Psychogénéalogie :comment se libérer des maux de nos ancêtres ?
Psychogénéalogie : se libérer des mémoires familiales. Nous héritons souvent de deuils non accomplis, de secrets familiaux ou de traumatismes non digérés par nos ancêtres. Ces blessures transgénérationnelles, transmises de génération en génération, peuvent se manifester par des symptômes inexpliqués, des schémas répétitifs ou des troubles psychosomatiques.
La psychogénéalogie, créée dans les années 1970 par Anne Ancelin Schützenberger, fait le pont entre thérapie et généalogie. Cette méthode propose un travail sur l’histoire familiale à partir de l’arbre généalogique, avec pour objectif de comprendre les liens inconscients, réparer les blessures liées aux mémoires familiales, et se libérer des tragédies vécues par nos ancêtres.
Qu’est-ce que la psychogénéalogie ?
La psychogénéalogie est une méthode thérapeutique qui établit un lien entre les traumatismes, secrets ou conflits vécus par les ascendants et les troubles (psychiques, psychosomatiques, maladies, comportements étranges) vécus par les descendants.
Il s’agit d’une transmission inconsciente d’un trauma non résolu par un ancêtre aux générations suivantes. On parle alors de « fantôme transgénérationnel », un concept issu de la psychanalyse transgénérationnelle. Comme l’explique Bruno Clavier, psychanalyste et auteur de Les Fantômes familiaux : « La structure psychique et émotionnelle parasite, issue d’un ou de plusieurs de ses ancêtres, est portée et agie inconsciemment par un descendant. »
Qu’est-ce qu’un trauma transgénérationnel ?
Un traumatisme transgénérationnel désigne les symptômes ou séquelles post-traumatiques que l’on retrouve chez une personne qui n’a pas vécu elle-même le traumatisme, mais qui en hérite. Ces traumatismes, vécus avant la naissance de la personne, non digérés ou tus, se transmettent aux générations suivantes.
Ces événements douloureux peuvent être connus (ex : enfants morts-nés, avortements, violences, accidents, veuvage précoce) ou cachés (secrets familiaux qui « suintent » à travers des symptômes). Ils peuvent aussi être liés à des traumatismes collectifs (guerres, épidémies, génocides).
Exemple : Une personne peut souffrir d’angoisses inexpliquées ou de comportements autodestructeurs sans comprendre que ces symptômes sont liés à un deuil non fait ou à un secret familial (ex : un suicide, un inceste, un abandon).
Peut-on souffrir des tragédies vécues par nos ancêtres ?
Les travaux de Isabelle Mansuy, neurogénéticienne à l’Université de Zurich, montrent que les traumatismes vécus par les parents ou grands-parents laissent une trace biologique et psychologique sur leurs descendants. Ses recherches (2016) révèlent que : « Les cellules germinales mâles peuvent être modifiées par l’environnement, transmettant certains caractères acquis à travers les générations. Nous sommes une combinaison de gènes influencés par des facteurs environnementaux : notre vie, notre comportement, notre physiologie… »
En pratique, cela signifie que :
- Un traumatisme non résolu (ex : une guerre, une famine, un deuil brutal) peut marquer l’ADN et se transmettre.
- Ces mémoires familiales peuvent se manifester par :
- Des vécus d’angoisse ou des troubles psychosomatiques (ex : migraines, troubles digestifs).
- Des symptômes qui surviennent brusquement (ex : crises de panique, dépression).
- Des schémas qui se répètent (ex : échecs amoureux, difficultés financières).
- Des comportements ou peurs incompréhensibles (ex : peur de l’abandon, sentiment de culpabilité).
- Des sentiments forts de honte, d’autodestruction ou de dévalorisation.
Comment se manifestent ces blessures liées aux mémoires familiales ?
Les traumatismes hérités peuvent se manifester de plusieurs façons :
- Angoisses diffuses ou crises de panique sans cause apparente.
- Symptômes psychosomatiques (ex : eczéma, migraines, troubles digestifs).
- Schémas répétitifs (ex : relations toxiques, échecs professionnels).
- Comportements inexpliqués (ex : peur de réussir, sabotage).
- Sentiments de honte ou de culpabilité sans raison logique.
Exemple concret : Une personne peut répéter un schéma d’échec amoureux sans comprendre que cela est lié à un abandon non résolu dans sa famille (ex : un grand-père qui a abandonné sa famille).
Les apports de la psychogénéalogie pour se libérer des mémoires familiales
La psychogénéalogie offre une lecture et une compréhension des dynamiques familiales. Elle permet de :
Comprendre sa famille :
- Identifier les événements marquants (deuils, secrets, traumatismes) dans l’histoire familiale.
- Mettre des mots sur des sensations diffuses ou des schémas répétitifs.
Comprendre le vécu des ancêtres :
- Savoir ce qui s’est passé dans la famille et comment cela a pu se répéter de génération en génération.
- Passer d’une sensation diffuse ("Je me sens mal sans savoir pourquoi") à une compréhension claire ("Ah, cela vient de mon arrière-grand-mère qui a vécu X").
Réaliser et intégrer :
- Ce travail de compréhension permet de mettre en lumière ce qui était inconscient.
- C’est une étape décisive : le cerveau rationnel ("cortex") peut enfin comprendre et intégrer ce que le corps ou les émotions avaient déjà perçu.
- Exemple : Une personne qui avait toujours l’impression de "porter un poids" découvre que son arrière-grand-mère a vécu un deuil non résolu. Cette prise de conscience lui permet de se libérer de cette charge émotionnelle.
Comment guérir de ses blessures transgénérationnelles ?
Il existe plusieurs façons de guérir des traumatismes et blessures identifiés en psychogénéalogie. Voici les trois approches complémentaires que je propose dans mon accompagnement :
1. Psychogénéalogie : se libérer des mémoires familiales : Le rituel de réparation (approche énergétique)
Cette méthode, codifiée en psychogénéalogie, consiste à soigner la blessure de l’ancêtre de manière symbolique et énergétique.
Comment ça marche ?
- Étape 1 : Une séance de communication profonde avec l’ancêtre (que je ne réalise pas moi-même, mais pour laquelle je peux vous orienter vers un·e confrère spécialisé·e).
- Étape 2 : Mise en place d’un rituel pour réparer la blessure (ex : lettre symbolique, arbre généalogique rééquilibré, objet transitionnel).
- Objectif : Libérer l’ancêtre et le descendant de la charge émotionnelle transmise.
Exemple : Un rituel peut consister à écrire une lettre à l’ancêtre pour lui "rendre" sa blessure, ou à planter un arbre en son honneur pour symboliser une nouvelle vie.
2. Psychogénéalogie : se libérer des mémoires familiales : Travailler sur l’empreinte de la blessure en soi
Cette approche, essentielle à mes yeux, consiste à travailler directement sur la manière dont la blessure se manifeste en vous.
Comment ça marche ?
- Identifier la sensation : Par exemple, une angoisse diffuse, une peur de l’abandon, ou un sentiment de culpabilité.
- Retablir du lien en sécurité : En séance, nous vivons ensemble cette sensation dans un cadre sécurisant, grâce à la thérapie en intelligence relationnelle.
- Exemple : Si vous ressentez une angoisse liée à un abandon familial, nous allons explorer cette émotion pour la comprendre et la transformer.
- Objectif : Réintégrer la blessure de manière consciente et retrouver un équilibre émotionnel.
3. Psychogénéalogie : se libérer des mémoires familiales: Travailler la blessure en hypnose
L’hypnothérapie permet d’accéder à l’inconscient pour retravailler les liens avec l’ancêtre et vous en séparer.
Comment ça marche ?
- Travail sur le lien : En séance, nous explorons le lien invisible qui vous unit à l’ancêtre (ex : "Cette peur n’est pas la mienne, elle appartient à mon aïeul").
- Modification du lien : Grâce à l’hypnose, nous redonnons à l’ancêtre sa blessure et vous vous en séparez symboliquement.
- Exemple : Une personne qui porte la culpabilité d’un ancêtre peut, sous hypnose, lui rendre cette culpabilité et retrouver sa légèreté.
- Objectif : Vous libérer de ce qui ne vous appartient pas et retrouver votre propre énergie.
En pratique : Comment se déroule un accompagnement en psychogénéalogie ?
Identification des symptômes ou schémas :
- Nous partons de votre vécu (angoisses, troubles psychosomatiques, répétitions) pour identifier des pistes de travail.
Construction de l’arbre généalogique :
- Nous remontons jusqu’aux arrière-grands-parents pour repérer les traumatismes ou secrets familiaux.
Compréhension et mise en perspective :
- Ce travail apporte une clarté : vous comprenez enfin d’où viennent vos symptômes.
Travail de réparation :
- Selon vos besoins, nous utilisons :
- L’hypnose pour travailler sur les liens inconscients.
- La thérapie en intelligence relationnelle pour réintégrer les émotions en sécurité.
- L’orientation vers un·e confrère pour un rituel énergétique si nécessaire.
- Selon vos besoins, nous utilisons :
Pourquoi choisir un accompagnement en psychogénéalogie pour se libérer des mémoires familiales ?
La psychogénéalogie permet de :
✅ Comprendre l’origine de vos maux (physiques, émotionnels, relationnels).
✅ Sortir des répétitions qui vous empêchent d’avancer.
✅ Retrouver une liberté émotionnelle en vous séparant des héritages toxiques.
✅ Donner un sens à votre histoire familiale et vous réconcilier avec votre passé.
Mon accompagnement : En tant que thérapeute spécialisée en psychogénéalogie, hypnothérapie et intelligence relationnelle, je vous propose un espace sécurisé pour :
- Explorer votre arbre généalogique et comprendre vos héritages.
- Travailler sur les blessures avec des outils adaptés (hypnose, thérapie relationnelle).
- Vous libérer des schémas répétitifs et retrouver sérénité et confiance en vous.
📅 Les séances se déroulent en cabinet à Paris (11ème arrondissement) ou en téléconsultation.
Conclusion
La psychogénéalogie est une méthode puissante pour comprendre et guérir les blessures héritées de nos ancêtres. Que vous souffriez d’angoisses inexpliquées, de schémas répétitifs ou de symptômes psychosomatiques, cette approche peut vous aider à retrouver un équilibre et une liberté émotionnelle.
Prêt·e à explorer votre histoire familiale et à vous libérer ? 👉 Prenez rendez-vous : lien vers votre site ofthegarden.fr
Article proposé par Hélène Dujardin Sophrologue, hypnothérapeute et spécialiste en psychogénéalogie Formée pendant 3 ans au Jardin d’Idées avec Bruno Clavier et Daniele Flaumenbaum.