d’affronter la vie, et de nouer des relations avec les autres

Faire des choix

 

o   Le changement est nécessaire dans 4 domaines : celui du corps, celui des émotions, celui de la gestion des sentiments et celui du comportement.

o   Le trouble du comportement alimentaire procure quelque chose de particulier à la personne, quand ce dernier comprend de quoi il s’agit, il peut commencer à faire des choix. Une grande partie de la guérison est dans cette compréhension du choix.

Comprendre ce qui se passe dans les pensées

 

o   Selon la théorie ABC des émotions : A. un événement survient => B. je le perçois => C. j’éprouve un sentiment. Le lien événement – sentiment n’est pas direct, la pensée et la perception interviennent
Poursuivre la vie : le domaine spirituel

 

o   Ici l’auteure partage ses éléments de foi religieuse.

o   Pour ma part, je reprendrais deux éléments qui me semblent important

§  La notion spirituelle de « faire confiance en la vie »

§  La notion de pardon, qui dépasse la notion religieuse et pour laquelle je ferai un article spécifique

 

Synthèse par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation de Pleine Conscience

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Hypnose et lâcher prise – Comment lâcher prise?

Hypnose et lâcher prise - Comment faire pour lâcher prise? Hélène Dujardin

« il faut lâcher prise » « lâche prise ! » peut-on s’entendre dire.

Plus facile à dire qu’à faire ! La tâche n’est pas aisée, et lâcher prise ne se décrète pas et fait partie d’un processus. Et la compréhension de ce qu’est le lâcher-prise, de ce qui s’y joue dans la prise et le lâcher-prise va permettre d’entamer le processus du lâcher-prise.

Pas de prétention ici de donner un « prêt à l’emploi » avec 100% de garantie mais de vous donner des pistes, et éléments d’éclairage pour vous aider à faire votre chemin vers le lâcher prise

#1 Qu’est-ce que le lâcher-prise ?

Le sujet est presque flou, ne sachant finalement pas ce que cela recouvre : qu’avons-nous à lâcher ou juste ? Quelle est cette prise qu’il nous faudrait lâcher ? à quoi tenons-nous ?

Dans notre quotidien, nous sommes soumis à un niveau de stress, nous nous mettons la pression, au travail, en famille. Et puis, il y a ce sujet sur lequel nous nous agrippons, celui qu’on ne lâche pas, dans le couple, au travail, en famille, un événement, une situation qui nous préoccupe.

Quand on demande à une personne ce qu’il se passe dans « ce sujet qu’on tient », comment ça se manifeste : la réponse apportée est souvent relative aux pensées, aux ruminations. La problématique tourne non-stop dans notre esprit, plus ou moins en avant-plan ou arrière-plan, revenant à notre esprit, quand on essaie de s’endormir, quand on travaille. On n’arrive plus à penser à autre chose.

Prenons quelques exemples dans différents domaines pour approcher le sujet :

  • Au travail: vous n’aimez pas votre travail, mais vous vous dites que vous pouvez tenir, vous accrocher, et que le management vous donnera bientôt une promotion pour un autre travail. Vous serez ainsi débarrassée de vos missions actuelles que vous n’aimez pas.
  • Dans le couple: vous avez rencontré un homme/une femme malheureusement celui-ci n’est pas disponible, il/elle est déjà en couple. Après quelques soirées passées ensemble, il/elle ne montre aucun signe d’envie/de disponibilité de vous voir. Mais vous vous dites qu’il/elle est occupé(e) avec son travail, et puis avec son/sa compagnon/compagne, que la situation n’est pas simple pour lui/elle. Vous lui trouvez des excuses.
  • Au travail: vous êtes en cours de négociation avec votre employeur, vous êtes en arrêt maladie et vous passez votre temps à attendre la réponse de celui-ci, durant ces mois de négociation.
  • Dans le couple: votre compagnon/compagne est alcoolique, vous vous dites qu’il/elle arrêtera de boire si vous êtes gentil(le) et que vous ne la « forcez » pas à arrêter de boire.
  • A la maison: vous aimez que tout soit rangé, nickel, le ménage doit être fait chaque jour
  • Examens : vous avez un examen dans quelques semaines, vous passez vos journées, vos soirées, vos week-ends à travailler sans relâche. Vous ne prenez aucune pause, vous vous acharnez sur vos révisions et vous n’avez qu’une idée en tête : réussir. Même si plus rien ne rentre, si vous commencez à tout mélanger, vous continuez à réviser.

Dans ces exemples, apparaissent différentes notions :

  • Le principe du contrôle: la prise que nous tenons est la situation, l’événement, la personne. Tenir cette prise est une façon pour nous de tenter de contrôler la situation. C’est comme si, en tenant prise, nous avions l’illusion de contrôler la situation, de contrôler l’autre.
  • Le mental: ces pensées ruminatives nous permettent aussi de masquer les émotions sous-jacentes, en nous divertissant vers le mental.
  • La projection dans le futur: dans cette prise, nous sommes embarqués dans l’avenir et décollés du présent.
  • Le révélateur d’un manque, de besoin : en filigrane, dans les exemples, nous pouvons percevoir que le fait de tenir face à un manque ou de combler un besoin. Je vais revenir sur ce point un peu plus loin dans cet article.
  • La distorsion de la réalité: nous sommes non seulement décollés du présent mais aussi de la réalité, en faisant des petits arrangements avec la réalité, en se berçant d’illusions. Et en nous accrochant à des situations pourtant mauvaises pour notre bien-être. Nous négocions avec nous-mêmes sans voir la réalité, certes pour de « bonnes raisons » ou plutôt des attentes que nous avons.

Et justement, la prise de conscience va être le point de départ du processus de lâcher prise.

Mais avant cela, j’aimerais « remonter d’un cran », en apportant une perspective plus large sur le sujet, qui, certes, ne va pas forcément apporter des « billes » de façon pragmatique (et quoique) mais va compléter notre éclairage.

#2 l’ego et la séparation

A un niveau plus large, ce qui se joue dans la prise a à voir avec notre ego

  • Comme l’explique bien Gilles Farcet, écrivain, dans la mouvance spirituelle d’Arnaud Desjardins, moi, vous, nous existons chacun, indépendamment du tout, séparé, seul, et seul face à l’autre. Tout ce qui n’est pas moi est autre. Et l’autre ne m’obéit pas toujours. Identifié au moi, je vis à la fois dans cette grande peur et dans cette illusion de toute puissance.
  • Au lieu de nourrir cet ego, l’idée serait plutôt de cultiver notre appartenance et ce lien au tout, d’accepter finalement l’autre dans sa différence et son individualité, sans chercher de le « ranger » à ses normes ou critères. Finalement accepter l’autre en tant qu’autre

#3 le processus du lâcher-prise

Nous l’avons dit, lâcher-prise ne se décrète pas, d’un mot, d’un seul mais est le fruit d’un processus avec différentes étapes que nous allons voir ici

  • Phase de prise de conscience: au départ, nous sommes collés à la situation, à l’événement, pris dans nos pensées, dans notre souffrance et même confondus dans cette souffrance. La 1ère étape va être de reconnaître ce qui est là.
    • Avant de prendre de la distance avec ce qui nous fait souffrir, l’invitation est de reconnaitre la réalité de notre souffrance et reconnaître aussi la réalité de la situation.
    • Reconnaître la réalité de notre souffrance c’est pouvoir exprimer ce qui fait souffrir : petit à petit identifier la cause, la source de la souffrance, celle qui est en surface et dénouer le fil jusqu’à nos besoins qui sont en jeu. C’est pouvoir aussi traverser en conscience la souffrance et les émotions qui sont liées.
    • Reconnaitre la réalité de la situation: c’est démasquer les illusions, les projections, les petits arrangements avec notre conscience. C’est pouvoir faire le tri entre les illusions et le réel.

Cette étape est délicate : un accompagnement est parfois nécessaire dans ce processus, ne serait-ce que le regard bienveillant mais « objectif » d’un ami peut vous y aider.

Cette prise de conscience va petit à petit nous permettre de décoller de la situation, de petit à petit desserrer notre prise par rapport à la situation, la personne…

  • Phase d’acceptation, de renonciation :

La phase d’acceptation, de renonciation est en quelque sorte une phase de prise en compte de la réalité telle qu’elle est. Accepter ne signifie pas se résigner, c’est à la fois la capacité de regarder la réalité en face, et une remise à plat de ce que vous pouvez faire et de ce qui n’est pas de votre ressort.

  • Renoncer à contrôler l’avenir et revenir dans le présent : la citation de John Lennon est fort à propos ici : « la vie, c’est ce qui vous arrive pendant que vous êtes en train de faire d’autres projets »
  • Accepter ses propres limites
  • Accepter qu’on ne peut pas contrôler l’autre
  • Accepter parfois que, pour le moment, ce n’est pas possible pour soi d’accepter et que nous avons besoin de temps pour vivre la situation, vous connecter à vos manques, vos besoins, le temps de traverser ses émotions, avant de passer à autre chose. Est-ce que c’est le bon moment pour vous pour lâcher ? avez-vous vraiment envie de passer à autre chose ?

 

  • Phase de prise de responsabilité

Après avoir regardé la réalité telle qu’elle, nous pouvons alors reprendre notre part de responsabilité dans la situation : une façon d’aborder la situation, l’événement… sous un autre angle et de redevenir acteur par rapport à la situation

  • Même si cela peut être difficile à entendre quand nous sommes pris dans la situation, nous sommes partie prenante de la situation, et pas seulement victime de la situation.
  • Prendre notre responsabilité, c’est regarder de plus près quelles ont été les attentes dans la situation, l’événement ? quels sont les besoins qui sont en jeu ? (amour, reconnaissance, sécurité… etc) Qu’attendons-nous de l’autre ? de la situation ? dans notre travail, dans le couple ? Qu’avons-nous projeté dans la situation ?
  • (re)prendre la responsabilité de nos besoins: comprendre que ces attentes correspondant à vos besoins sont peut-être collées à la situation et s’interroger sur les autres possibilités que vous avez de répondre à ces besoins

 

  • Phase de choix : d’action ou de non-agir
    • Agir et faire un choix par rapport à la situation: peut-être de se positionner par rapport à une situation, d’effectuer un acte réel ou symbolique pour passer à l’action ou terminer la situation, porter un autre regard sur la situation et envisager les autres possibilités par rapport à la situation. Les actes réels ou symboliques peuvent matérialiser la séparation, la fin, ou l’évolution de la situation : une lettre qu’on écrit à l’autre, une lettre qu’on écrit et qu’on brûle pour poser des mots à l’autre…
    • Agir donc pour répondre à nos besoins, autrement

 

#4 les outils du lâcher-prise

La sophrologie et la méditation peuvent vous aider dans le processus du lâcher-prise pour :

  • Relâcher le corps : La relaxation, l’expérience physique du relâchement du corps en préambule pour relâcher la prise qu’on tient
  • Libérer les mots, vous exprimer, non pas dans un boucle de pensées qui tournent sur elle-même. Il s’agit de revenir dans la réalité et aussi de comprendre ce qui se joue pour vous dans la situation. Ecrire peut être intéressant. S’exprimer auprès d’un ami aussi. Ou d’un professionnel
  • Accueillir et traverser les émotions avec l’aide de la méditation par exemple
  • Revenir dans l’instant présent, et couper court aux ruminations du mental
  • Vous connecter à un monde plus vaste
  • Vous ressourcer et prendre du recul
  • Vous projeter positivement dans le lâcher prise de cette situation et s’ouvrir à d’autres possibilités

Par Hélène Dujardin, sophrologue, praticienne en méditation de Pleine Conscience

Accompagnement de particuliers et professionnels.

Séances sur rendez-vous. Me contacter au 06 34 18 00 23.

 

Sophrologie et écoute de soi – Comment prendre soin de soi?

Comment prendre soin de soi ? Quelques lignes pour une approche, pratique et intentionnelle, globale du corps, cœur et de l’esprit

La saison automnale invite à davantage  se reconnecter à soi.  «Comment prendre soin de soi ? » La question revient dans différents ateliers de groupe que j’anime, sous son angle concret : « oui mais comment faire ? »,  « Qu’est-ce que cela signifie prendre soin de soi ? »  Vaste et fondamental sujet.

Petits, nous sommes invités à être altruistes, à prendre soin de l’autre. Nous occuper de nous-même paraît même égoïste. Prendre soin de nous-même est pourtant ce qui nous permet d’être plus disponibles à l’autre. Finalement, nous oublions de prendre soin de nous-mêmes et nous ne savons plus comment prendre soin de nous-même.

Nous aborderons ici trois angles  « corps – cœur – esprit » : une approche très sophrologique, holistique, de manière :

  • d’une part très concrète avec des suggestions pratico-pratiques
  • et d’autre part plus « intentionnelle » : quelle est mon intention de prendre soin de soi ? la question parait abstraite, mais son sens apparaitra au fil de l’article, vous verrez ?

Mes intentions sont ici de :

  • De poser des pistes : des idées seront parfois connues de tous, parfois peut-être pas, mais en tout cas, donnant matière, à réfléchir, à se poser, à les trier et peut-être voir ce que nous pouvons envisager pour nous
  • Pour voir donc quelle serait votre manière à vous, personnelle, de prendre soin de vous-même ? Comme une hygiène de vie à vivre au quotidien.
  • En sachant que le « temps de mise en place », d’intégration d’un changement est estimé à 21 jours

Quand on évoque le fait de prendre soin de soi, spontanément, c’est la dimension physique, le corps qui vient à l’esprit

# 1 Comment prendre soin de son corps ?

Le corps est notre véhicule, nous avons un corps qui nous accompagne toute notre vie

  1. Prendre soin de son corps, par la pratique sportive dont les bénéfices sont bien connus
    • A titre indicatif, selon les recommandations de l’OMS c’est 150mn de sport par semaine, un sport d’intensité modérée ou 75mn pour un sport d’intensité soutenue
  • Le « sportif » a un plus faible taux de mortalité toutes causes confondues, le sport permet aussi le maintien du poids ; des études ont aussi montré le rôle du sport dans la prévention de la dépression
  • Mais aussi avec une panoplie d’activités où vous avez l’occasion de bouger votre corps: en promenant votre fidèle compagnon (le chien, j’entends), en dansant, en faisant du jardinage (pour ceux qui profitent de la campagne)…
  1. En prenant soin de notre sommeil. Et ici plus précisément dans le fait de respecter votre rythme personnel
    • De repérer (et respecter) vos besoins en termes de nombre d’heures (gros dormeur ou petit dormeur), de repérer si vous êtes couche-tard/lève tard ou couche-tôt/lève tôt…
    • De vous accorder une mini-sieste récupératrice le week-end ou les jours de pause (20mn c’est bien pour ne pas casser le rythme du sommeil)
  1. En prenant soin de votre alimentation. Au-delà des conseils nutritionnels qui ne sont pas l’objet de cet article, c’est sur la « relation » à votre alimentation sur laquelle j’aimerais attirer votre attention, quel est le soin que vous placez dans votre alimentation ? (c’est par ex. l’aspect intentionnel évoqué en début de l’article)
    • S’accorder le temps de pause pour manger et ne faire que manger, sans écran d’ordinateur ou TV, en étant présent à ce que vous mangez (du mieux que l’on peut)
    • Se faire plaisir dans ses choix, avec des instants de plaisir gustatif ou autres instants de pause thé
  2. En prenant aussi soin de votre état physique
    • s’occupant et prenant les « dispositions nécessaires » pour vous occuper de vos maux physiques. En sophrologie, nous apprenons à développer l’écoute du corps. Les maux physiques peuvent être aussi des signaux que le corps envoie, comme des messages, « invoquant » de plus en plus à prendre soin de soi-même (se référer par exemple à Michel Odoul sur le sujet). Une mise en alerte (sans vouloir non plus tout interpréter bien sûr)
  1. En prenant enfin soin avec tendresse de votre corps quand vous vous occupez de votre corps, dans les gestes d’hygiène du quotidien, en prenant soin de vous mettre en valeur (et ce n’est pas être superficiel pour autant !)

#2 Comment prendre soin de son esprit ?

Le mental qui turbine avec ses 60 000 pensées par jour. Qui ne rêve pas de faire le vide, croyant d’ailleurs souvent que c’est l’objectif de la méditation? Hélas, peine perdue. Les pensées sont une production naturelle de l’esprit. En revanche, nous pouvons œuvrer pour développer notre attention, stabiliser notre esprit. Alors, comment faire pour prendre soin de notre esprit, apaiser le mental, les ruminations ?

  1. En s’appuyant sur la relaxation du corps
    • les techniques de sophrologie, relaxation peuvent aider ici, le bien-être du relâchement du corps va apaiser en retour l’esprit
  1. En s’accordant des pauses régulièrement dans la journée de travail ou d’étude, dans un laps de temps entre 1 heure et deux heures ; un sondage IFOP indiquait en 2015, le temps de concentration des cadres en réunions qui s’élevait à 52 minutes. A chacun d’évaluer ses propres besoins
    • Aller dehors et s’aérer quelques instants à l’extérieur, bouger
    • Prendre une pause thé, café
    • Faire une micro-activité de coupure, une activité d’action qui allège l’esprit, au milieu de la journée d’étude ou de travail
  1. En faisant une pause « de retour sur soi » pour se recentrer: une pause qui permet de stabiliser l’esprit, de développer son attention, de se recentrer.
    • avec notamment les techniques de méditation – immobile ou dans le mouvement – pour développer la présence dans l’instant et se recentrer
    • Quand? par exemple, le matin au réveil, comme démarrage de la journée est un outil « puissant » pour se stabiliser la journée, en tout cas, c’est l’expérience que j’en fais. Mais à chacun de trouver son propre rythme
    • A quel rythme? La régularité est recommandée vs la durée : 5/10mn de pause, trois fois par jour par ex.
  2. En se faisant régulièrement des pauses :
    • Dans la semaine : une (demi) journée de repos hebdomadaire
    • Dans l’année où vous lâchez prise sur vos responsabilités : les vacances!
  1. Enfin, prendre soin de son esprit en le nourrissant lui aussi, en apprenant des nouvelles choses, qui vous stimulent : de la lecture, des documentaires. Peu importe le moyen mais l’idée est de venir stimuler et nourrir votre intérêt / curiosité

#3 Comment prendre soin de son cœur ?

Le cœur est ce qui stimule, plait, fait vibrer l’âme, des émotions qui font de nous des êtres humains

  1. Prendre soin de son cœur déjà en se faisant plaisir, sans contrainte, en prenant le temps de s’amuser, dans une activité qui vous plait, seul, en famille, entre amis
    • que ce soit en pratiquant une activité régulière culturelle, créative, un loisir
    • ou en partageant des moments de sortie entre amis, en famille, avec votre compagnon/compagne…
  1. En prenant soin de ses émotions: pas facile de « composer » avec les émotions qui traversent, parfois si puissantes. Les émotions ne sont pas des ennemis, mais plutôt des alliés qui aident à se mettre en contact avec ses besoins.
    • de prendre un temps pour accueillir son émotion, dans l’instant ou un peu plus tard (différer l’accueil si vous ne pouvez pas le faire à l’instant T). La méditation et la sophrologie donnent des « outils » qui peuvent vous permettre de « vous accueillir » : il s’agit d’une forme d’apprentissage de l’accueil de son expérience, quelle qu’elle soit. Et dans cet accueil, d’écouter le besoin exprimé
    • d’accepter le fait de ne pas pouvoir accueillir pour le moment, en pratiquant une activité de « diversion », une activité « ressource » qui vous aide sur le moment : aller courir, voir un film, lire…
  1. En prenant soin de ses relations :
    • en s’entourant de personnes qui vous apprécient, pour qui vous êtes, qui vous respectent
    • en prenant le temps de faire le tri dans les relations qui sont toxiques pour vous.

#4 Comment prendre soin de soi : affiner son approche à soi et vis-à-vis de l’autre ?

  1. En prenant soin de vos besoins (sujet d’un article à venir!)
  • D’une part, en faisant passer vos besoins en priorité avant ceux des autres (nous revenons ici aux premières lignes de l’article)
  • D’autre part, en prenant vous-mêmes la responsabilité de vos besoins, sans attendre que l’autre remplisse vos besoins à votre place.
  1. En vous faisant accompagner par un professionnel si vous faites face à une problématique, un cap à passer, un mal être, si vous en ressentez le besoin.
  2. En fixant des limites et en sachant dire non (ce qui rejoint la prise en compte de nos besoins)
    • D’abord à vous-même en mettant un stop à la perfection (pas simple? )
    • Aux autres, dans un contexte personnel ou professionnel

En définitive, selon moi, prendre soin de soi se compose à la fois:

  • d’une dimension « pragmatique » et concrète de comment je prends soin de mon corps, de mon mental, de mon cœur. C’est ce qui va donner aussi le cadre.
  • et aussi d’une dimension « intentionnelle » dans tout ce que nous pouvons vivre, faire et être, en se respectant et en respectant ses besoins, en étant « tendre » avec nous-mêmes. C’est ce qui va assouplir le cadre ?

Et dans mon expérience,

  • J’observe que le fait d’établir un rituel le matin de pause qui recentre permet de me stabiliser durant la journée, m’est extrêmement précieux pour « faire face » dans des moments plus complexes.
  • J’observe aussi que je ne peux pas déployer mon attention vers toute une liste « de nouvelles habitudes » à déployer, mais que je peux me concentrer sur un ou deux aspects à intégrer concrètement.

A présent, à chacun de faire sa propre expérience, dans une invitation à faire le point, à envisager ce qui serait bon pour soi et sans se mettre de pression pour prendre soin de soi !

Séances sophrologie collectives ou individuelles comment choisir?

Sophrologie comment choisir entre les séances collectives et individuelles?

On me pose parfois la question de savoir ce qui est « le mieux » entre les séances collectives et les séances individuelles. Voici quelques éléments pour éclairer votre choix.

#1 réponse à un besoin de groupe OU réponse personnalisée

Qu’est ce qui est proposé en séance/atelier/cours collectif de sophrologie ?

En séance collective, le/la sophrologue propose un atelier qui répond aux besoins du plus grand nombre. Le contenu des séances va aussi différer selon le/la sophrologue : de la simple relaxation ou à des pratiques plus « poussées », « élaborées ».  Une thématique peut être posée comme cadre des séances, par exemple la gestion du stress. Le contenu peut être des pratiques assises ou allongées et également debout.

Pour ma part, la complémentarité des pratiques assises et debout me tient à cœur.

J’aime également avoir un temps de retour d’expérience, de partage à l’issue des pratiques, mais ce n’est pas forcément tout le temps le cas dans les ateliers collectifs.

Qu’en est-il des séances individuelles ?

Les séances répondent à votre besoin spécifique, adressent votre problématique et/ou proposent une démarche plus approfondie de cheminement vers la connaissance de soi.

C’est une démarche personnalisée adaptée à une personne.

# 2 Les prises de conscience et retour d’expérience

En séance individuelle, l’expression de soi est plus élaborée, et par définition personnelle

La dynamique de groupe va apporter autre chose : peut-être déjà dans le partage d’autres retours d’expérience comme un écho à votre vécu, des ouvertures à d’autres perspectives.

Mais alors l’expérience de groupe est proche de la relaxation ?

Non, au tout début de mon expérience de sophrologue, avant la mise en place de premiers stages, j’avais cette idée préconçue et ce questionnement : que peuvent apporter ces séances de groupe, en dehors d’une simple relaxation ? J’ai été la première surprise de l’impact des séances, des prises de conscience qui peuvent se faire tout autant en groupe qu’en individuel.

# 3 Comment choisir entre les séances collectives ou individuelles ?

Quelques questions à se poser pour y répondre :

  1. Cela dépend de votre besoin /envie du moment: avez-vous une problématique spécifique à adresser ou pas ? ressentez-vous le besoin d’un cheminement personnel existentiel profond ? avez-vous une « simple » envie de prendre un moment pour vous ?
  2. Cela dépend de votre préférence: avez-vous une préférence pour une expérience de groupe ? ou préférez-vous pratiquer seul(e) ?
  3. Cela dépend de votre porte-monnaie: un atelier de groupe peut être plus accessible, même s’il est aussi intéressant de vérifier si votre mutuelle rembourse la sophrologie
  4. Cela dépend de « l’avancée de votre recherche / choix de méthode» : les ateliers de groupe peuvent être un moyen de tester, de mettre le pied à l’étrier avant des séances en individuel

Retrouvez mon actualité, les cours collectifs que je propose ici

Et je peux vous accompagner en séances individuelles de sophrologie, vous trouverez les informations sur ces séances ici.

Et vous pouvez tout à fait me contacter pour avoir des informations complémentaires : 06 34 18 00 23.

Sophrologie ou méditation – différences et points communs

Sophrologie ou Méditation : quels différences et points communs?

Quelle est la différence entre la sophrologie et la méditation de Pleine Conscience ?

Souvent on me pose la question de connaître la différence entre ces deux méthodes.
Comme j’aime à le dire, ces disciplines sont cousines. La sophrologie s’est inspirée de la méditation qui fait partie de la méthode.

Un visionnaire est à l’origine de chacun des méthodes 

  • A l’origine de la Méditation de Pleine Conscience : Jon Kabat-Zinn, docteur en biologie moléculaire et chercheur. Passionné par le zen, la méditation, il réfléchit à comment faire bénéficier la méditation au plus grand nombre : ainsi il va laïciser la méditation, la codifier et la faire valider scientifiquement.
    C’est ainsi que nait la Méditation de Pleine Conscience – Mindfulness - dans les années 70 avec la création du programme MBSR (mindfulness based stress reduction) .
  • En sophrologie, c’est également un visionnaire, le professeur Alfonso Caycedo, médecin psychiatre, qui définit sa méthode dans les années 60, fort de ses cheminements en occident et en orient, intégrant la méditation, mais également par exemple, le yoga, les techniques de relaxation…

Quels sont les points communs ?

Les deux méthodes – la sophrologie, la méditation – partagent des points communs

1/ Sur le positionnement de l’approche

  • Les deux approches sont aussi complètement laïques et sont en dehors de tout aspect religieux
  • La sophrologie comme la méditation vise à développer l’autonomie de la personne : la personne est autonome, responsable dans son cheminement.

2/ Sur la façon de réaliser la pratique

  • L’importance de la pratique et de l’expérience. En sophrologie comme en méditation, sans pratique, il n’y a pas de changement. Ce ne sont pas les concepts qui transforment, mais l’expérience et la pratique.
  • La mise en mots. Après une pratique formelle de méditation (plus précisément en Mindfulness) comme après une pratique de sophrologie, le retour d’expérience permet de poser des mots sur le vécu, d’amener à des prises de conscience sur soi et son mode de fonctionnement. L’expérience est ainsi intégrée corporellement.

3/ sur le contenu des méthodes

  • un travail sur le corps et l’esprit
    • En méditation, se rendre présent et écouter son expérience dans l’instant à partir du corps, avec de la douceur, de l’accueil, de la tendresse, dans l’ouverture à soi. Cette ouverture à soi c’est 90% du boulot qui est fait.
    • En sophrologie, l’expérience du corps, les vivances, est à la base de la méthode. L’exploration de soi commence par le corps. Les mouvements de relaxation dynamique en sophrologie vont progressivement amenés à cette conscience du corps, dans ses différentes structures : la peau, muscles, os, organes internes… et l’exploration se poursuit par l’esprit, les émotions, les valeurs
  • un travail sur l’attention
    • En sophrologie, l'attention se travaille dans un état différent de la vigilance, proche du sommeil appelé état sophro-liminal. Etat dans lequel la plasticité cérébrale et imaginative est plus importante, état qui accentue également les perceptions intérieures et extérieures.
    • En méditation, l'attention est l'attention juste, instant après instant sur son expérience présente. L'attention s'oppose à l'état de pilotage automatique.

 

Mais, alors quelles sont les différences ?

L’intentionnalité en sophrologie vs l’accueil de tout ce qui est en méditation

Et c’est là où nous arrivons au point principal de différence entre les deux méthodes:

  • D’un côté la méditation nous invite à accueillir notre expérience – corporelle, mentale, émotionnelle – telle qu’elle est, dans un processus d’acceptation. Un accueil plein et entier de notre expérience, autrement dit une pleine présence, sans nous confondre totalement avec nos inconforts ou souffrance.
  • De l’autre, la sophrologie, nous proposons également cet accueil de soi et de son expérience, mais la sophrologie nous amène dans la pratique vers une intention pour mobiliser ses ressources, développer ses capacités. Et l’intention va s’exprimer dans la pratique, par la pensée, le corps, les émotions.

Une différence de temporalité

La temporalité est l’autre point de différence important entre les deux méthodes

  • La méditation se situe dans l’instant présent, justement par rapport aux ruminations, aux anticipations, aux idées ressassées du passé, la proposition est de revenir dans le réel, de façon épuré, simple
  • Alors qu’en sophrologie, après un travail sur le présent, nous travaillons également sur le futur: toujours avec le principe d’intentionnalité. Les pratiques dans le futur vont apporter une projection concrète et surtout incarnée, corporellement et émotionnellement pour nous permettre d’avancer vers notre objectif. Le passé, quant à lui, peut être retravaillé, en portant un nouveau regard sur nos expériences de vie.

Une fois tout cela évoqué, comment choisir ? vers quelle discipline se tourner ?

Les deux méthodes sont complémentaires. Je vous donnerai ici mon expérience, qui peut peut-être vous donner à faire un choix, à vous éclairer :

  • La méditation m’apporte au quotidien une stabilité du corps et de l’esprit, elle me centre. Elle m’aide aussi à traverser des tempêtes mentales, émotionnelles. C’est comme un mode d’emploi de moi-même et de ce qui bouge en moi. Et puis, lors de programmes ou retraites, c’est une méthode qui m’a permis de mieux me comprendre dans mes modes de fonctionnement, mieux m’apprivoiser
  • En sophrologie, l’approche est plus guidée, avec les intentions données dans les pratiques. Alors que la méditation est plus épurée dans l’approche, la sophrologie propose un cheminement vers la découverte et la connaissance de soi, cheminement vers un objectif, un travail sur une problématique. De façon pratique et quotidien, j’utilise les pratiques de sophrologie selon leur intention. Par exemple, pour me préparer à un événement futur.

A vous à présent, de faire votre expérience, de tester la méthode qui peut le mieux répondre à votre besoin, problématique. Je suis moi-même à votre disposition, pour entamer ce parcours, n'hésitez pas à me contacter!

sophrologie – les Mutuelles qui remboursent la sophrologie

sophrologie - les Mutuelles qui remboursent la sophrologie

Certaines mutuelles remboursent la sophrologie, voici la liste, indicative car les infos peuvent évoluer.
Pour certaines, le titre RNCP est une condition mais pas pour d'autres (je suis certifiée RNCP). N'hésitez pas à vérifier auprès de votre mutuel!

ALPTIS: Pack Bien-être 25€ la séance pour 5 séances/an
CAP assurances 25 € jusqu’à 5 séances/an/assuré.
MFIF Pack Bien-être Bio II 40€/séance jusqu’à 6 séances/an.
MUTUELLE CAP VERT de 125 à 240 €/an/selon le forfait choisi.
ASSUREMA: à partir de 15 €/séance jusqu’à 210 €/an/assuré.Option complémentaire : 3 modules amenant le remboursement de 20 à 40 €/séance jusqu’à 6 séances/an/assuré.
COMPAGNIE DES FEMMES : Cajolia 1 : 15 euros /séance 12 séance par an, Cajolia 2 : 20 euros, Cajolia 3 : 25 euros
MPCL Mutuelle des fonctionnaires territoriaux
forfait médecine auxiliaire de 100 à 160€/an/assuré.
MYRIADE : à partir de 20€/séance jusqu’à 30€/séance à hauteur de 3 séances/an/assuré.
ADREA : 1ère formule : jusqu’à 25€/séance et 75€/an/assuré – 2e formule : jusqu’à 30€/séance et 150€/an/assuré.
CEGEMA mutuelle de nombreuses formules proposent un remboursement sur la base de 30€/séance.
MUTUELLE SAINT-GERMAIN 15 € par séance limité à 4 séances par an
RADIANCE de 15 à 40€/séance jusqu’à 3 séances/an/assuré.
BAHEMA: de 30 à 40€ selon le niveau choisi jusqu’à 3 séances/an/assuré.
CCMO mutuelle : Option médecine douce, 10 séances/an/assuré jusqu’à 35€/séance.
MUTUELLE FAMILIALE: de 50 à150€/an/assuré selon le forfait choisi.
SWISS LIFE: 25€/séance jusqu’à 5 séances /an/famille.
MGEN sous conditions, à savoir :
que le sophrologue soit certifié RNCP;
que le client ait un certificat médical de son médecin lui préconisant les séances de sophrologie.
MGEFI 75 €/an – 100€/an – 150€/an selon le niveau souscrit à raison de 25€ / séance.
MGC
Formule extra plus: 20€/séance (5 séances/an)
Formule Zen plus: 20€/séance (4 séances/an)
Formule Zen: 20€/séance (3 séances/an)
Générali 150€/an/pers (à vérifier)
UNEO 30€ par séances (3 séances maximum)

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